40 millions d'actifs de plus dans la zone MENA et 66 millions en moins en Europe en 2050!
8 Janvier 2010
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Le ministère de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle de la jeunesse, conjointement avec la Banque mondiale, a organisé mardi 5 janvier 2010 une conférence sur les thèmes de l’emploi et de l’immigration autour de deux rapports de la Banque Mondiale :
- «Préparer l’avenir, une perspective à long terme de la mobilité des personnes et des emplois pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord».
- «Migration de la main-d’œuvre de l’Afrique du Nord : impacts de développements, défis et options de politiques migratoires».
Selon le communiqué de presse fourni par la Banque mondiale, le premier rapport porte sur la mobilité du travail et des emplois sur le marché mondial avec un accent particulier sur l’Europe et la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Il s’intéresse aux tendances démographiques et identifie les régions du monde où la main-d’œuvre déclinera et celles où elle augmentera. Ainsi, certaines régions pourraient se trouver confrontées, d’ici 2050, à un déficit de main-d’œuvre global de 215 millions de personnes, alors que d’autres enregistreraient un excédent de plus de 500 millions !
Leila Zlaoui, auteur principal du rapport, précise: «L’exemple de la région MENA et de l’Europe est particulièrement révélateur. A l’horizon 2050, l’Europe devrait perdre 66 millions d’actifs, alors que dans la région MENA, la croissance de la population active dépassera les 40 millions».
L’étude conclut que nous assisterons certainement à une accélération de la mobilité du travail et des emplois et explore les politiques à mettre en œuvre sur le court et long terme en vue d’atteindre un équilibre gagnant-gagnant entre les pays en surplus et ceux en déficit de main-d’œuvre.
La deuxième étude présentée a porté sur la situation migratoire en Afrique du Nord. Elle analyse son impact ainsi que celui des transferts des migrants sur les économies de la région. En effet, bien qu’il y ait dans le monde des régions exportatrices de main-d’œuvre plus importantes, sur une base par habitant et en part de PIB, les envois de fonds vers l’Afrique du Nord sont parmi les plus élevés au monde.
Alors que, par le passé, la migration était seulement envisagée comme un ‘'échec du développement'’ et le reflet de l’absence d’opportunités dans le pays d’origine, elle est de plus en plus perçue comme un mécanisme puissant pour l’amélioration de la croissance et le développement.
En plus des différents thèmes abordés (croissance, chômage, pauvreté, investissement, diaspora et impact des retours des migrants), le rapport traite également des défis à venir relatifs à la migration et des priorités en termes d’amélioration du devenir des migrants.
Plusieurs experts et personnalités du monde du développement ont assisté à cette conférence et ont décliné leurs réflexions par rapport au contexte économique et social de la Tunisie.
Publié le 6 Janvier 2010
Mis en ligne le 8 Janvier 2010
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- «Préparer l’avenir, une perspective à long terme de la mobilité des personnes et des emplois pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord».
- «Migration de la main-d’œuvre de l’Afrique du Nord : impacts de développements, défis et options de politiques migratoires».
Selon le communiqué de presse fourni par la Banque mondiale, le premier rapport porte sur la mobilité du travail et des emplois sur le marché mondial avec un accent particulier sur l’Europe et la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA). Il s’intéresse aux tendances démographiques et identifie les régions du monde où la main-d’œuvre déclinera et celles où elle augmentera. Ainsi, certaines régions pourraient se trouver confrontées, d’ici 2050, à un déficit de main-d’œuvre global de 215 millions de personnes, alors que d’autres enregistreraient un excédent de plus de 500 millions !
Leila Zlaoui, auteur principal du rapport, précise: «L’exemple de la région MENA et de l’Europe est particulièrement révélateur. A l’horizon 2050, l’Europe devrait perdre 66 millions d’actifs, alors que dans la région MENA, la croissance de la population active dépassera les 40 millions».
L’étude conclut que nous assisterons certainement à une accélération de la mobilité du travail et des emplois et explore les politiques à mettre en œuvre sur le court et long terme en vue d’atteindre un équilibre gagnant-gagnant entre les pays en surplus et ceux en déficit de main-d’œuvre.
La deuxième étude présentée a porté sur la situation migratoire en Afrique du Nord. Elle analyse son impact ainsi que celui des transferts des migrants sur les économies de la région. En effet, bien qu’il y ait dans le monde des régions exportatrices de main-d’œuvre plus importantes, sur une base par habitant et en part de PIB, les envois de fonds vers l’Afrique du Nord sont parmi les plus élevés au monde.
Alors que, par le passé, la migration était seulement envisagée comme un ‘'échec du développement'’ et le reflet de l’absence d’opportunités dans le pays d’origine, elle est de plus en plus perçue comme un mécanisme puissant pour l’amélioration de la croissance et le développement.
En plus des différents thèmes abordés (croissance, chômage, pauvreté, investissement, diaspora et impact des retours des migrants), le rapport traite également des défis à venir relatifs à la migration et des priorités en termes d’amélioration du devenir des migrants.
Plusieurs experts et personnalités du monde du développement ont assisté à cette conférence et ont décliné leurs réflexions par rapport au contexte économique et social de la Tunisie.
Publié le 6 Janvier 2010
Mis en ligne le 8 Janvier 2010
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