Cinq façons de gérer sa colère au travail.
18 Mars 2013
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Cette fois, la moutarde vous monte au nez alors que d'habitude vous êtes pétrifié. La colère vous envahit ou bien elle vous ronge. Comment la canaliser et l'exploiter? Les suggestions de Nathalie Dedebant, coach et consultante chez Cegos.
La colère a mauvaise réputation parce qu'elle est associée à la violence. Or c'est une fonction vitale qui permet de déplacer l'obstacle, de le contourner ou de le fuir. En entreprise, la saine colère aide à se faire respecter. Et pour y parvenir, il faut maitriser cette colère néfaste qui ravage tout. Typologie en cinq profils.
1. La colère exacerbée: j'explose à tout propos
La situation: Votre collègue vous interrompt pour vous annoncer le report en fin de journée d'une réunion sur le projet Z, capitale pour vos travaux. En plus, vous devez partir à 17 heures. Tout rouge vous hurlez sur Luc en l'attaquant: "C'est inadmissible! Tu n'es pas sérieux. Tu m'avertis à la dernière minute. Il faut se réunir à midi!"
Le conseil: se recentrer sur soi
Vous êtes hors de vous? Demi-tour. L'accumulation des contrariétés n'est pas une raison pour accuser Luc. Il n'est que messager. Respirez pour faire retomber la pression. Puis de procédez en trois phases.
1/ faites reformuler à l'autre ce qu'il dit pour éviter le tac au tac.
2/ touchez une partie de votre corps (se serrer la main, se pincer) afin de reprendre contact avec vous-même.
3/ usez du "je" et non du "tu" qui juge tout en verbalisant un ressenti. "JE suis fâché, JE suis en pétard", "JE pense que ce n'est pas sérieux", etc.
2. La colère déguisée: je fais des remarques insidieuses
La situation: "Les DRH ne sont jamais très clairs, c'est bien connu!" ou "Ne pensez-vous pas qu'il faut aligner les discours et les actes?" Agacé par les propos confus de ce responsable, vous l'apostrophez en public prenant des détours (ironie, sarcasme, insinuation), pour le mettre en défaut. Vous arborez un sourire qui masque votre courroux. Et l'autre ne le comprend pas toujours. Ou encore vous êtes dans la plainte continuelle.
Le conseil: adopter les 4P
Cette technique en quatre étapes permet de prendre du recul.
1/ Présenter les faits: "je ne suis pas à l'aise avec votre discours."
2/ Partager les émotions: "J'en suis contrarié".
3/ Proposer des solutions: "J'ai besoin de cohérence et d'explications".
4/ Produire du futur. Je réinterroge le DRH pour comprendre.
Lire la suite sur L'Entreprise.com
Mis en ligne le 18 mars 2013
La colère a mauvaise réputation parce qu'elle est associée à la violence. Or c'est une fonction vitale qui permet de déplacer l'obstacle, de le contourner ou de le fuir. En entreprise, la saine colère aide à se faire respecter. Et pour y parvenir, il faut maitriser cette colère néfaste qui ravage tout. Typologie en cinq profils.
1. La colère exacerbée: j'explose à tout propos
La situation: Votre collègue vous interrompt pour vous annoncer le report en fin de journée d'une réunion sur le projet Z, capitale pour vos travaux. En plus, vous devez partir à 17 heures. Tout rouge vous hurlez sur Luc en l'attaquant: "C'est inadmissible! Tu n'es pas sérieux. Tu m'avertis à la dernière minute. Il faut se réunir à midi!"
Le conseil: se recentrer sur soi
Vous êtes hors de vous? Demi-tour. L'accumulation des contrariétés n'est pas une raison pour accuser Luc. Il n'est que messager. Respirez pour faire retomber la pression. Puis de procédez en trois phases.
1/ faites reformuler à l'autre ce qu'il dit pour éviter le tac au tac.
2/ touchez une partie de votre corps (se serrer la main, se pincer) afin de reprendre contact avec vous-même.
3/ usez du "je" et non du "tu" qui juge tout en verbalisant un ressenti. "JE suis fâché, JE suis en pétard", "JE pense que ce n'est pas sérieux", etc.
2. La colère déguisée: je fais des remarques insidieuses
La situation: "Les DRH ne sont jamais très clairs, c'est bien connu!" ou "Ne pensez-vous pas qu'il faut aligner les discours et les actes?" Agacé par les propos confus de ce responsable, vous l'apostrophez en public prenant des détours (ironie, sarcasme, insinuation), pour le mettre en défaut. Vous arborez un sourire qui masque votre courroux. Et l'autre ne le comprend pas toujours. Ou encore vous êtes dans la plainte continuelle.
Le conseil: adopter les 4P
Cette technique en quatre étapes permet de prendre du recul.
1/ Présenter les faits: "je ne suis pas à l'aise avec votre discours."
2/ Partager les émotions: "J'en suis contrarié".
3/ Proposer des solutions: "J'ai besoin de cohérence et d'explications".
4/ Produire du futur. Je réinterroge le DRH pour comprendre.
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Mis en ligne le 18 mars 2013
