Comment éviter de prendre les mauvaises décisions au bureau
20 Décembre 2010
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Si l’erreur est humaine au travail, elle peut toutefois être évitée. La solution : identifier les "raccourcis mentaux" qui vous poussent à choisir la mauvaise voie.
Pourquoi prend-on de mauvaises décisions ? Selon Olivier Sibony, directeur chez McKinsey&Company, les erreurs de diagnostic sont liées à des préjugés et des partis pris qui faussent le raisonnement. Luc de Brabandère, directeur associé du Boston Consulting Group et co-auteur de "Petite philosophie de nos erreurs quotidiennes" (Eyrolles), les qualifie de "biais cognitifs" : ce sont des "raccourcis mentaux qui peuvent se transformer en courts-circuits" et engendrer le faux pas. Revue de détails de tous ces indices qui doivent vous mettre la puce à l'oreille.
1/ Les jugements hâtifs
Souvent liés à un excès de confiance en soi, ils poussent un individu à trancher un peu trop vite, sans prendre en compte des éléments pourtant clés tels que l’incertitude ou la possibilité d’un échec.
2/ Vos intérêts personnels
En général, ils sont en conflit avec ceux de l’entreprise ou même avec la mission du décideur. Et cela peut déboucher sur des notes de frais maquillées, voire des détournements de fonds plus massifs, en passant par l’utilisation frauduleuse de certaines informations.
3/ Les attachements insoupçonnés
Il en est question lorsque des données (résultats, chiffres, probabilités, etc) sont considérées comme a priori indiscutables. Chacun dans l’entreprise part du principe qu’il ne faut pas en dévier. Le résultat peut s’avérer catastrophique.
4/ Les expériences trompeuses
Une situation vous en rappelle une autre, qui vous pousse à agir dans un sens. En réalité, ces similitudes n’ont qu’un effet : vous guider dans une mauvaise direction.
5/ Vos équipes
Elles aussi, peuvent vous pousser à l’erreur, notamment par excès de panurgisme. C’est ce qu’on appelle le "management du tournesol" : chacun se tourne vers le soleil, autrement dit le chef, et refuse d’engager avec lui tout débat contradictoire car, par définition, le "chef a toujours raison". Résultat, de mauvaises décisions sont prises sans éveiller la moindre contestation.
Dans tous les cas, votre tâche sera d’identifier les "biais" auxquels vous êtes le plus sensible et qui, par conséquent, risquent de vous induire en erreur.
Publié le 16 décembre 2010
Mis en ligne le 21 décembre 2010
www.capital.fr
Pourquoi prend-on de mauvaises décisions ? Selon Olivier Sibony, directeur chez McKinsey&Company, les erreurs de diagnostic sont liées à des préjugés et des partis pris qui faussent le raisonnement. Luc de Brabandère, directeur associé du Boston Consulting Group et co-auteur de "Petite philosophie de nos erreurs quotidiennes" (Eyrolles), les qualifie de "biais cognitifs" : ce sont des "raccourcis mentaux qui peuvent se transformer en courts-circuits" et engendrer le faux pas. Revue de détails de tous ces indices qui doivent vous mettre la puce à l'oreille.
1/ Les jugements hâtifs
Souvent liés à un excès de confiance en soi, ils poussent un individu à trancher un peu trop vite, sans prendre en compte des éléments pourtant clés tels que l’incertitude ou la possibilité d’un échec.
2/ Vos intérêts personnels
En général, ils sont en conflit avec ceux de l’entreprise ou même avec la mission du décideur. Et cela peut déboucher sur des notes de frais maquillées, voire des détournements de fonds plus massifs, en passant par l’utilisation frauduleuse de certaines informations.
3/ Les attachements insoupçonnés
Il en est question lorsque des données (résultats, chiffres, probabilités, etc) sont considérées comme a priori indiscutables. Chacun dans l’entreprise part du principe qu’il ne faut pas en dévier. Le résultat peut s’avérer catastrophique.
4/ Les expériences trompeuses
Une situation vous en rappelle une autre, qui vous pousse à agir dans un sens. En réalité, ces similitudes n’ont qu’un effet : vous guider dans une mauvaise direction.
5/ Vos équipes
Elles aussi, peuvent vous pousser à l’erreur, notamment par excès de panurgisme. C’est ce qu’on appelle le "management du tournesol" : chacun se tourne vers le soleil, autrement dit le chef, et refuse d’engager avec lui tout débat contradictoire car, par définition, le "chef a toujours raison". Résultat, de mauvaises décisions sont prises sans éveiller la moindre contestation.
Dans tous les cas, votre tâche sera d’identifier les "biais" auxquels vous êtes le plus sensible et qui, par conséquent, risquent de vous induire en erreur.
Publié le 16 décembre 2010
Mis en ligne le 21 décembre 2010
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