Croissance du taux d’insertion des jeunes, et un programme spécifique destiné aux détenus
25 Septembre 2009
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Lors de son troisième rendez-vous avec la presse nationale, Slim Tlatli, ministre de l’Emploi et de l’Insertion Professionnelle des Jeunes, a dressé le bilan des 8 premiers mois de l’année en cours.
Le programme de l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur, lancé officiellement le premier mars dernier, a porté ses fruits. Selon le ministre, durant la période en question, 111 900 demandeurs d’emploi ont été embauchés, contre 109 000 durant la même période de l’année passée, soit une progression de 2,6%. Ceci a été réalisé nonobstant une baisse du taux d’insertion tout au long de la période allant du mois de janvier au mois d’avril. « Durant cette période, nous avons enregistré une baisse du taux d’insertion des jeunes de l’ordre de 12,4%, une baisse directement due à la crise » a précisé S. Tlatli.
A partir du mois de mars, et selon les chiffres du ministère, une tendance haussière dans le taux d’insertion a été enregistrée. Entre le mois de mai et le mois d’août, le nombre des postulants insérés a connu une croissance, ce qui a permis de résorber la baisse, et c’est ce qui a permis de porter le taux des 8 premiers mois à hauteur de 2,6%.
Le secteur du textile et de l’habillement est l’un des secteurs les plus touchés par la crise, avec celui des industries mécaniques et électriques. Le taux d’employabilité du secteur du textile a régressé durant les 8 premiers mois de l’année en cours de 7%, en dépit d’une légère amélioration en juin, juillet et août.
Pour ce qui est des diplômés de l’enseignement supérieur, S. Tlatli a souligné que 35 600 diplômés ont été intégrés dans des postes d’emploi durant les 8 premiers mois de l’année en cours, contre 32 400 diplômés insérés tout au long de la même période de l’année écoulée, ce qui a permis d’enregistrer une importante croissance de 9,9%. Le ministre a affirmé que « les efforts continueront d’être déployés afin de mieux orienter les diplômés vers les programmes d’insertion qui seront aménagés dans l’objectif de garantir des emplois à ceux qui éprouvent des difficultés à se faire embaucher dans des emplois stables ».
Le programme phare du ministère s’articule autour de l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur en chômage depuis plus de trois ans : 7500 demandeurs, selon les statistiques du ministère. 7295 d’entre eux ont été insérés. D’après le ministre, il s’agit principalement de diplômés de certaines branches « difficiles », à savoir celles des sciences humaines telles que la géographie, l’histoire, la littérature arabe, etc.
Slim Tlatli a indiqué que malgré cette difficulté, un taux plutôt encourageant a été enregistré. Durant les derniers six mois du dudit programme qui se prolongera pendant un an, le taux d’insertion s’est élevé à 97%. « Mais ceci ne doit en aucun cas préjuger de la suite du programme » a averti le ministre.
Les opérations d’insertion ont majoritairement eu lieu dans les espaces de distribution « notamment Magasin Général et Monoprix », ainsi que dans des cabinets d’experts comptables, de commissaires aux comptes et d’établissements bancaires. Au rang des autres efforts consentis et qui ont été soulignés par le ministre, les rencontres organisées avec respectivement les chambres française et allemande de commerce. « Ce qui a aussi permis d’insérer encore plus de jeunes dans des entreprises totalement exportatrices», a indiqué le ministre.
Par ailleurs, le ministère a laissé toute latitude aux régions par le biais de contrats- programmes. « Ce sont des contrats qui consistent à faire de la région un pôle actif de croissance à partir de l’initiative locale d’emploi », a expliqué S.Tlatli. Il s’agit de programmes proposés par les régions dont une première évaluation a été effectuée au mois d’août à la faveur de réunions tenues avec les régions.
Le coût total de ces programmes est de 37 millions de dinars. Une première tranche a été versée au bénéfice des régions, alors que la deuxième tranche, d’une valeur de 18,5 millions de dinars sera acheminée par le biais du Fonds national de l’emploi 21-21.
La conférence de presse a été aussi marquée par l’annonce des résultats du programme de réinsertion de détenus qui, une fois libérés, pourront créer leurs propres projets. Ils sont 375 détenus dont le niveau scolaire dépasse parfois le bac +2, parmi lesquels figurent des techniciens. Le coup d’envoi de ce programme a été donné le 25 mai dernier par le ministère de l’Emploi et de l’Insertion des Jeunes et le ministère de la Justice. Il prévoit la mise en place de mécanismes de collaboration avec l’Association de l’Intégration des Prisonniers Libérés afin de former ces jeunes au cours des dernières périodes de leur détention et leur permettre par la suite de créer des projets. Un consultant en matière d’emploi a été affecté dans chaque bureau d’emploi où un espace d’initiative sera aménagé pour l’étude des dossiers par la BTS (Banque Tunisien de Solidarité).
Publié le 24 Septembre 2009
Mis en ligne le 25 Septembre 2009
African Manager
Le programme de l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur, lancé officiellement le premier mars dernier, a porté ses fruits. Selon le ministre, durant la période en question, 111 900 demandeurs d’emploi ont été embauchés, contre 109 000 durant la même période de l’année passée, soit une progression de 2,6%. Ceci a été réalisé nonobstant une baisse du taux d’insertion tout au long de la période allant du mois de janvier au mois d’avril. « Durant cette période, nous avons enregistré une baisse du taux d’insertion des jeunes de l’ordre de 12,4%, une baisse directement due à la crise » a précisé S. Tlatli.
A partir du mois de mars, et selon les chiffres du ministère, une tendance haussière dans le taux d’insertion a été enregistrée. Entre le mois de mai et le mois d’août, le nombre des postulants insérés a connu une croissance, ce qui a permis de résorber la baisse, et c’est ce qui a permis de porter le taux des 8 premiers mois à hauteur de 2,6%.
Le secteur du textile et de l’habillement est l’un des secteurs les plus touchés par la crise, avec celui des industries mécaniques et électriques. Le taux d’employabilité du secteur du textile a régressé durant les 8 premiers mois de l’année en cours de 7%, en dépit d’une légère amélioration en juin, juillet et août.
Pour ce qui est des diplômés de l’enseignement supérieur, S. Tlatli a souligné que 35 600 diplômés ont été intégrés dans des postes d’emploi durant les 8 premiers mois de l’année en cours, contre 32 400 diplômés insérés tout au long de la même période de l’année écoulée, ce qui a permis d’enregistrer une importante croissance de 9,9%. Le ministre a affirmé que « les efforts continueront d’être déployés afin de mieux orienter les diplômés vers les programmes d’insertion qui seront aménagés dans l’objectif de garantir des emplois à ceux qui éprouvent des difficultés à se faire embaucher dans des emplois stables ».
Le programme phare du ministère s’articule autour de l’insertion des diplômés de l’enseignement supérieur en chômage depuis plus de trois ans : 7500 demandeurs, selon les statistiques du ministère. 7295 d’entre eux ont été insérés. D’après le ministre, il s’agit principalement de diplômés de certaines branches « difficiles », à savoir celles des sciences humaines telles que la géographie, l’histoire, la littérature arabe, etc.
Slim Tlatli a indiqué que malgré cette difficulté, un taux plutôt encourageant a été enregistré. Durant les derniers six mois du dudit programme qui se prolongera pendant un an, le taux d’insertion s’est élevé à 97%. « Mais ceci ne doit en aucun cas préjuger de la suite du programme » a averti le ministre.
Les opérations d’insertion ont majoritairement eu lieu dans les espaces de distribution « notamment Magasin Général et Monoprix », ainsi que dans des cabinets d’experts comptables, de commissaires aux comptes et d’établissements bancaires. Au rang des autres efforts consentis et qui ont été soulignés par le ministre, les rencontres organisées avec respectivement les chambres française et allemande de commerce. « Ce qui a aussi permis d’insérer encore plus de jeunes dans des entreprises totalement exportatrices», a indiqué le ministre.
Par ailleurs, le ministère a laissé toute latitude aux régions par le biais de contrats- programmes. « Ce sont des contrats qui consistent à faire de la région un pôle actif de croissance à partir de l’initiative locale d’emploi », a expliqué S.Tlatli. Il s’agit de programmes proposés par les régions dont une première évaluation a été effectuée au mois d’août à la faveur de réunions tenues avec les régions.
Le coût total de ces programmes est de 37 millions de dinars. Une première tranche a été versée au bénéfice des régions, alors que la deuxième tranche, d’une valeur de 18,5 millions de dinars sera acheminée par le biais du Fonds national de l’emploi 21-21.
La conférence de presse a été aussi marquée par l’annonce des résultats du programme de réinsertion de détenus qui, une fois libérés, pourront créer leurs propres projets. Ils sont 375 détenus dont le niveau scolaire dépasse parfois le bac +2, parmi lesquels figurent des techniciens. Le coup d’envoi de ce programme a été donné le 25 mai dernier par le ministère de l’Emploi et de l’Insertion des Jeunes et le ministère de la Justice. Il prévoit la mise en place de mécanismes de collaboration avec l’Association de l’Intégration des Prisonniers Libérés afin de former ces jeunes au cours des dernières périodes de leur détention et leur permettre par la suite de créer des projets. Un consultant en matière d’emploi a été affecté dans chaque bureau d’emploi où un espace d’initiative sera aménagé pour l’étude des dossiers par la BTS (Banque Tunisien de Solidarité).
Publié le 24 Septembre 2009
Mis en ligne le 25 Septembre 2009
African Manager
