Habillage des rayons : à consommer avec modération
18 Mars 2008
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Le balisage est le moyen pour l'industriel qui le propose de figer ses implantations". Voilà comment, pour caricaturer, un directeur marketing d'enseigne analyse la tendance croissante des GMS à avoir recours aux habillages proposés par les fabricants pour renforcer la séduction des rayons.
Voilà comment, pour caricaturer, un directeur marketing d'enseigne analyse la tendance croissante des GMS à avoir recours aux habillages proposés par les fabricants pour renforcer la séduction des rayons. Lait, café, tablettes de chocolat, etc., de plus en plus de catégories sont concernées. Les démarches merchandising préparées par les marques nationales pour convaincre les distributeurs sont accompagnées d'offres de matériel alléchantes. Avec des codes couleur souvent peu innocents : la philanthropie a ses limites... Car si certains industriels se présentent avec une démarche dite catégorielle et des solutions pratiques pour l'organisation de l'ensemble du rayon, d'autres tentent de tourner l'offre à leur avantage.
Pour autant, toute démarche merchandising est bonne à considérer. A condition qu'elle soit transparente. L'idéal est de pouvoir comparer avec une démarche soumise par l'enseigne, quand toutefois elle existe. "L'habillage devient lui même superflu si le merchandising est bienfait, le meilleur décor du magasin restera toujours le produit en lui-même", affirme un directeur de magasin, sceptique pour sa part. D'autant qu'à trop vouloir placer de repères visuels et ajouter des dimensions verticales en rayon, le risque est de faire perdre de la visibilité aux produits. Et si certains magasins y voient l'intérêt de rendre les courses plus agréables, et de répondre aux besoins d'une clientèle toujours plus pressée, d'autres considèrent le balisage comme une perte d'identité et de différenciation.
Adapter au magasin
Pourtant, contrairement à ces sceptiques, des directeurs sont même demandeurs de ce type de démarches. "Tant que l'on peut participer à l'implantation et l'adapter en fonction de nos besoins. Car chaque magasin a une personnalité et une. problématique propre, selon sa clientèle et sa zone géographique", modère toutefois ce PDG d'hypermarché Leclerc. Cela est d'autant plus vrai pour des rayons comme les plats cuisinés, les vins, la crémerie, etc., où la notion de territorialité est forte. Ainsi, ce même patron a déjà refusé une implantation, qui n'était pas jugée assez cohérente avec les besoins du magasin et pas assez flexible. Mais un bon habillage permet de valoriser l'offre, de mettre en avant les nouveautés. Et d'aider aussi bien le personnel à ranger le rayon, que le client à s'y retrouver facilement et obtenir de l'information rapide. Alors pourquoi s'en priver ? Sous condition.
Mis en ligne le 18 mars 2008
Linéaires
Voilà comment, pour caricaturer, un directeur marketing d'enseigne analyse la tendance croissante des GMS à avoir recours aux habillages proposés par les fabricants pour renforcer la séduction des rayons. Lait, café, tablettes de chocolat, etc., de plus en plus de catégories sont concernées. Les démarches merchandising préparées par les marques nationales pour convaincre les distributeurs sont accompagnées d'offres de matériel alléchantes. Avec des codes couleur souvent peu innocents : la philanthropie a ses limites... Car si certains industriels se présentent avec une démarche dite catégorielle et des solutions pratiques pour l'organisation de l'ensemble du rayon, d'autres tentent de tourner l'offre à leur avantage.
Pour autant, toute démarche merchandising est bonne à considérer. A condition qu'elle soit transparente. L'idéal est de pouvoir comparer avec une démarche soumise par l'enseigne, quand toutefois elle existe. "L'habillage devient lui même superflu si le merchandising est bienfait, le meilleur décor du magasin restera toujours le produit en lui-même", affirme un directeur de magasin, sceptique pour sa part. D'autant qu'à trop vouloir placer de repères visuels et ajouter des dimensions verticales en rayon, le risque est de faire perdre de la visibilité aux produits. Et si certains magasins y voient l'intérêt de rendre les courses plus agréables, et de répondre aux besoins d'une clientèle toujours plus pressée, d'autres considèrent le balisage comme une perte d'identité et de différenciation.
Adapter au magasin
Pourtant, contrairement à ces sceptiques, des directeurs sont même demandeurs de ce type de démarches. "Tant que l'on peut participer à l'implantation et l'adapter en fonction de nos besoins. Car chaque magasin a une personnalité et une. problématique propre, selon sa clientèle et sa zone géographique", modère toutefois ce PDG d'hypermarché Leclerc. Cela est d'autant plus vrai pour des rayons comme les plats cuisinés, les vins, la crémerie, etc., où la notion de territorialité est forte. Ainsi, ce même patron a déjà refusé une implantation, qui n'était pas jugée assez cohérente avec les besoins du magasin et pas assez flexible. Mais un bon habillage permet de valoriser l'offre, de mettre en avant les nouveautés. Et d'aider aussi bien le personnel à ranger le rayon, que le client à s'y retrouver facilement et obtenir de l'information rapide. Alors pourquoi s'en priver ? Sous condition.
Mis en ligne le 18 mars 2008
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