Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, M. El Hadi Khaldi, invité d’El Moudjahid
30 Novembre 2010
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1. Une place privilégiée
C’est une rentrée qui se fait alors que le pays entame l’exécution du programme quinquennal, à l’horizon 2014, dans lequel le secteur de la formation professionnelle occupe, comme dans les précédents programmes, une place privilégiée. L’Etat a décidé depuis de nombreuses années d’accorder un intérêt particulier à ce secteur, rendu aujourd’hui à une gestion conforme aux défis qui se présentent pour l’économie nationale.
Le souci permanent de l’insertion sociales des jeunes s’est traduit, au cours de la décennie écoulée, par le triplement des effectifs de la formation professionnelle, relevait le Président de la République lors de ses interventions publiques. Pour le Chef de l’Etat, l’action publique sera poursuivie dans ce domaine avec pour axes une nouvelle extension des capacités, une diversification plus poussée des formations et une flexibilité accrue des cursus permettant de répondre plus étroitement aux besoins économiques.
L’action du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels s’inscrit dans cette logique.
2. Une très forte demande
El Hadi Khaldi a dévoilé donc, dans le cadre de la conférence-débat d’hier, les conditions qui permettent au secteur de remplir les engagements attendus de lui par les autorités politiques et d’abord à hauteur de l’actuelle rentrée professionnelle. C’est une rentrée caractérisée par une forte demande, notamment dans les niveaux 4 et 5. Le secteur a pris les dispositions nécessaires pour répondre à cette demande, relève le ministre, notamment à travers la réception de nouvelles structures d’accueil dont quatre instituts d’enseignement professionnel. La réforme dans le secteur s’intègre dans le cadre de cette rentrée également.
3. Plus grande ouverture sur l’environnement
Elle consiste à assurer une plus grande ouverture des établissements de formation sur leur environnement économique. Des étapes de cette réforme, on comptabilise l’amélioration de la qualité, l’introduction progressive du cursus de l’enseignement professionnel, la consolidation de l’adéquation du monde de la formation à l’environnement économique. Cela dans le but évident de favoriser l’insertion professionnelles des diplômés de la formation professionnelle.
4. L’insertion est égale à l’emploi
A propos d’insertion professionnelle et partant sociale, c’est le Chef de l’Etat qui rappelle qu’elle est liée à l’emploi. Des actions de développement engagées, conjuguées aux dispositifs spécifiques destinés aux jeunes ont pu améliorer la situation sur le front de l’emploi.
Trois millions d’emplois sont prévus à l’horizon 2014, qui viennent donc concourir aux investissements consentis dans le secteur de la formation.R00;Sur les objectifs fixés pour l’actuelle rentrée, le ministre relève qu’il a fallu faire face à la demande importante de la formation dans les niveaux de technicien et de technicien supérieur.R00;Il a fallu augmenter aussi la rentabilité des établissements de formation et prendre en charge de manière effective les demandes exprimées par les différents départements ministériels, ainsi que les entreprises.
5. 95 nouveaux établissements
En matière d’acquis, le secteur a réceptionné à fin juin 2010, 95 nouveaux établissements totalisant une capacité d’accueil de 23.600 postes de formation, 5 INSP, 63 CFPA et 27 annexes composant ce total. On compte 53 internats pour une capacité de 3.180 lits, 10 demi-pensions, auxquels viennent s’ajouter des infrastructures sportives (62 terrains), des bibliothèques et salles de lecture (07).R00;Tous ces infrastructures ont fait l’objet d’une réception.R00;Il y a modernisation, réception ou équipement de plusieurs structures technico-pédagogiques.
6. Budget de fonctionnement en hausse
Evoquant l’enveloppe budgétaire consacrée au secteur pour le financement de ses activités, le ministre cite un budget de fonctionnement en hausse de 8,5% (26,616 milliards de dinars) par rapport à 2008.R00;S’agissant des postes budgétaires octroyés, au titre de l’année 2009, le chiffre communiqué est à hauteur de plus de 50.000 postes, soit une augmentation de 43% par rapport à l’année 2008. En termes d’effectifs des stagiaires et apprentis durant la rentrée d’octobre 2009, on compte près de 480.000 personnes.R00;Pour février 2010, ce sont 460.000 dont près de 160.000 pensionnés.R00;Les diplômés de la formation professionnelle au 31 décembre 2009 sont estimés à près de 198.000 personnes.
7. Efforts dans le domaine pédagogique
Le ministre a évoqué également les efforts consentis dans le domaine pédologique pour la rentrée d’octobre.R00;Il y a, dit il, élaboration de 51 nouveaux programmes de formation, la réalisation des périodiques au niveau de chaque établissement, la mise en place d’un dispositif alphabétisation-qualification à travers la définition de 35 spécialistes et l’élaboration de programmes de formation, la révision et la mise à jour de la nomenclature des spécialités professionnelle.R00;S’agissant de la préparation de la rentrée 2010-2011.
8. 48 nouveaux établissements
Pour la rentrée d’octobre, selon les indication fournies, on compte la réception de 48 nouveaux établissements professionnelles et l’extension de 35 structures de formation, soit une capacité d’accueil de plus de 19.000 postes de formation. On compte aussi la reconversion de 4 INSEPR00;en instituts de formation professionnelle.R00;Il y a la mise en route de 18 internats pour une capacité de plus de 1.000 lits ainsi que 12 demi-pensions.R00;On compte aussi la réception de terrains de jeux, de bibliothèques et d’amphithéâtres plus de 1000 sections de formation ont été équipées ainsi que plus de 300 sections informatique.R00;Plus de cinquante établissements ont été équipés en mobilier scolaire et près de 70 bibliothèques ont été logées dans des établissements de formation.
9. 28,5 MDA de crédits pour le secteur
Les crédits consacrés au secteur pour 2010, sont de l’ordre de 28,5 milliards de dinars, soit une augmentation de 7 % par rapport aux crédits alloués pour 2009.R00;Le total des postes budgétaires ouverts pour 2010 est de plus de 51.000 postes.R00;Pour le recrutement, le nombre de postes budgétaires ouverts est évalué à 684 postes répartis entre le pédagogique et l’administratif.
10. 339 000 nouveaux stagiaires
L’offre de formation pour la rentrée qui vient est de 339.000 nouveaux stagiaires et apprentis. A cette nouvelle offre, il convient d’ajouter l’effectif des stagiaires et des apprentis reconduits dont le nombre atteint près de 284.000 personnes ce qui donne un effectif total de 622.500 stagiaires, tous modes et types de formation confondus.
11. Promotion des nouvelles technologies
Le secteur se prévaut d’une dynamique enclenchée en faveur de la promotion des nouvelles technologies de la communication et de l’information et de la mise en route d’un plan de communication à l’échelle du territoire. Le ministre a également insisté sur l’amélioration des indemnités dues aux stagiaires.R00;Il a fait du souci permanent du secteur d’aller vers une meilleure qualité des prestations et à la performance.R00;Comment mesurer celles-ci ? s’interroge M.R00;El Hadi Khaldi. S’inspirer de ce qui se fait ailleurs
Nous avons devant nous des expériences étrangères dont il convient de s’inspirer, dit-il, notamment celles en cours en Grande-Bretagne dans le domaine de la recherche.R00;
Poursuite de la réforme sur le plan pédagogique, unicité des programmes de formation, formation des formateurs, le manuel professionnel, ce sont autant de pistes qui sont aujourd’hui empruntées.
Peut-être existe-t-il encore des problèmes au niveau de la conception du manuel scolaire ?R00;Le ministre trouve important de consolider les relations entre le secteur de l’éducation nationale et celui de la formation.
12. Former et accompagner
Former et accompagner la progression des jeunes est un terrain privilégié pour nous, relève le ministre.R00;
Toujours concernant les relations formation professionnelle-éducation nationale, un accord a été signé entre les deux secteurs avec la mise en place de cellules d’orientation et d’accompagnement dirigées par des professionnels.
Pour M.R00;El Hadi Khaldi, la formation professionnelle restera ouverte pour tous ceux qui ont dépassé l’âge de la poursuite de la scolarité.
L’orateur a également évoqué la consolidation de l’administration du secteur, évoquant un accord avec le ministère de la Poste et des Technologie de la communication et de de l’information pour la modernisation des structures, pour une enveloppe de 40 milliards de dinars.
13. Comité de partenariat
Le ministre a fait état de la mise en place d’un comité chargé du partenariat qui regroupe des équipes multisectorielles, ce comité est présidé par le P-DG de Cosider.R00;Il s’agit d’un organisme indépendant chargé d’évaluer les besoins de l’économie nationale et de la présentation de ses conclusions au secteur de la formation professionnelle pour prise en charge éventuelle.R00;Cette institution a son siège à Alger, mais dispose de commission au niveau des wilayas du pays. Pour dynamiser cette action au niveau local, il y a besoin de l’aide du ministère de l’Intérieur et celle des collectivités locales elles-mêmes.
14. Rapprocher la formation et les besoins
Le Conseil permettra de rapprocher la politique de formation professionnelle, des besoins réels exprimés par le secteur productif.R00;On passe aujourd’hui d’une formation professionnelle basée sur l’offre, à une formation professionnelle basée sur la demande.R00;Le comité de partenariat a, selon le point de vue du ministre, une dimension éminemment politique.R00;L’objectif est de ne plus vivre des situations où les diplômes se retrouvent sur le marché du travail sans débouché.
Ainsi est posée de façon concertée, la question de l’adéquation formation-emploi.R00;S’agissant de la rentrée du 17 octobre, il n’y aura pas, affirme le ministre, de prolongation en matière d’inscriptions.R00;Le ministre a fait état de la difficulté pour le secteur de la formation professionnelle de maîtriser les flux de candidats. Au niveau de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, la tâche est plus aisée puisque pour l’éducation nationale, la référence est celle donnée par l’état civil pour connaître les effectifs.R00;
Au niveau de l’enseignement supérieur, ce sont les établissements d’enseignement secondaire qui servent d’indicateurs.R00;Les effectifs de l’éducation nationale peuvent être connus sur 10 ans, note le ministre.
15. Campagnes d’informations et de sensibilisation
L’orateur relève que pour la sensibilisation des jeunes, il est fait usage de campagnes d’information et de communication en direction des jeunes et des candidats potentiels.R00;Cette année, la rentrée en formation professionnelle ne s’est pas faite dans le même temps que celle de l’éducation nationale, pour permettre aux familles d’élèves en difficulté de pouvoir basculer sur un autre mode d’enseignement.
16. Le régime indemnitaire appliqué
Evoquant la situation administrative du personnel de l’enseignement professionnel, le ministre rappelle que le personnel est engagé dans le régime indemnitaire décidé par le gouvernement et selon les modalités décidées par celui-ci.R00;Il y a des rappels qui seront versés par la direction centrale des finances du ministère. Cela se fera en trois tranches avec effets rétroactifs pour tous les 10 milliards de dinars, c’est le montant de l’enveloppe globale. La première tranche sera versée au mois de novembre.
17. Un sacerdoce
Le ministère a rappelé que la journée du 5 octobre était la journée mondiale de l’Enseignant.R00;Il s’agit d’une mission importante qui est dévolue à l’enseignement, qui contribue à la formation des générations montantes.R00;Pour donner toute sa valeur à la mission de l’enseignant, le ministre a mis en avant la recherche permanente de la qualité. Le produit est l’être humain. Il faut aller à la recherche d’une meilleure exploitation des possibilités et des ressources que chacun recèle. Dialogue et concertation au rendez-vous
M.R00;El Hadi Khaldi a par ailleurs loué la réussite du dialogue et de la concertation entre l’administration de la formation professionnelle, et le collectif des travailleurs. Dans le débat, le ministre en répondant aux questions, rappelle que s’agissant du partenariat et de la coopération, qu’il y a des accords et conventions signés par son secteur avec de nombreux pays : Syrie, Egypte, Maroc, Tunisie, Canada, Italie, France, etc.
18. Donner plus de place aux vieux métiers
Sur les métiers traditionnels et notamment liés à l’artisanat, M.R00;El Hadi Khaldi a évoqué les efforts consentis pour la réorganisation des métiers manuels, l’amélioration à apporter dans l’exercice des métiers d’artisanat et le bénéfice à en faire tirer pour les jeunes.R00;Il a notamment souligné que les chambres d’artisans s’occupent elles-mêmes aussi de formation. Il y a amélioration des indemnités versées aux formateurs dans le domaine de l’artisanat, le partenariat joue un grand rôle avec des pays qui jouissent d’une réelle expérience (Italie, etc.).
19. Ouverture de plusieurs chantiers
Le ministre a évoqué l’ouverture de plusieurs chantiers (révision de l’organigramme du ministère, du statut-type, des intérêts, etc. Il y a un partenariat avec la firme BP qui a réalisé dans le Sud des centres de formation avec apprentissage de la langue anglaise.R00;Concernant l’insertion au marché du travail, c’est le ministre en charge du dossier qui y veille.
20 . Il y aura des Salons nationaux et régionaux
Il est envisagé l’organisation de Salons qui réuniraient jeunes, employeurs, institutions entrant dans le dispositif d’emplois des jeunes (ANSEJ, CNAC, ANEM), la formule va être généralisée, un premier Salon aura lieu à la SAFEX. Concernant le partenariat toujours, le ministre a rappelé la signature récente avec Iqraa d’un accord. Toutes les associations, dit-il, qui souhaitent s’impliquer dans l’aide en faveur des jeunes peuvent compter sur notre soutien. La formation professionnelle a ses dispositifs en faveur de la femme au foyer (formation diplômante, alphabétisme, qualification, formation de niveau inférieur).
21. Un dispositif qui accompagne la réconciliation nationale
C’est un dispositif qui accompagne la réconciliation nationale.R00;Des centaines de femmes ont été en effet victime du terrorisme. Aujourd’hui, pour beaucoup d’entre-elles, elles sont femmes au foyer, parfois sans ressources.
Publié le 6 octobre 2010
Mis en ligne le 2 novembre 2010
elmoudjahid.com
