Pratiquez l’art d’influencer!
10 Juin 2008
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Vous est-il déjà arrivé de vous présenter dans une réunion stratégique importante pour vous rendre compte, après quelques minutes, que la décision avait déjà été prise avant la rencontre officielle? Vous avez donc manqué quelque chose… Rien de plus frustrant!
Les jeux de pouvoir sont inévitables dans toute organisation. Ils sont peut-être même au cœur de votre fonction de gestionnaire. Il vous faut donc avoir de l’influence, mais il faudrait être naïf pour penser qu’on peut y arriver sans entrer dans le manège politique. Mais cela peut s’avérer complexe.
L’art d’influencer se pratique à tous les échelons de votre carrière et il peut même devenir un atout majeur à mesure que vous progressez. À cet égard, de bonnes habiletés politiques sont un ingrédient essentiel dans votre réussite. Mais attention, elles doivent être utilisées avec intégrité. Je ne parle donc pas d’intimidation, de magouillage, de manipulation ou de contrôle d’information, non… Je pense plutôt au pouvoir de persuasion, à la capacité de convaincre, de négocier, de créer des alliances.
Connaître l’organisation
Si vous êtes nouveau dans l’entreprise, trouvez d’abord un bon coach, qui en connaît bien les rouages. Car il vous faut comprendre à fond l’organisation pour pouvoir agir au bon moment. Faire passer ses idées est un défi; il est important de tenir compte du contexte. S’il est favorable, vous connaîtrez le succès. Donc, regardez comment s’organise le pouvoir au sein de l’entreprise, analysez les enjeux et les obstacles qui se présentent à vous, cernez les zones où vous pouvez exercer une influence.
Vous obtiendrez ainsi une vision globale qui vous permettra de décoder les réseaux, les jeux d’alliances plus ou moins tacites, et d’analyser les réactions psychologiques des acteurs. Imaginez que vous devez apporter un changement important dans le mode de travail de votre équipe… Pour y arriver sans trop de heurts, vous devez viser les personnes qui ont une influence positive dans l’équipe, travailler à les convaincre, en formant un comité par exemple. Leur soutien et leur collaboration seront essentiels pour mener votre projet à bien.
Vous devez donc savoir défendre vos positions et adapter vos stratégies et tactiques en fonction du contexte et des personnes impliquées. Cela veut dire, bien entendu, que vous devez développer votre aptitude à diriger une équipe, à établir un réseau de soutien, à conclure une entente…
Aiguisez vos habiletés politiques!
N’essayez pas de faire ce qui vous est impossible. Tâchez d’abord de connaître vos motivations, vos ambitions, vos doutes, vos talents. Et sachez qu’un des principaux leviers de l’influence est votre crédibilité; celle-ci s’obtient d’abord par la preuve de votre compétence, qui s’appuie avant tout sur vos réalisations, et par la cohérence de vos actions.
Cela dit, pour avoir de l’influence, vous devez développer diverses habiletés politiques. En tête de liste, aussi importantes que le savoir-faire, viennent les aptitudes relationnelles. Cela inclut la capacité d’établir des relations cordiales (entregent, amabilité, humour), l’écoute, l’empathie, le respect, la franchise, la transparence et l’honnêteté dans les communications, etc.
L’art de cultiver son réseau constitue une autre habileté à acquérir. Il s’agit, pour obtenir des appuis, de nouer des alliances avec les joueurs importants, de savoir viser les bonnes cibles.
J’inclus évidemment le savoir-faire en négociation dans ces habiletés politiques. Pour démontrer cette compétence, il faut pouvoir évaluer correctement les intentions de l’interlocuteur, ne pas vouloir gagner à tout prix – même si on sait que sa cause est juste – ne pas être catégorique dans ses demandes, savoir reconnaître honnêtement ses erreurs et ses limites. Donc, pas de dictature! Ce serait se condamner à l’échec. Il faut plutôt chercher à obtenir des consensus, ne pas se faire d’ennemis mais des complices… Pour ce faire, vous devez faire preuve de leadership avant tout, mais aussi démontrer une capacité à gérer les conflits, une ouverture aux solutions de rechange, de la flexibilité, le sens de la justice et de l’équité, sans oublier l’humour qui vous permettra de dédramatiser bien des situations.
Je vous dirais en terminant que ces habiletés politiques ne sont pas nécessairement innées. Ça s’apprend! Vous pouvez bien sûr suivre des cours de formation. Mais selon moi, le meilleur enseignement est celui que vous saurez tirer de vos échecs et de vos victoires.
Mis en ligne le 26 Mai 2008
orhri.org
Les jeux de pouvoir sont inévitables dans toute organisation. Ils sont peut-être même au cœur de votre fonction de gestionnaire. Il vous faut donc avoir de l’influence, mais il faudrait être naïf pour penser qu’on peut y arriver sans entrer dans le manège politique. Mais cela peut s’avérer complexe.
L’art d’influencer se pratique à tous les échelons de votre carrière et il peut même devenir un atout majeur à mesure que vous progressez. À cet égard, de bonnes habiletés politiques sont un ingrédient essentiel dans votre réussite. Mais attention, elles doivent être utilisées avec intégrité. Je ne parle donc pas d’intimidation, de magouillage, de manipulation ou de contrôle d’information, non… Je pense plutôt au pouvoir de persuasion, à la capacité de convaincre, de négocier, de créer des alliances.
Connaître l’organisation
Si vous êtes nouveau dans l’entreprise, trouvez d’abord un bon coach, qui en connaît bien les rouages. Car il vous faut comprendre à fond l’organisation pour pouvoir agir au bon moment. Faire passer ses idées est un défi; il est important de tenir compte du contexte. S’il est favorable, vous connaîtrez le succès. Donc, regardez comment s’organise le pouvoir au sein de l’entreprise, analysez les enjeux et les obstacles qui se présentent à vous, cernez les zones où vous pouvez exercer une influence.
Vous obtiendrez ainsi une vision globale qui vous permettra de décoder les réseaux, les jeux d’alliances plus ou moins tacites, et d’analyser les réactions psychologiques des acteurs. Imaginez que vous devez apporter un changement important dans le mode de travail de votre équipe… Pour y arriver sans trop de heurts, vous devez viser les personnes qui ont une influence positive dans l’équipe, travailler à les convaincre, en formant un comité par exemple. Leur soutien et leur collaboration seront essentiels pour mener votre projet à bien.
Vous devez donc savoir défendre vos positions et adapter vos stratégies et tactiques en fonction du contexte et des personnes impliquées. Cela veut dire, bien entendu, que vous devez développer votre aptitude à diriger une équipe, à établir un réseau de soutien, à conclure une entente…
Aiguisez vos habiletés politiques!
N’essayez pas de faire ce qui vous est impossible. Tâchez d’abord de connaître vos motivations, vos ambitions, vos doutes, vos talents. Et sachez qu’un des principaux leviers de l’influence est votre crédibilité; celle-ci s’obtient d’abord par la preuve de votre compétence, qui s’appuie avant tout sur vos réalisations, et par la cohérence de vos actions.
Cela dit, pour avoir de l’influence, vous devez développer diverses habiletés politiques. En tête de liste, aussi importantes que le savoir-faire, viennent les aptitudes relationnelles. Cela inclut la capacité d’établir des relations cordiales (entregent, amabilité, humour), l’écoute, l’empathie, le respect, la franchise, la transparence et l’honnêteté dans les communications, etc.
L’art de cultiver son réseau constitue une autre habileté à acquérir. Il s’agit, pour obtenir des appuis, de nouer des alliances avec les joueurs importants, de savoir viser les bonnes cibles.
J’inclus évidemment le savoir-faire en négociation dans ces habiletés politiques. Pour démontrer cette compétence, il faut pouvoir évaluer correctement les intentions de l’interlocuteur, ne pas vouloir gagner à tout prix – même si on sait que sa cause est juste – ne pas être catégorique dans ses demandes, savoir reconnaître honnêtement ses erreurs et ses limites. Donc, pas de dictature! Ce serait se condamner à l’échec. Il faut plutôt chercher à obtenir des consensus, ne pas se faire d’ennemis mais des complices… Pour ce faire, vous devez faire preuve de leadership avant tout, mais aussi démontrer une capacité à gérer les conflits, une ouverture aux solutions de rechange, de la flexibilité, le sens de la justice et de l’équité, sans oublier l’humour qui vous permettra de dédramatiser bien des situations.
Je vous dirais en terminant que ces habiletés politiques ne sont pas nécessairement innées. Ça s’apprend! Vous pouvez bien sûr suivre des cours de formation. Mais selon moi, le meilleur enseignement est celui que vous saurez tirer de vos échecs et de vos victoires.
Mis en ligne le 26 Mai 2008
orhri.org
