Aider un collaborateur à prendre conscience
4 Novembre 2008
Lu par 2065 personne(s)
Un de vos collaborateurs directs a un comportement inadéquat, de manière récurrente, et depuis longtemps ?
Qui plus est, ce comportement nuit à la qualité du travail d'équipe ?
Voire même, ce collaborateur est lui-même manager et ce comportement entrave sa capacité à manager son équipe ?
Mais il ne s'en rend pas compte, ou bien ballaie la difficulté d'un "je suis comme ça, je ne changerai pas"...
... Il est de votre responsabilité de l'amener à prendre conscience de la nécessité d'ajuster son comportement.
Exemples :
- il parle très durement aux jeunes en phase d'apprentissage
- elle s'autorise une familiarité déplacée avec les clients
- il materne ses collaborateurs de manière étouffante et les empêche de s'autonomiser
- etc...
Voici les quelques marches qu'il/elle devra franchir et quelques options pour vous pour l'y aider.
Prendre conscience du symptome
La marche à franchir : entendre ou voir que quelqu'un réagit à son comportement. Sortir d'une "cécité" et/ou "surdité" inconsciente qui protège de la remise en question. Sortir du "mais de quoi tu me parles, là , tout est parfaitement normal, tout va bien, on va pas croire ces trucs"
Prendre conscience de l'importance du symptome et donc de l'existence d'un problème
La marche à franchir : mesurer que si le symptome est si fort (plusieurs personnes se plaignent, plusieurs impacts clairement visibles) c'est que c'est important, c'est donc qu'il y a un problème. Sortir d'une sous-évaluation du symptome, sortir du "oui mais bon, c'est normal, tout le monde est comme ça". Et bien non, pas tout le monde et c'est pour ça que ce comportement pose problème.
Prendre conscience de la possibilité que le symptome varie en plus ou en moins, donc situer la gravité du problème, donc envisager l'existence d'alternatives
La marche à franchir : voir ou imaginer possible qu'une telle situation puisse évoluer, s'agraver ou s'améliorer. Réaliser que le niveau actuel du symptome chez lui, dans son équipe, signale un problème grave. Envisager que des alternatives existent. Sortir d'un fatalisme "oui, c'est grave mais on n'y peut rien".
Prendre conscience de sa capacité personnelle à faire quelque chose pour modifier la situation, admettre que le problème est soluble, reconnaitre qu'il existe plusieurs alternatives
La marche à franchir : voir sa part de responsabilité personnelle dans le problème, imaginer l'avenir avec le problème résolu, lister plusieurs manières différentes de se comporter, en théorie. Sortir du "oui mais moi j'y suis pour rien", et du "il doit bien y avoir des manières différentes, mais je sais pas lesquelles"
Prendre conscience de sa capacité personnelle à résoudre le problème, évaluer la faisabilité des alternatives
La marche à franchir : voir sa responsabilité dans la résolution du problème, sortir du "c'est pas à moi de résoudre ça", et du "ça servirait à rien"
Prendre conscience de sa capacité personnelle à agir concrètement sur les alternatives
La marche à franchir : s'accepter modifiant son propre comportement, en suivant l'une des alternatives valables. Sortir du "oui mais ça me ressemblerait pas du tout, de faire ça comme ça"
Mis en ligne le 4 Novembre 2008
troisiemevoie.com
... Il est de votre responsabilité de l'amener à prendre conscience de la nécessité d'ajuster son comportement.
Exemples :
- il parle très durement aux jeunes en phase d'apprentissage
- elle s'autorise une familiarité déplacée avec les clients
- il materne ses collaborateurs de manière étouffante et les empêche de s'autonomiser
- etc...
Voici les quelques marches qu'il/elle devra franchir et quelques options pour vous pour l'y aider.
Prendre conscience du symptome
La marche à franchir : entendre ou voir que quelqu'un réagit à son comportement. Sortir d'une "cécité" et/ou "surdité" inconsciente qui protège de la remise en question. Sortir du "mais de quoi tu me parles, là , tout est parfaitement normal, tout va bien, on va pas croire ces trucs"
Prendre conscience de l'importance du symptome et donc de l'existence d'un problème
La marche à franchir : mesurer que si le symptome est si fort (plusieurs personnes se plaignent, plusieurs impacts clairement visibles) c'est que c'est important, c'est donc qu'il y a un problème. Sortir d'une sous-évaluation du symptome, sortir du "oui mais bon, c'est normal, tout le monde est comme ça". Et bien non, pas tout le monde et c'est pour ça que ce comportement pose problème.
Prendre conscience de la possibilité que le symptome varie en plus ou en moins, donc situer la gravité du problème, donc envisager l'existence d'alternatives
La marche à franchir : voir ou imaginer possible qu'une telle situation puisse évoluer, s'agraver ou s'améliorer. Réaliser que le niveau actuel du symptome chez lui, dans son équipe, signale un problème grave. Envisager que des alternatives existent. Sortir d'un fatalisme "oui, c'est grave mais on n'y peut rien".
Prendre conscience de sa capacité personnelle à faire quelque chose pour modifier la situation, admettre que le problème est soluble, reconnaitre qu'il existe plusieurs alternatives
La marche à franchir : voir sa part de responsabilité personnelle dans le problème, imaginer l'avenir avec le problème résolu, lister plusieurs manières différentes de se comporter, en théorie. Sortir du "oui mais moi j'y suis pour rien", et du "il doit bien y avoir des manières différentes, mais je sais pas lesquelles"
Prendre conscience de sa capacité personnelle à résoudre le problème, évaluer la faisabilité des alternatives
La marche à franchir : voir sa responsabilité dans la résolution du problème, sortir du "c'est pas à moi de résoudre ça", et du "ça servirait à rien"
Prendre conscience de sa capacité personnelle à agir concrètement sur les alternatives
La marche à franchir : s'accepter modifiant son propre comportement, en suivant l'une des alternatives valables. Sortir du "oui mais ça me ressemblerait pas du tout, de faire ça comme ça"
Mis en ligne le 4 Novembre 2008
troisiemevoie.com
