Apprendre la boss attitude
26 Août 2008
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Face un modèle qui suscite les vocations, les grandes écoles multiplient les cours d’entrepreneuriat. Prêts pour le job ?
Quelques succès, comme celui de Pierre Kosciusko-Morizet, ancien HEC, fondateur – à 28 ans – du site Priceminister.com, ont propulsé l’entrepreneuriat étudiant sur le devant de la scène. Pourtant en 2006, selon l’APCE (l'Agence pour la création d’entreprises), les étudiants des grandes écoles étaient moins de 5 % à créer leur entreprise immédiatement après leurs études. « Avec les conditions salariales qui leur sont proposées, nos jeunes diplômés ont des menottes dorées aux mains », observe Alain Bloch, directeur de HEC Entrepreneurs. Un constat partagé par Michel Coster, directeur du Centre des entrepreneurs de l’EM Lyon. Selon lui, les étudiants en MBA, qui se sont souvent endettés pour payer leur formation, sont peu disposés à se lancer dans l’aventure de la création…
Au-delà, qui dit création d’entreprise dit également prise de risques. Or, la culture du risque n’est pas une spécificité hexagonale. Les diplômés des grandes écoles n'ont pas toujours envie de créer une entreprise avant d'avoir acquis au moins cinq ans d'expérience. Ils considèrent la création comme un acte trop risqué. Il faut les aider à dédramatiser », analyse ainsi Frédéric Adida, conseil auprès d’entrepreneurs et président de l’Institut Assaté.
Pourtant, les grandes écoles ont été les premières à introduire des cours d’entrepreneuriat : HEC en 1976, suivie de l’EM Lyon, en 1984. À l’origine, il s’agissait de formations continues destinées à des ingénieurs et à des cadres en outplacement. Cela fonctionne toujours aujourd’hui, en particulier pour les cadres expérimentés possédant un capital et candidats à la reprise d’une entreprise. Mais si l’expérience reste une donnée importante pour entreprendre, elle n’est plus considérée comme indispensable. À l’Essec, 80% des créateurs sont en formation initiale.
Inculquer les valeurs entrepreneuriales
Les grandes écoles sont de plus en plus nombreuses à proposer des cours d’initiation à la création d’entreprise dès la première année avec la possibilité de se spécialiser tout au long du cursus. L’enseignement passe autant par le transfert d’expérience que par l’acquisition de connaissances. « La rencontre avec des chefs d’entreprise suscite toujours l’intérêt des étudiants et influence leur façon d’envisager leur avenir professionnel », constate Michel Coster, dont l’objectif n’est pas de faire de chaque étudiant un futur chef d’entreprise mais de lui inculquer des valeurs entrepreneuriales qu’il pourra aussi mettre à profit dans une activité salariée. C’est sur ce principe qu'a été créé le MBA Jeune entrepreneur à l’ESC Toulouse, qui a démarré en mai 2008. « Conçu en partenariat avec des entreprises de la région, axé sur les thématiques managériales des PME, le MBA est réservé aux étudiants de l’école qui souhaitent rester en Midi-Pyrénées », explique Laurent Adnet, responsable du Fundraising de l’ESC Toulouse.
Pour encourager la création d’entreprise, les écoles de commerce s’intéressent également aux femmes - elles sont moins de 30 % à créer leur entreprise en France. Advancia leur propose une nouvelle formation depuis janvier 2008 et l’Essec lancera dans l’année un programme «Women Entrepreneurship » en partenariat avec des réseaux féminins. Histoire de préparer la succession de Laurence Parisot, la « patronne des patrons »…
Sarah Chevalley
Mis en ligne le 26 août 2008
newzy.fr
Quelques succès, comme celui de Pierre Kosciusko-Morizet, ancien HEC, fondateur – à 28 ans – du site Priceminister.com, ont propulsé l’entrepreneuriat étudiant sur le devant de la scène. Pourtant en 2006, selon l’APCE (l'Agence pour la création d’entreprises), les étudiants des grandes écoles étaient moins de 5 % à créer leur entreprise immédiatement après leurs études. « Avec les conditions salariales qui leur sont proposées, nos jeunes diplômés ont des menottes dorées aux mains », observe Alain Bloch, directeur de HEC Entrepreneurs. Un constat partagé par Michel Coster, directeur du Centre des entrepreneurs de l’EM Lyon. Selon lui, les étudiants en MBA, qui se sont souvent endettés pour payer leur formation, sont peu disposés à se lancer dans l’aventure de la création…
Au-delà, qui dit création d’entreprise dit également prise de risques. Or, la culture du risque n’est pas une spécificité hexagonale. Les diplômés des grandes écoles n'ont pas toujours envie de créer une entreprise avant d'avoir acquis au moins cinq ans d'expérience. Ils considèrent la création comme un acte trop risqué. Il faut les aider à dédramatiser », analyse ainsi Frédéric Adida, conseil auprès d’entrepreneurs et président de l’Institut Assaté.
Pourtant, les grandes écoles ont été les premières à introduire des cours d’entrepreneuriat : HEC en 1976, suivie de l’EM Lyon, en 1984. À l’origine, il s’agissait de formations continues destinées à des ingénieurs et à des cadres en outplacement. Cela fonctionne toujours aujourd’hui, en particulier pour les cadres expérimentés possédant un capital et candidats à la reprise d’une entreprise. Mais si l’expérience reste une donnée importante pour entreprendre, elle n’est plus considérée comme indispensable. À l’Essec, 80% des créateurs sont en formation initiale.
Inculquer les valeurs entrepreneuriales
Les grandes écoles sont de plus en plus nombreuses à proposer des cours d’initiation à la création d’entreprise dès la première année avec la possibilité de se spécialiser tout au long du cursus. L’enseignement passe autant par le transfert d’expérience que par l’acquisition de connaissances. « La rencontre avec des chefs d’entreprise suscite toujours l’intérêt des étudiants et influence leur façon d’envisager leur avenir professionnel », constate Michel Coster, dont l’objectif n’est pas de faire de chaque étudiant un futur chef d’entreprise mais de lui inculquer des valeurs entrepreneuriales qu’il pourra aussi mettre à profit dans une activité salariée. C’est sur ce principe qu'a été créé le MBA Jeune entrepreneur à l’ESC Toulouse, qui a démarré en mai 2008. « Conçu en partenariat avec des entreprises de la région, axé sur les thématiques managériales des PME, le MBA est réservé aux étudiants de l’école qui souhaitent rester en Midi-Pyrénées », explique Laurent Adnet, responsable du Fundraising de l’ESC Toulouse.
Pour encourager la création d’entreprise, les écoles de commerce s’intéressent également aux femmes - elles sont moins de 30 % à créer leur entreprise en France. Advancia leur propose une nouvelle formation depuis janvier 2008 et l’Essec lancera dans l’année un programme «Women Entrepreneurship » en partenariat avec des réseaux féminins. Histoire de préparer la succession de Laurence Parisot, la « patronne des patrons »…
Sarah Chevalley
Mis en ligne le 26 août 2008
newzy.fr
