Comment manager les passionnés
26 Février 2009
Lu par 4115 personne(s)
Exigeants, travailleurs, impliqués… ces profils doivent être gérés avec doigté. Les personnes passionnées sont un vivier à part qu'il faut bien gérer. Avoir de tels profils dans l'entreprise, est un avantage pour l'employeur, mais aussi une rude tâche pour le top management. Tellement exigeants et travailleurs, ces «super héros» demandent autant de rigueur de la part des membres de toutes les équipes avec lesquelles ils bossent.
Alors, comment les manager sans créer de susceptibilités et comment canaliser leur fougue au profit de l'entreprise ?
Certes, ce n'est pas une tâche facile pour un manager surtout que ces personnes sont assoiffées de reconnaissance, un élément essentiel pour leur bien-être. Et si le cadre ou l'ambiance en général ne leur plait plus, ces personnes n'hésitent pas à changer de travail si l'occasion se présente.
Alors, autant retenir ces talents, sachant que ces cadres sont créatifs, travailleurs, impliqués, prêts à s'investir. Une des clés de bonne gestion est la reconnaissance. De l'avis des spécialistes, plus le manager montre qu'il est conscient et qu'il apprécie leur implication, le rendement de ces personnes ne sera que meilleur. Des fois, ces «supers héros» se heurtent à des résistances au sein du groupe, ce qui est normal vu que certaines personnes qui ne travaillent pas bien sont gênées par la présence de ces «passionnés de travail». Des fois, la relation entre ces deux parties se détériore tellement, en l'absence de l'arbitrage du manager, que chacun fait cavalier seul, ce qui n'est pas bien pour l'entreprise. Dans la plupart des cas, ces personnes plient bagage après un certain temps si rien ne change et lèvent les voiles.
Pour éviter ce scénario, le top management a intérêt à être attentif aux attentes des ces cadres, à veiller à plus de transparence et à respecter les collaborateurs qui sont stratégiques pour l'entreprise : en raison d'un savoir-faire ou d'une expertise difficile à trouver sur le marché, ou encore parce qu'il sont des meneurs sachant motiver leur entourage», s'accordent à dire les experts. Et pour cause, ce type de profil est une grande mine pour l'entreprise car il s'investit à 100% voire plus et fait profiter la société de son temps et son énergie devenant aisnis « une vrai machine à travailler».
La reconnaissance reste le maître mot d'une bonne gestion RH bien avant l'augmentation de salaire. Et pour cause, avec la nouvelle génération des salariés la donne a changé et les exigences et attentes des cadres ont évolué. Le manager doit faire en sorte de rapprocher les esprits et de fédérer les équipes sans créer de susceptibilités. Le seul revers de la médaille, c'est que ces personnes passionnées sont, dans la plupart des cas des entêtés, et des fois, elles ne contrôlent pas leur pulsion, d'où certains accrochages. Mais en général, ce sont des personnes exigeantes, fortes, mais en même temps très sensibles. Une chose est sûre, les manager est une rude tâche, mais ça devient facile c'est dans l'intérêt de l'entreprise. A ce moment-là tout le monde s'implique allant du top management aux membres de l'équipe. Dur, dur d'être manager.
«Il faut respecter leur dynamisme et le canaliser avec finesse»
Avis de l'expert • Mohammed Benouarrek
Comment reconnaît-on les personnes passionnées ?
En général, les personnes passionnées ne passent pas inaperçues. Acharnement, capacité à résister à la fatigue, ardeur, motivation infatigable, degré d'implication, envie insatiable de bien faire et de terminer ce qu'ils ont commencé, font d'eux des personnes remarquables dans le sens littéral et métaphorique. Ceci dit, dans certains cas, les personnes passionnées manquent d'écoute active et risquent parfois de se retrouver dans des one-man-show.
Comment gérer ces personnes passionnées ? Comment faire en sorte d'éviter tout affrontement avec les autres ?
La gestion des personnes passionnées est un peu délicate car si elles sont émotionnelles – et c'est souvent le cas – le manager doit les traiter avec beaucoup d'habileté et de délicatesse. Les personnes passionnées ont la force d'un rhinocéros couplée à la fragilité d'un papillon. Il faut respecter leur dynamisme et le canaliser avec beaucoup de finesse et d'obligeance. Sur ce plan vertical de leurs relations professionnelles, il est recommandé de ne pas les limiter à des exercices de réflexion mais de les inscrire aussi dans des pistes d'action.
Quand une personne passionnée nourrit une croyance, il est difficile de lui faire changer d'avis à moins que le manager investisse du temps pour la convaincre. A ce niveau, il faut faire preuve de beaucoup d'intelligence émotionnelle.
Sur le plan horizontal de leurs relations professionnelles, ces personnes suscitent parfois de la jalousie autour d'elles. Ces personnes passionnées risquent d'être perçues comme des éléments perturbateurs souhaitant attirer l'attention du top management vers eux – or ce n'est pas toujours le cas. Ce sont des drivers de la performance ou bien d'actions qui dérangent parfois de par leur présence et leur vitalité.
A travers leur dynamisme, ils risquent de mettre l'emphase sur les éléments dormant qui forment en général un vivier potentiel d'antagonistes.
Comment canaliser cette fougue et en faire profiter l'entreprise ?
L'ardeur des personnes passionnées est une énergie nucléaire humaine. Il est impératif d'en faire bon usage car l'output d'une personne passionnée (si elle couple la compétence avec la discipline) peut égaler celui de plusieurs personnes normales. Il est fort recommandé de bien comprendre son raisonnement, ses motivations (souvent intrinsèques), et son point de vue afin de bien canaliser son énergie et ses efforts. Parfois, la méfiance et la jalousie d'autrui poussent la personne passionnée à s'isoler dans sa bulle d'air. Chaque entreprise doit se doter de personnes passionnées car elles ont une plus-value notable de par leur implication, leur rythme de travail, leur acharnement et leur motivation pour bien et tout faire.
Quels sont les atouts d'avoir ce type de personnes dans le groupe ?
Une personne passionnée a beaucoup de chance à imposer son leadership vis-à-vis du groupe. Elle peut même transformer, à travers sa ferveur, le groupe en équipe et de jouer le rôle de catalyseur. En qualité de pacemaker (meneur de rythme), elle souffle du vent dans les roues et drive vers le haut sans relâche. En général, si une personne passionnée prend les commandes d'un groupe, les 'canards boiteux' ne tardent pas à se redresser ou bien à quitter. Dans les deux cas l'entreprise est gagnante.
Que conseillez-vous à ce type de profils ?
Il est vrai que le dynamisme et l'ardeur sont des devises importantes mais l'écoute active des autres et la capacité à les intégrer sont également des qualités importantes. Il faut apprendre à respecter la différence. Les 'moteurs diesels' ont aussi leur place dans un 'écosystème' socio-économique. En effet, la moto n'a pas éradiqué la bicyclette. Surtout, à ne pas oublier que la vraie vertu n'est pas de dépasser les autres mais de se dépasser soi-même.
lematin.ma
Alors, comment les manager sans créer de susceptibilités et comment canaliser leur fougue au profit de l'entreprise ?
Certes, ce n'est pas une tâche facile pour un manager surtout que ces personnes sont assoiffées de reconnaissance, un élément essentiel pour leur bien-être. Et si le cadre ou l'ambiance en général ne leur plait plus, ces personnes n'hésitent pas à changer de travail si l'occasion se présente.
Alors, autant retenir ces talents, sachant que ces cadres sont créatifs, travailleurs, impliqués, prêts à s'investir. Une des clés de bonne gestion est la reconnaissance. De l'avis des spécialistes, plus le manager montre qu'il est conscient et qu'il apprécie leur implication, le rendement de ces personnes ne sera que meilleur. Des fois, ces «supers héros» se heurtent à des résistances au sein du groupe, ce qui est normal vu que certaines personnes qui ne travaillent pas bien sont gênées par la présence de ces «passionnés de travail». Des fois, la relation entre ces deux parties se détériore tellement, en l'absence de l'arbitrage du manager, que chacun fait cavalier seul, ce qui n'est pas bien pour l'entreprise. Dans la plupart des cas, ces personnes plient bagage après un certain temps si rien ne change et lèvent les voiles.
Pour éviter ce scénario, le top management a intérêt à être attentif aux attentes des ces cadres, à veiller à plus de transparence et à respecter les collaborateurs qui sont stratégiques pour l'entreprise : en raison d'un savoir-faire ou d'une expertise difficile à trouver sur le marché, ou encore parce qu'il sont des meneurs sachant motiver leur entourage», s'accordent à dire les experts. Et pour cause, ce type de profil est une grande mine pour l'entreprise car il s'investit à 100% voire plus et fait profiter la société de son temps et son énergie devenant aisnis « une vrai machine à travailler».
La reconnaissance reste le maître mot d'une bonne gestion RH bien avant l'augmentation de salaire. Et pour cause, avec la nouvelle génération des salariés la donne a changé et les exigences et attentes des cadres ont évolué. Le manager doit faire en sorte de rapprocher les esprits et de fédérer les équipes sans créer de susceptibilités. Le seul revers de la médaille, c'est que ces personnes passionnées sont, dans la plupart des cas des entêtés, et des fois, elles ne contrôlent pas leur pulsion, d'où certains accrochages. Mais en général, ce sont des personnes exigeantes, fortes, mais en même temps très sensibles. Une chose est sûre, les manager est une rude tâche, mais ça devient facile c'est dans l'intérêt de l'entreprise. A ce moment-là tout le monde s'implique allant du top management aux membres de l'équipe. Dur, dur d'être manager.
«Il faut respecter leur dynamisme et le canaliser avec finesse»
Avis de l'expert • Mohammed Benouarrek
Comment reconnaît-on les personnes passionnées ?
En général, les personnes passionnées ne passent pas inaperçues. Acharnement, capacité à résister à la fatigue, ardeur, motivation infatigable, degré d'implication, envie insatiable de bien faire et de terminer ce qu'ils ont commencé, font d'eux des personnes remarquables dans le sens littéral et métaphorique. Ceci dit, dans certains cas, les personnes passionnées manquent d'écoute active et risquent parfois de se retrouver dans des one-man-show.
Comment gérer ces personnes passionnées ? Comment faire en sorte d'éviter tout affrontement avec les autres ?
La gestion des personnes passionnées est un peu délicate car si elles sont émotionnelles – et c'est souvent le cas – le manager doit les traiter avec beaucoup d'habileté et de délicatesse. Les personnes passionnées ont la force d'un rhinocéros couplée à la fragilité d'un papillon. Il faut respecter leur dynamisme et le canaliser avec beaucoup de finesse et d'obligeance. Sur ce plan vertical de leurs relations professionnelles, il est recommandé de ne pas les limiter à des exercices de réflexion mais de les inscrire aussi dans des pistes d'action.
Quand une personne passionnée nourrit une croyance, il est difficile de lui faire changer d'avis à moins que le manager investisse du temps pour la convaincre. A ce niveau, il faut faire preuve de beaucoup d'intelligence émotionnelle.
Sur le plan horizontal de leurs relations professionnelles, ces personnes suscitent parfois de la jalousie autour d'elles. Ces personnes passionnées risquent d'être perçues comme des éléments perturbateurs souhaitant attirer l'attention du top management vers eux – or ce n'est pas toujours le cas. Ce sont des drivers de la performance ou bien d'actions qui dérangent parfois de par leur présence et leur vitalité.
A travers leur dynamisme, ils risquent de mettre l'emphase sur les éléments dormant qui forment en général un vivier potentiel d'antagonistes.
Comment canaliser cette fougue et en faire profiter l'entreprise ?
L'ardeur des personnes passionnées est une énergie nucléaire humaine. Il est impératif d'en faire bon usage car l'output d'une personne passionnée (si elle couple la compétence avec la discipline) peut égaler celui de plusieurs personnes normales. Il est fort recommandé de bien comprendre son raisonnement, ses motivations (souvent intrinsèques), et son point de vue afin de bien canaliser son énergie et ses efforts. Parfois, la méfiance et la jalousie d'autrui poussent la personne passionnée à s'isoler dans sa bulle d'air. Chaque entreprise doit se doter de personnes passionnées car elles ont une plus-value notable de par leur implication, leur rythme de travail, leur acharnement et leur motivation pour bien et tout faire.
Quels sont les atouts d'avoir ce type de personnes dans le groupe ?
Une personne passionnée a beaucoup de chance à imposer son leadership vis-à-vis du groupe. Elle peut même transformer, à travers sa ferveur, le groupe en équipe et de jouer le rôle de catalyseur. En qualité de pacemaker (meneur de rythme), elle souffle du vent dans les roues et drive vers le haut sans relâche. En général, si une personne passionnée prend les commandes d'un groupe, les 'canards boiteux' ne tardent pas à se redresser ou bien à quitter. Dans les deux cas l'entreprise est gagnante.
Que conseillez-vous à ce type de profils ?
Il est vrai que le dynamisme et l'ardeur sont des devises importantes mais l'écoute active des autres et la capacité à les intégrer sont également des qualités importantes. Il faut apprendre à respecter la différence. Les 'moteurs diesels' ont aussi leur place dans un 'écosystème' socio-économique. En effet, la moto n'a pas éradiqué la bicyclette. Surtout, à ne pas oublier que la vraie vertu n'est pas de dépasser les autres mais de se dépasser soi-même.
lematin.ma
