Home Office : comment surmonter votre flemme ?
15 Août 2012
Lu par 1971 personne(s)
Avoir son bureau à la maison, c’est pouvoir choisir quand et comment travailler. Mais aussi : sans chef, pas de contrôle – il faut se motiver soi-même. Voici neuf conseils pour vaincre votre démon intérieur.
1. Distinguez le privé du travail
L’idéal est d’avoir un endroit dédié, un bureau, c’est-à-dire une pièce dont vous pouvez fermer la porte. Vous aurez d’autant plus de plaisir à vous y retirer pour travailler que vous vous y sentirez à l’aise. Veillez à mettre en place un bon éclairage, à disposer d’un siège confortable et ergonomique et à aérer la pièce régulièrement. Si ce " bureau " n’est pas seulement utilisé en tant que tel, veillez à garder vos documents et dossiers dans un endroit réservé vous permettant de les retrouver rapidement.
Important : convenez avec vos proches des créneaux de temps vous assurant le calme indispensable pour accomplir votre travail.
2. Evitez toute situation chaotique
" Rien de plus énervant qu’une place de travail désordonnée ", déclare Willy Knüsel qui conduit des stages de productivité. Lorsque vous arrivez dans votre " bureau à domicile " et qu’une montagne de dossiers et d’autres objets cache votre ordinateur, vous n’avez qu’une seule envie : prendre la fuite ! Knüsel conseille d’étouffer le chaos dans l’œuf pour éviter que les papiers et dossiers ne s’accumulent. Comment faire ?
Appliquez le principe de l’immédiat : réglez sans tarder tous les travaux ne nécessitant pas de préparatifs particuliers ou de mesures annexes – ce qui est fait est fait ! Ce principe est bien plus judicieux que de gérer ces travaux en les notant sur une fiche pour ne pas les oublier ou en dressant de grandes listes. Définissez une priorité à tout ce qui ne peut être réglé immédiatement, sachant que le moment venu, vous vous y mettrez.
Important : reporter les tâches à accomplir n’est pas tolérable. Si vous le faites malgré tout, vous vous retrouverez très vite dans un pêle-mêle de tâches non réglées – et recommencer à la case départ sera d’autant plus difficile et décourageant.
3. Fixez des priorités
Sans objectif clairement défini, vous éparpillez vos capacités et perdez de vue ce qui est important. Planifiez soigneusement votre journée de travail : cela ne demande que quelques minutes. Knüsel conseille de dresser la veille une liste de tâches à accomplir le lendemain, si possible dans l’ordre des priorités. Un effet corollaire satisfaisant : cocher ou rayer les tâches accomplies est tellement motivant !
4. Grouper les travaux comparables
Regrouper les tâches analogues – un autre moyen de combattre la tendance à l’éparpillement des ressources. Il est par exemple judicieux de concentrer les entretiens téléphoniques sur des créneaux déterminés.
5. Eliminez les sources de perturbation
Lothar Seiwert, expert en gestion du temps, recommande : mettez l’alarme de votre système de courrier électronique en veilleuse. " Peu importe que ce soit un simple bip-bip ou seulement un signal optique – tout courriel, si insignifiant soit-il, nous distrait ", dit-il. Rien ne coûte plus de temps et ne cause plus de stress que de se lancer dans un travail sans se concentrer complètement sur ce travail parce qu’on s’occupe de ses mails parallèlement.
Détail fatal : toute distraction est la bienvenue lorsqu’on doit s’occuper d’une affaire désagréable et ce n’est que très volontiers qu’on préfèrera consulter ses messages électroniques et y répondre. Par conséquent : traitez vos courriels " en bloc ", dans un créneau temps fixe le matin, à midi et le soir. Et ne consacrez si possible pas plus de deux minutes par mail : décidez immédiatement si vous réagissez, archivez ou effacez le courriel.
6. Dites " Stop "
Les sources de perturbation externes sont énervantes, mais celles qui hantent la tête sont encore plus malicieuses, dit Willy Knüsel. Exemples : tu pourrais commencer par tondre le gazon avant de passer aux coups de téléphone pour trouver de nouveaux clients. Ou bien : occupe-toi d’abord du linge avant de rédiger le rapport de projet. Si vous préférez faire n’importe quel travail pour ne pas vous occuper de ce que vous devez faire, vous n’avez qu’une seule solution : disciplinez-vous ! " Prenez conscience de ce genre de mécanismes et démasquez-les ! " Dites-vous catégoriquement : stop ! Je vais commencer par faire mon travail et ensuite, j’aurai le temps de faire autre chose. Une aide précieuse dans les tâches complexes ou laborieuses : définir des objectifs intermédiaires.
Exemple : vous voulez élaborer le concept global jusqu’à dix heures, puis faire une petite pause.
7. Justement : les pauses
Lorsque vous rédigerez votre planning pour le lendemain, n’oubliez pas de prévoir les pauses. Une pause n’est pas une perte de temps, mais une simple nécessité qui vous permet de rester en forme et performant.
8. Trouvez votre propre rythme
Travailler dans son home office offre l’opportunité de travailler pendant les créneaux qui vous conviennent le mieux. Mettez à profit votre courbe de performance. Si vous êtes plutôt du matin, profitez de votre " phase forte " pendant la matinée et commencez à travailler dès que vous aurez pris votre petit déjeuner en attaquant la tâche la plus difficile. Si vous avez du mal à démarrer, faites-le plus lentement en vous penchant d’abord sur les tâches simples, par exemple la gestion administrative et les travaux de routine.
Important : fixez une limite de temps, c’est-à-dire une heure à laquelle – au plus tard – vous commencerez vraiment à travailler.
9. Pensez aussi à votre bien-être
Etre performant, ce n’est pas une capacité illimitée que l’on peut exploiter à l’infini en prolongeant les heures de travail. Veillez à ce que vos journées comportent aussi autre chose que du travail. Réservez suffisamment de temps pour vous ressourcer, vous détendre, vous occuper de vos hobbies, passer quelques heures avec vos amis. Et si vous avez bien accompli un travail particulièrement difficile ou achevé un projet, récompensez-vous en allant dans un bon restaurant ou bien au cinéma : vous le méritez bien !
Vera Sohmer.
Monster.ch
Mis en ligne le 15 août 2012.
1. Distinguez le privé du travail
L’idéal est d’avoir un endroit dédié, un bureau, c’est-à-dire une pièce dont vous pouvez fermer la porte. Vous aurez d’autant plus de plaisir à vous y retirer pour travailler que vous vous y sentirez à l’aise. Veillez à mettre en place un bon éclairage, à disposer d’un siège confortable et ergonomique et à aérer la pièce régulièrement. Si ce " bureau " n’est pas seulement utilisé en tant que tel, veillez à garder vos documents et dossiers dans un endroit réservé vous permettant de les retrouver rapidement.
Important : convenez avec vos proches des créneaux de temps vous assurant le calme indispensable pour accomplir votre travail.
2. Evitez toute situation chaotique
" Rien de plus énervant qu’une place de travail désordonnée ", déclare Willy Knüsel qui conduit des stages de productivité. Lorsque vous arrivez dans votre " bureau à domicile " et qu’une montagne de dossiers et d’autres objets cache votre ordinateur, vous n’avez qu’une seule envie : prendre la fuite ! Knüsel conseille d’étouffer le chaos dans l’œuf pour éviter que les papiers et dossiers ne s’accumulent. Comment faire ?
Appliquez le principe de l’immédiat : réglez sans tarder tous les travaux ne nécessitant pas de préparatifs particuliers ou de mesures annexes – ce qui est fait est fait ! Ce principe est bien plus judicieux que de gérer ces travaux en les notant sur une fiche pour ne pas les oublier ou en dressant de grandes listes. Définissez une priorité à tout ce qui ne peut être réglé immédiatement, sachant que le moment venu, vous vous y mettrez.
Important : reporter les tâches à accomplir n’est pas tolérable. Si vous le faites malgré tout, vous vous retrouverez très vite dans un pêle-mêle de tâches non réglées – et recommencer à la case départ sera d’autant plus difficile et décourageant.
3. Fixez des priorités
Sans objectif clairement défini, vous éparpillez vos capacités et perdez de vue ce qui est important. Planifiez soigneusement votre journée de travail : cela ne demande que quelques minutes. Knüsel conseille de dresser la veille une liste de tâches à accomplir le lendemain, si possible dans l’ordre des priorités. Un effet corollaire satisfaisant : cocher ou rayer les tâches accomplies est tellement motivant !
4. Grouper les travaux comparables
Regrouper les tâches analogues – un autre moyen de combattre la tendance à l’éparpillement des ressources. Il est par exemple judicieux de concentrer les entretiens téléphoniques sur des créneaux déterminés.
5. Eliminez les sources de perturbation
Lothar Seiwert, expert en gestion du temps, recommande : mettez l’alarme de votre système de courrier électronique en veilleuse. " Peu importe que ce soit un simple bip-bip ou seulement un signal optique – tout courriel, si insignifiant soit-il, nous distrait ", dit-il. Rien ne coûte plus de temps et ne cause plus de stress que de se lancer dans un travail sans se concentrer complètement sur ce travail parce qu’on s’occupe de ses mails parallèlement.
Détail fatal : toute distraction est la bienvenue lorsqu’on doit s’occuper d’une affaire désagréable et ce n’est que très volontiers qu’on préfèrera consulter ses messages électroniques et y répondre. Par conséquent : traitez vos courriels " en bloc ", dans un créneau temps fixe le matin, à midi et le soir. Et ne consacrez si possible pas plus de deux minutes par mail : décidez immédiatement si vous réagissez, archivez ou effacez le courriel.
6. Dites " Stop "
Les sources de perturbation externes sont énervantes, mais celles qui hantent la tête sont encore plus malicieuses, dit Willy Knüsel. Exemples : tu pourrais commencer par tondre le gazon avant de passer aux coups de téléphone pour trouver de nouveaux clients. Ou bien : occupe-toi d’abord du linge avant de rédiger le rapport de projet. Si vous préférez faire n’importe quel travail pour ne pas vous occuper de ce que vous devez faire, vous n’avez qu’une seule solution : disciplinez-vous ! " Prenez conscience de ce genre de mécanismes et démasquez-les ! " Dites-vous catégoriquement : stop ! Je vais commencer par faire mon travail et ensuite, j’aurai le temps de faire autre chose. Une aide précieuse dans les tâches complexes ou laborieuses : définir des objectifs intermédiaires.
Exemple : vous voulez élaborer le concept global jusqu’à dix heures, puis faire une petite pause.
7. Justement : les pauses
Lorsque vous rédigerez votre planning pour le lendemain, n’oubliez pas de prévoir les pauses. Une pause n’est pas une perte de temps, mais une simple nécessité qui vous permet de rester en forme et performant.
8. Trouvez votre propre rythme
Travailler dans son home office offre l’opportunité de travailler pendant les créneaux qui vous conviennent le mieux. Mettez à profit votre courbe de performance. Si vous êtes plutôt du matin, profitez de votre " phase forte " pendant la matinée et commencez à travailler dès que vous aurez pris votre petit déjeuner en attaquant la tâche la plus difficile. Si vous avez du mal à démarrer, faites-le plus lentement en vous penchant d’abord sur les tâches simples, par exemple la gestion administrative et les travaux de routine.
Important : fixez une limite de temps, c’est-à-dire une heure à laquelle – au plus tard – vous commencerez vraiment à travailler.
9. Pensez aussi à votre bien-être
Etre performant, ce n’est pas une capacité illimitée que l’on peut exploiter à l’infini en prolongeant les heures de travail. Veillez à ce que vos journées comportent aussi autre chose que du travail. Réservez suffisamment de temps pour vous ressourcer, vous détendre, vous occuper de vos hobbies, passer quelques heures avec vos amis. Et si vous avez bien accompli un travail particulièrement difficile ou achevé un projet, récompensez-vous en allant dans un bon restaurant ou bien au cinéma : vous le méritez bien !
Vera Sohmer.
Monster.ch
Mis en ligne le 15 août 2012.
