Kit de survie pour manager menacé
12 Octobre 2010
Lu par 1894 personne(s)
Conflit social houleux, séquestration… De plus en plus de patrons affrontent des situations où ils doivent faire preuve de courage physique. Nos conseils pour rester ferme et digne dans l’épreuve.
Essex, Sullair, 3M, Sony France… Ces entreprises qui ont récemment défrayé la chronique présentent un point commun : leurs patrons ont été séquestrés par des employés qui pensaient ainsi attirer l’at-tention sur leurs revendications. Et quand un procédé semble faire école, mieux vaut s’y préparer ! Les conseils qui suivent devraient vous permettre de rester digne dans les situations de stress physique auxquelles vous pourriez être confronté. Une règle d’or : ne laissez jamais votre cerveau reptilien prendre le dessus. Vos émotions – la peur, la colère, le sentiment d’injustice – ne doivent en aucun cas guider vos actes. En toute circonstance, calme et sang-froid seront vos atouts les plus précieux.
On m’insulte, comment dois-je réagir ?
D’abord, marquez votre autorité en rappelant calmement mais fermement que si chacun a le droit d’être en désaccord, il n’est pas question d’ou¬blier les règles de la bien¬séance. Puis, proposez une pause. Faites distribuer café et boissons fraîches ou offrez à vos collaborateurs de marcher dehors avec vous. Ces gestes simples permettent de revenir à des rap¬ports plus humains.
Des meneurs se font plus virulents, comment dois-je leur parler ?
Ne cédez pas à la tentation de rudoyer ceux qui vous rudoient… ni de tutoyer ceux qui vous tutoient.Faites-vous un devoir de montrer l’exemple en restant respectueux. Bannissez les attaques personnelles et concentrez-vous sur des éléments purement factuels. Le piège à éviter : se laisser entraîner sur le terrain de l’affron¬tement. Surtout, pas de réaction d’orgueil !
La situation échappe à tout contrôle, dois-je m’imposer ?
Un groupe comporte souvent des personnes indécises. Identifiez-les et donnez-leur la parole. Oubliez votre fonction pour dialoguer de personne à personne : lever les masques peut aider à retisser des liens. Ménagez à vos interlocuteurs une porte de sortie dans la négo, car ils ne sauront pas con¬vaincre le reste de la troupe s’ils ont eux-mêmes le sentiment de perdre la face.
J’ai peur, comment le cacher ?
Adoptez une attitude physique inoffensive, en veillant à ne pas apparaître comme une victime. Pas question, par exemple, de se re¬cro¬queviller dans une posture de protection. Tenez-vous droit, les bras ouverts et regardez votre interlocuteur dans les yeux. Evitez aussi de bouger la jambe ou de tripoter un stylo. Si vous parvenez à sauver les apparences, nul ne remarquera votre inquiétude.
Je crains une séquestration, comment m’y préparer ?
Gardez dans votre tiroir une trousse de toilette avec rasoir, brosse à dents et dentifrice, dans le cas où la séquestration durerait. Indispensable pour rester en contact avec l’extérieur et votre famille : un chargeur de téléphone portable. Enfin, ayez toujours sur vous le numéro de personnalités locales influentes, politiques ou patrons, à appeler à la rescousse en cas d’urgence.
Publié le 28 septembre 2010
Mis en ligne le 05 Décembre 2011
capital.fr
Essex, Sullair, 3M, Sony France… Ces entreprises qui ont récemment défrayé la chronique présentent un point commun : leurs patrons ont été séquestrés par des employés qui pensaient ainsi attirer l’at-tention sur leurs revendications. Et quand un procédé semble faire école, mieux vaut s’y préparer ! Les conseils qui suivent devraient vous permettre de rester digne dans les situations de stress physique auxquelles vous pourriez être confronté. Une règle d’or : ne laissez jamais votre cerveau reptilien prendre le dessus. Vos émotions – la peur, la colère, le sentiment d’injustice – ne doivent en aucun cas guider vos actes. En toute circonstance, calme et sang-froid seront vos atouts les plus précieux.
On m’insulte, comment dois-je réagir ?
D’abord, marquez votre autorité en rappelant calmement mais fermement que si chacun a le droit d’être en désaccord, il n’est pas question d’ou¬blier les règles de la bien¬séance. Puis, proposez une pause. Faites distribuer café et boissons fraîches ou offrez à vos collaborateurs de marcher dehors avec vous. Ces gestes simples permettent de revenir à des rap¬ports plus humains.
Des meneurs se font plus virulents, comment dois-je leur parler ?
Ne cédez pas à la tentation de rudoyer ceux qui vous rudoient… ni de tutoyer ceux qui vous tutoient.Faites-vous un devoir de montrer l’exemple en restant respectueux. Bannissez les attaques personnelles et concentrez-vous sur des éléments purement factuels. Le piège à éviter : se laisser entraîner sur le terrain de l’affron¬tement. Surtout, pas de réaction d’orgueil !
La situation échappe à tout contrôle, dois-je m’imposer ?
Un groupe comporte souvent des personnes indécises. Identifiez-les et donnez-leur la parole. Oubliez votre fonction pour dialoguer de personne à personne : lever les masques peut aider à retisser des liens. Ménagez à vos interlocuteurs une porte de sortie dans la négo, car ils ne sauront pas con¬vaincre le reste de la troupe s’ils ont eux-mêmes le sentiment de perdre la face.
J’ai peur, comment le cacher ?
Adoptez une attitude physique inoffensive, en veillant à ne pas apparaître comme une victime. Pas question, par exemple, de se re¬cro¬queviller dans une posture de protection. Tenez-vous droit, les bras ouverts et regardez votre interlocuteur dans les yeux. Evitez aussi de bouger la jambe ou de tripoter un stylo. Si vous parvenez à sauver les apparences, nul ne remarquera votre inquiétude.
Je crains une séquestration, comment m’y préparer ?
Gardez dans votre tiroir une trousse de toilette avec rasoir, brosse à dents et dentifrice, dans le cas où la séquestration durerait. Indispensable pour rester en contact avec l’extérieur et votre famille : un chargeur de téléphone portable. Enfin, ayez toujours sur vous le numéro de personnalités locales influentes, politiques ou patrons, à appeler à la rescousse en cas d’urgence.
Publié le 28 septembre 2010
Mis en ligne le 05 Décembre 2011
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