Les 5 principes à respecter en 2009
26 Janvier 2009
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Le Maroc est, à ce jour, le seul marché non européen ouvert aux cieux européens. Seulement, avec la crise économique qui a débuté en octobre 2008, des prises de position rapides sont primordiales pour ne pas subir les effets de cette crise.
Le Maroc a pu accélérer le nombre de ses arrivées depuis 2003, en gagnant plus de 3 millions de touristes internationaux en 5 ans. Cette accélération peut être expliquée par plusieurs facteurs. D'abord, l'offre de Marrakech s'est considérablement développée. La tradition d'accueil du Royaume, sa gastronomie, l'artisanat et la diversité de ses paysages, de ses musiques et danses et ses festivals apportent à la destination une douceur de vivre que l'on ne retrouve pas toujours chez ses concurrents. De plus, l'ouverture du ciel marocain aux cieux européens a généré, pour sa part, la création de deux compagnies Low-Cost au départ du sud de la Méditerranée. Le Maroc est, à ce jour, le seul marché non européen ouvert aux cieux européens. Seulement, avec la crise économique qui a débuté en octobre 2008, des prises de position rapides sont primordiales pour «passer» l'année 2009 sans péril. Cinq principes sont identifiés dans le cadre de Mediterranean Travel Association (META).
Selon Etienne Pauchant, fondateur de cette association, «le prix du baril de pétrole est actuellement inférieur à 60 dollars. On peut penser que les achats à terme de carburant s'accélèrent, en prévision d'une possible hausse en 2009 (la BCE anticipe un prix autour de 120 dollars l'année prochaine). La multiplication des plates-formes aéroportuaires Low-Cost au Maroc doit donc logiquement être prise en considération (un lit - un siège)». Dans ce sillage, META prépare activement avec la Fédération nationale du tourisme (FNT) et le Centre régional du tourisme de Marrakech une conférence qui a reçu le soutien de la DG Transport et Energie de la Commission de l'Union européenne. Le débat sera organisé autour du thème pourtant sur «L'élargissement de l'espace aérien européen commun aux marchés de la Méditerranée : la nouvelle règle du jeu». Elle se tiendra à Marrakech, fin mai ou début juin et rassemblera pour la première fois en Méditerranée des compagnies aériennes, des aéroports et plusieurs experts internationaux spécialisés dans le développement des transports Low-Cost.
Etienne Pauchant a évoqué dans ses conférences, en marge du congrès de la FNT et du salon MTM à Marrakech, la nécessité d'un fort développement de la distribution électronique par une présence de toutes les offres (Riads, hôtels, chambres chez l'habitant, festivals, villes) sur le web, …. Ceci tout en restant le plus possible proche du «prix plancher» en 2009, sans toutefois mettre en péril l'exploitation.Le management éthique n'est pas en reste. Il s'agit de prendre en compte la protection des sites, de la flore et de la faune, le respect du patrimoine bâti, la gestion stricte de l'eau, de l'énergie, des déchets et la limitation des rejets de CO2.
Il a également insisté sur l'authenticité, tendance fortement développée par la demande européenne âgée de 50 ans et plus. «Eviter de trop occidentaliser les offres marocaines, privilégier la culture locale, la rencontre avec les traditions, les échanges avec le réceptif ou directement avec la population», considère t-il. A côté du balnéaire, le tourisme des villes impériales, de l'Atlas et du désert est à favoriser. Partant d'un constat réalisé après observation des marchés émetteurs du tourisme européen, META propose aux professionnels du tourisme méditerranéens, de contribuer activement aux objectifs de l'Union pour la Méditerranée, dans le cadre d'une synthèse, rapprochant les objectifs de durabilité, partagés par l'Union pour la Méditerranée et les professionnels du tourisme y exerçant leurs activités. En somme, le tourisme est devenu un «besoin humain». «Malgré le fort pessimisme qu'inspire 2009, il est important de noter qu'à l'inverse de la situation d'après le 11 septembre 2001, ou l'épidémie de SRAS, l'actuelle série de mauvaises nouvelles économiques n'a pas entamé le fort désir de voyager», souligne-t-il. Dès le retournement plus favorable de la conjoncture, la demande de voyages reprendra sans délai, et la croissance des départs repartira.
Mis en ligne le 26 Janvier 2009
lematin.ma
Le Maroc a pu accélérer le nombre de ses arrivées depuis 2003, en gagnant plus de 3 millions de touristes internationaux en 5 ans. Cette accélération peut être expliquée par plusieurs facteurs. D'abord, l'offre de Marrakech s'est considérablement développée. La tradition d'accueil du Royaume, sa gastronomie, l'artisanat et la diversité de ses paysages, de ses musiques et danses et ses festivals apportent à la destination une douceur de vivre que l'on ne retrouve pas toujours chez ses concurrents. De plus, l'ouverture du ciel marocain aux cieux européens a généré, pour sa part, la création de deux compagnies Low-Cost au départ du sud de la Méditerranée. Le Maroc est, à ce jour, le seul marché non européen ouvert aux cieux européens. Seulement, avec la crise économique qui a débuté en octobre 2008, des prises de position rapides sont primordiales pour «passer» l'année 2009 sans péril. Cinq principes sont identifiés dans le cadre de Mediterranean Travel Association (META).
Selon Etienne Pauchant, fondateur de cette association, «le prix du baril de pétrole est actuellement inférieur à 60 dollars. On peut penser que les achats à terme de carburant s'accélèrent, en prévision d'une possible hausse en 2009 (la BCE anticipe un prix autour de 120 dollars l'année prochaine). La multiplication des plates-formes aéroportuaires Low-Cost au Maroc doit donc logiquement être prise en considération (un lit - un siège)». Dans ce sillage, META prépare activement avec la Fédération nationale du tourisme (FNT) et le Centre régional du tourisme de Marrakech une conférence qui a reçu le soutien de la DG Transport et Energie de la Commission de l'Union européenne. Le débat sera organisé autour du thème pourtant sur «L'élargissement de l'espace aérien européen commun aux marchés de la Méditerranée : la nouvelle règle du jeu». Elle se tiendra à Marrakech, fin mai ou début juin et rassemblera pour la première fois en Méditerranée des compagnies aériennes, des aéroports et plusieurs experts internationaux spécialisés dans le développement des transports Low-Cost.
Etienne Pauchant a évoqué dans ses conférences, en marge du congrès de la FNT et du salon MTM à Marrakech, la nécessité d'un fort développement de la distribution électronique par une présence de toutes les offres (Riads, hôtels, chambres chez l'habitant, festivals, villes) sur le web, …. Ceci tout en restant le plus possible proche du «prix plancher» en 2009, sans toutefois mettre en péril l'exploitation.Le management éthique n'est pas en reste. Il s'agit de prendre en compte la protection des sites, de la flore et de la faune, le respect du patrimoine bâti, la gestion stricte de l'eau, de l'énergie, des déchets et la limitation des rejets de CO2.
Il a également insisté sur l'authenticité, tendance fortement développée par la demande européenne âgée de 50 ans et plus. «Eviter de trop occidentaliser les offres marocaines, privilégier la culture locale, la rencontre avec les traditions, les échanges avec le réceptif ou directement avec la population», considère t-il. A côté du balnéaire, le tourisme des villes impériales, de l'Atlas et du désert est à favoriser. Partant d'un constat réalisé après observation des marchés émetteurs du tourisme européen, META propose aux professionnels du tourisme méditerranéens, de contribuer activement aux objectifs de l'Union pour la Méditerranée, dans le cadre d'une synthèse, rapprochant les objectifs de durabilité, partagés par l'Union pour la Méditerranée et les professionnels du tourisme y exerçant leurs activités. En somme, le tourisme est devenu un «besoin humain». «Malgré le fort pessimisme qu'inspire 2009, il est important de noter qu'à l'inverse de la situation d'après le 11 septembre 2001, ou l'épidémie de SRAS, l'actuelle série de mauvaises nouvelles économiques n'a pas entamé le fort désir de voyager», souligne-t-il. Dès le retournement plus favorable de la conjoncture, la demande de voyages reprendra sans délai, et la croissance des départs repartira.
Mis en ligne le 26 Janvier 2009
lematin.ma
