Maman, j’ai raté mon entrevue !
17 Décembre 2013
Lu par 2597 personne(s)
Ça y est! Vous venez de vivre le pire scénario en matière de recherche d’emploi. Vous avez la CERTITUDE d’avoir raté l’entrevue qui devait vous mener au poste tant convoité. Un geyser de sentiments monte en vous : c’est la catastrophe, le désastre, oh…et que dire, la honte! Permettez-moi de vous offrir la possibilité de regarder le film de cette entrevue « ratée » avec vous…et d’en tirer des réflexions qui vous permettront d’envisager la suite avec calme et sagesse.
Je vous raconte tout d’abord une petite anecdote personnelle qui m’en a appris long à ce sujet. Il y a de cela plusieurs années, j’avais été convoquée en entrevue par deux gestionnaires. L’échange avait été fluide, la communication chaleureuse…mais la durée de l’entretien que de 40 minutes! J’en étais sortie penaude et absolument convaincue que l’entrevue avait été écourtée parce que celle-ci était ratée. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’on communiqua avec moi pour m’offrir le poste en question. J’ai poussé l’audace en partageant mon étonnement avec la gestionnaire lui disant que ma conclusion avait été toute autre. Et les gestionnaires de me dire : « Mais nous étions convaincus d’avoir trouvé la bonne personne après quelques minutes seulement…pourquoi étirer la conversation outre mesure? » La leçon tirée : attention aux conclusions de « ratage »… elles peuvent être trompeuses!
Réussir à tout prix?
Le sentiment de ne pas avoir réussi une entrevue nous vient-elle de notre soif de performer en tout et partout? Réussir son entrevue; c’est quoi au juste? En sur simplifiant, je l’avoue, on pourrait dire que réussir une entrevue, c’est arriver à se présenter à un employeur de la façon la plus authentique possible, de se faire connaître avec naturel et vérité afin que d’une part, l’employeur puisse juger s’il est en présence d’un candidat qui correspond au profil du poste à combler et que d’autre part, le candidat puisse valider son intérêt réel à occuper un tel poste au sein de l’entreprise en question.
Qu’est-ce qui nous donne l’impression d’avoir raté son entrevue?
1. Être visiblement nerveux
Il faudrait être surhumain pour ne ressentir aucune émotion ou aucun stress en entrevue. Entre autres, ce qui différencie les candidats, c’est souvent c’est la maîtrise de leur stress.
Le but: mettre à profit la tension nerveuse de façon positive afin d’aiguiser son attention aux questions, ses réflexes de réponses précises et justes, sa capacité à être bien en contact avec le recruteur.
Les trucs: faire taire la petite voix intérieure nommée « panique ». Au besoin, demander qu’on répète ou reformule une question; demander un verre d’eau pour éviter d’avoir la gorge trop sèche; bien respirer et contrôler ses gestes des mains.
2. Ne pas avoir la bonne réponse
Qui ne s’est pas fustigé au sortir d’une entrevue en se disant : « j’aurais dû répondre telle chose… » ou encore « …pourtant c’est quelque chose que je savais ». Ce qui différencie les candidats, ce n’est pas leur capacité de réciter toutes les bonnes réponses mais c’est l’heureuse combinaison de réponses bien arrimées à la question, de bonne communication (regard dans les yeux, attitude positive) et de présence à la fois énergique et calme.
Le but: bien comprendre les questions, y répondre du mieux que l’on peut tant sur le fond que dans la forme.
Les trucs: en cas de doute, répéter la question afin de s’assurer de sa compréhension; assortir notre réponse d’un exemple pratique qui illustre notre propos; revenir en arrière si l’on veut ajouter un point ou ré-enligner sa réponse. Éviter de trop parler ou de pontifier…et assaisonner d’humour quand cela s’avère pertinent!
3. Ne pas savoir quoi répondre
Suite à une question qui vous a été adressée par un recruteur, vous est-il déjà arrivé d'être complètement désarçonné et de vous dire: « Je l’ai pas vue venir celle-là!!! »? Et voilà, d’instinct, on bafouille une réponse en espérant que le recruteur passera rapidement à la question suivante!!!
Le but: répondre du mieux que l’on peut à la question posée sans dire n’importe quoi! Démontrer sa capacité de rebondissement dans les situations imprévues.
Les trucs: demander un moment de réflexion (« Votre question est très intéressante, j’apprécierais quelques secondes pour y accorder la réflexion qu’elle mérite avant d’y répondre.»); avouer ne pas avoir « toute » la réponse, mais tenter d’avancer un élément de réponse dont on est plus certain; si on ne l’a pas encore fait, demander une reformulation de la question; avouer ne pas connaître la réponse et justifier pourquoi (ex: manque d’expérience, domaine différent, etc.) Garder un ton simple et humble.
4. Ne pas semblé leur plaire
Parfois, c’est le regard impassible du recruteur à la fin de l’entrevue, son absence de sourire au moment de conclure, une perception de son irritation ou de son manque d’intérêt qui nous laissent l’impression de ne pas avoir plu.
Le but: avoir la certitude d’avoir fait de son mieux; laisser une image d’authenticité et de bonne foi. Vous détenez le contrôle sur vos agissements en entrevue, pas sur les perceptions et les analyses du recruteur.
Les trucs: dresser une liste de ce que vous avez bien fait en entrevue : il y a toujours du bon. Contempler la liste, savourer vos bons coups. Identifier un point à améliorer et en faire un objectif pour la prochaine entrevue. Surtout, museler la petite voix de l’auto-flagellation!
Avoir l’impression de « rater » son entrevue représente l’occasion de faire le point sur vos forces et vos faiblesses. Partagez ce bilan avec un quelqu’un en qui vous avez confiance et qui pourra vous aider à vous préparer pour la prochaine entrevue. Et surtout, ne tardez pas… «rater» son entrevue c’est comme tomber à bicyclette. Le plus vite on remonte, le plus vite on se rend à destination!
Johanne Ménard.
Monster.ca
Mis en ligne le 17 décembre 2013.
Je vous raconte tout d’abord une petite anecdote personnelle qui m’en a appris long à ce sujet. Il y a de cela plusieurs années, j’avais été convoquée en entrevue par deux gestionnaires. L’échange avait été fluide, la communication chaleureuse…mais la durée de l’entretien que de 40 minutes! J’en étais sortie penaude et absolument convaincue que l’entrevue avait été écourtée parce que celle-ci était ratée. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’on communiqua avec moi pour m’offrir le poste en question. J’ai poussé l’audace en partageant mon étonnement avec la gestionnaire lui disant que ma conclusion avait été toute autre. Et les gestionnaires de me dire : « Mais nous étions convaincus d’avoir trouvé la bonne personne après quelques minutes seulement…pourquoi étirer la conversation outre mesure? » La leçon tirée : attention aux conclusions de « ratage »… elles peuvent être trompeuses!
Réussir à tout prix?
Le sentiment de ne pas avoir réussi une entrevue nous vient-elle de notre soif de performer en tout et partout? Réussir son entrevue; c’est quoi au juste? En sur simplifiant, je l’avoue, on pourrait dire que réussir une entrevue, c’est arriver à se présenter à un employeur de la façon la plus authentique possible, de se faire connaître avec naturel et vérité afin que d’une part, l’employeur puisse juger s’il est en présence d’un candidat qui correspond au profil du poste à combler et que d’autre part, le candidat puisse valider son intérêt réel à occuper un tel poste au sein de l’entreprise en question.
Qu’est-ce qui nous donne l’impression d’avoir raté son entrevue?
1. Être visiblement nerveux
Il faudrait être surhumain pour ne ressentir aucune émotion ou aucun stress en entrevue. Entre autres, ce qui différencie les candidats, c’est souvent c’est la maîtrise de leur stress.
Le but: mettre à profit la tension nerveuse de façon positive afin d’aiguiser son attention aux questions, ses réflexes de réponses précises et justes, sa capacité à être bien en contact avec le recruteur.
Les trucs: faire taire la petite voix intérieure nommée « panique ». Au besoin, demander qu’on répète ou reformule une question; demander un verre d’eau pour éviter d’avoir la gorge trop sèche; bien respirer et contrôler ses gestes des mains.
2. Ne pas avoir la bonne réponse
Qui ne s’est pas fustigé au sortir d’une entrevue en se disant : « j’aurais dû répondre telle chose… » ou encore « …pourtant c’est quelque chose que je savais ». Ce qui différencie les candidats, ce n’est pas leur capacité de réciter toutes les bonnes réponses mais c’est l’heureuse combinaison de réponses bien arrimées à la question, de bonne communication (regard dans les yeux, attitude positive) et de présence à la fois énergique et calme.
Le but: bien comprendre les questions, y répondre du mieux que l’on peut tant sur le fond que dans la forme.
Les trucs: en cas de doute, répéter la question afin de s’assurer de sa compréhension; assortir notre réponse d’un exemple pratique qui illustre notre propos; revenir en arrière si l’on veut ajouter un point ou ré-enligner sa réponse. Éviter de trop parler ou de pontifier…et assaisonner d’humour quand cela s’avère pertinent!
3. Ne pas savoir quoi répondre
Suite à une question qui vous a été adressée par un recruteur, vous est-il déjà arrivé d'être complètement désarçonné et de vous dire: « Je l’ai pas vue venir celle-là!!! »? Et voilà, d’instinct, on bafouille une réponse en espérant que le recruteur passera rapidement à la question suivante!!!
Le but: répondre du mieux que l’on peut à la question posée sans dire n’importe quoi! Démontrer sa capacité de rebondissement dans les situations imprévues.
Les trucs: demander un moment de réflexion (« Votre question est très intéressante, j’apprécierais quelques secondes pour y accorder la réflexion qu’elle mérite avant d’y répondre.»); avouer ne pas avoir « toute » la réponse, mais tenter d’avancer un élément de réponse dont on est plus certain; si on ne l’a pas encore fait, demander une reformulation de la question; avouer ne pas connaître la réponse et justifier pourquoi (ex: manque d’expérience, domaine différent, etc.) Garder un ton simple et humble.
4. Ne pas semblé leur plaire
Parfois, c’est le regard impassible du recruteur à la fin de l’entrevue, son absence de sourire au moment de conclure, une perception de son irritation ou de son manque d’intérêt qui nous laissent l’impression de ne pas avoir plu.
Le but: avoir la certitude d’avoir fait de son mieux; laisser une image d’authenticité et de bonne foi. Vous détenez le contrôle sur vos agissements en entrevue, pas sur les perceptions et les analyses du recruteur.
Les trucs: dresser une liste de ce que vous avez bien fait en entrevue : il y a toujours du bon. Contempler la liste, savourer vos bons coups. Identifier un point à améliorer et en faire un objectif pour la prochaine entrevue. Surtout, museler la petite voix de l’auto-flagellation!
Avoir l’impression de « rater » son entrevue représente l’occasion de faire le point sur vos forces et vos faiblesses. Partagez ce bilan avec un quelqu’un en qui vous avez confiance et qui pourra vous aider à vous préparer pour la prochaine entrevue. Et surtout, ne tardez pas… «rater» son entrevue c’est comme tomber à bicyclette. Le plus vite on remonte, le plus vite on se rend à destination!
Johanne Ménard.
Monster.ca
Mis en ligne le 17 décembre 2013.
