Savoir prendre les bonnes décisions
24 Décembre 2008
Lu par 1986 personne(s)
Dans la plupart des PME-PMI lorsqu’il s’agit de communication, c’est le dirigeant seul qui prend les décisions : en ce qui concerne les grandes orientations, mais aussi pour la conception et la concrétisation des actions. Souvent celles-ci sont réalisées en interne « avec les moyens du bord » (maquettes, textes des brochures, stand des salons professionnels et autres…). Il s’agit là d’un constat d’autant plus paradoxal que pour les autres fonctions de l’entreprise, il s’entoure d’avis d’experts, du concours de spécialistes incontestés externes ou internes.
Ce comportement amène inéluctablement à des campagnes peu mémorables, inefficaces, non attractives dans leur forme.
Prendre les bonnes décisions c’est prioritairement casser certaines représentations et croyances qui prévalent en communication. Quelles sont elles ?
1. En communication tout le monde est compétent
Que ce soit lors de discussions, de réunions, on a tous pu remarquer que tout le monde s’estime compétent en communication (soulignons que ce n’est jamais le cas pour les finances, la production ou l’informatique). Chacun peut arguer d’un vécu, citer « les pubs qui marchent »… Souvent on s’installe dans un registre émotif et passionné. Dans ce contexte, a fortiori, le dirigeant se croit encore plus compétent que les autres, surtout s’il n’a pas de formation ou d’expérience professionnelle de la chose. Ce phénomène « d’auto expertise » se traduit par des pratiques approximatives matérialisées par deux solutions de facilité catastrophiques.
2. Le mimétisme
On tend, faute de repères ou de certitudes théoriques, à réitérer des campagnes, des discours qui ont connu un grand succès populaire et ont marqué les esprits. Cela constitue une double erreur.
a. La communication doit toujours reposer sur un effet de surprise, créer un sentiment de nouveauté. Les démarques sont consciemment et plus encore inconsciemment rejetées –elles sont à l’origine d’une mauvaise relation-, elles font apparaître les manifestes comme de la mauvaise publicité ce qui est rédhibitoire.
b. La majorité de ces « grands succès », l’ont été dans des secteurs d’activité dont la problématique n’a que rarement à voir avec celle de son entreprise, ce sont des exemples impertinents, contre productifs. Si on « s’inspire » directement d’actions menées dans son secteur cela s’avère tout aussi inopérant, car comme le dit le bon sens populaire, on préfère toujours l’original aux imitations et à la limite ces messages contre faits risquent d’être attribués à leur émetteur originel –cela se constate couramment dans les études-.
3. L’auto expertise repose sur une non prise en compte systématique des représentations, attentes, des publics cibles
Sans s’occuper des réalités on décrète dans les faits, implicitement ou explicitement, que les personnes que l’on souhaite toucher raisonnent on les mêmes critères de jugement, que soit. Il n’en n’est rien dans 99% des cas, que l’on vise l’éternelle ménagère de moins de 50 ans, ou des chefs d’entreprises. C’est ce que l’on appelle « l’effet plaque photographique ».
Mis en ligne le 24 Décembre 2008
netpme.fr
Ce comportement amène inéluctablement à des campagnes peu mémorables, inefficaces, non attractives dans leur forme.
Prendre les bonnes décisions c’est prioritairement casser certaines représentations et croyances qui prévalent en communication. Quelles sont elles ?
1. En communication tout le monde est compétent
Que ce soit lors de discussions, de réunions, on a tous pu remarquer que tout le monde s’estime compétent en communication (soulignons que ce n’est jamais le cas pour les finances, la production ou l’informatique). Chacun peut arguer d’un vécu, citer « les pubs qui marchent »… Souvent on s’installe dans un registre émotif et passionné. Dans ce contexte, a fortiori, le dirigeant se croit encore plus compétent que les autres, surtout s’il n’a pas de formation ou d’expérience professionnelle de la chose. Ce phénomène « d’auto expertise » se traduit par des pratiques approximatives matérialisées par deux solutions de facilité catastrophiques.
2. Le mimétisme
On tend, faute de repères ou de certitudes théoriques, à réitérer des campagnes, des discours qui ont connu un grand succès populaire et ont marqué les esprits. Cela constitue une double erreur.
a. La communication doit toujours reposer sur un effet de surprise, créer un sentiment de nouveauté. Les démarques sont consciemment et plus encore inconsciemment rejetées –elles sont à l’origine d’une mauvaise relation-, elles font apparaître les manifestes comme de la mauvaise publicité ce qui est rédhibitoire.
b. La majorité de ces « grands succès », l’ont été dans des secteurs d’activité dont la problématique n’a que rarement à voir avec celle de son entreprise, ce sont des exemples impertinents, contre productifs. Si on « s’inspire » directement d’actions menées dans son secteur cela s’avère tout aussi inopérant, car comme le dit le bon sens populaire, on préfère toujours l’original aux imitations et à la limite ces messages contre faits risquent d’être attribués à leur émetteur originel –cela se constate couramment dans les études-.
3. L’auto expertise repose sur une non prise en compte systématique des représentations, attentes, des publics cibles
Sans s’occuper des réalités on décrète dans les faits, implicitement ou explicitement, que les personnes que l’on souhaite toucher raisonnent on les mêmes critères de jugement, que soit. Il n’en n’est rien dans 99% des cas, que l’on vise l’éternelle ménagère de moins de 50 ans, ou des chefs d’entreprises. C’est ce que l’on appelle « l’effet plaque photographique ».
Mis en ligne le 24 Décembre 2008
netpme.fr
