S’épanouir au travail
28 Novembre 2006
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En quelques décennies, les environnements du travail se sont profondément modifiés. A la pénibilité physique qui depuis toujours avait caractérisé les tâches humaines, s’est substituée une pénibilité psychologique à la fois plus subtile mais aussi plus dangereuse.
La pression exercée sur le psychisme humain au travail s’est régulièrement accentuée avec les valeurs actuelles des entreprises et les organisations nouvelles du travail. Accroissement de la productivité, compétitivité absolue, qualité totale, réactivité immédiate : le stress de la performance et la dictature du temps infiltrent le quotidien de tous au travail. La perte d’autonomie des individus « coincés » dans des systèmes qui leur échappent (organisations matricielles, processus rigides des activités s’apparentant souvent à de nouvelles formes de taylorisme) réduit de plus en plus les marges de manœuvre de chacun quand elle ne génère pas des situations de double contrainte.
Les impacts émotionnels de ces fonctionnements de l’entreprise ont été largement sous-estimés. Pourtant toutes les études le confirment : la souffrance psychologique au travail est une réalité qui s’est amplifiée ces 15 dernières années et touche, sous des formes variées, tous les acteurs du monde du travail, du salarié au cadre dirigeant en passant bien sûr par l’encadrement. Les émotions sont mises à rude épreuve, d’autant plus qu’aujourd’hui l’entreprise ne demande plus seulement aux personnes de faire leur travail, mais aussi d’aimer leur travail. Le discours sur la motivation, l’implication, l’empowerment est à ce titre redoutable, car ce qui est demandé aux individus par l’entreprise est de moins en moins payé en retour : je t’aime, moi non plus !
A la différence des pays de l’Europe du Nord ou du monde anglo-saxon, la France n’a pas encore mené une véritable réflexion sur l’épanouissement au travail. Pourtant il s’agit d’un véritable enjeu à la fois pour le bien-être des individus et la performance économique des organisations et des entreprises qui les emploient.
Generations-idees
La pression exercée sur le psychisme humain au travail s’est régulièrement accentuée avec les valeurs actuelles des entreprises et les organisations nouvelles du travail. Accroissement de la productivité, compétitivité absolue, qualité totale, réactivité immédiate : le stress de la performance et la dictature du temps infiltrent le quotidien de tous au travail. La perte d’autonomie des individus « coincés » dans des systèmes qui leur échappent (organisations matricielles, processus rigides des activités s’apparentant souvent à de nouvelles formes de taylorisme) réduit de plus en plus les marges de manœuvre de chacun quand elle ne génère pas des situations de double contrainte.
Les impacts émotionnels de ces fonctionnements de l’entreprise ont été largement sous-estimés. Pourtant toutes les études le confirment : la souffrance psychologique au travail est une réalité qui s’est amplifiée ces 15 dernières années et touche, sous des formes variées, tous les acteurs du monde du travail, du salarié au cadre dirigeant en passant bien sûr par l’encadrement. Les émotions sont mises à rude épreuve, d’autant plus qu’aujourd’hui l’entreprise ne demande plus seulement aux personnes de faire leur travail, mais aussi d’aimer leur travail. Le discours sur la motivation, l’implication, l’empowerment est à ce titre redoutable, car ce qui est demandé aux individus par l’entreprise est de moins en moins payé en retour : je t’aime, moi non plus !
A la différence des pays de l’Europe du Nord ou du monde anglo-saxon, la France n’a pas encore mené une véritable réflexion sur l’épanouissement au travail. Pourtant il s’agit d’un véritable enjeu à la fois pour le bien-être des individus et la performance économique des organisations et des entreprises qui les emploient.
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