Soyez vous Même !

Florian Mantione est non seulement un chef d'entreprise mais aussi un créateur de lien social, un passeur et un humaniste. ReKrute.com toujours à l'affût des nouvelles tendances s'est fortement intéressé à la vie de cet agitateur d'idées qui révèle en toute finesse certaines réalités de la vie de l'entreprise au travers d'une sélection d'articles que nous vous ferons découvrir au fil des semaines qui viennent.

L'hyperactivité professionnelle est souvent considérée, par les psychanalystes, comme un mécanisme de défense contre l'angoisse.

Que recherche l’hyperactif, baptisé workaholic aux USA ? Une jouissance dans le travail, une reconnaissance, une rémunération plus élevée ?

Le workaholic ne pense qu’à son travail, risque de négliger d’autres activités et agit, peut-être, par compensation.

Il ne doit pas être confondu avec le boulimique, qui, lui, ne néglige rien car, étant hyperactif, il consacre beaucoup de temps à de nombreuses activités : travail, famille, loisirs, vie associative… et trouve toujours du temps pour ses nombreux engagements.

On entend souvent exprimer la volonté de séparer la vie professionnelle de la vie privée. Ceci est un leurre car le cadre ne vit pas des tranches de vie : le papa, le mari, le salarié, le sportif, l’élu… Il vit toutes ces vies en même temps car, dans la journée, le salarié pensera forcément à autre chose (quand il ne téléphonera pas pour autre chose…) et, le soir, voire la nuit, il pensera à son travail. Son activité associative, par exemple, va nourrir sa fonction de cadre et l’inverse sera également vrai.

Ce qui est surprenant, c’est que plus on en fait, plus on peut en faire… Et moins on en fait, moins on est disponible…

Un manager heureux sera un papa plus à l’écoute de ses enfants et un mari plus présent vis à vis de son conjoint. Un père et un mari équilibré sera meilleur à son travail.

En fait, il n’y a pas de recettes. C’est à chacun de trouver son propre équilibre, sa propre jouissance dans le calme ou l’hyperactivité.

Ce qu’il faut éviter, c’est de culpabiliser sur son rythme, sur ce que l’on croit négliger.

Comme le travail occupe une place centrale dans notre société, plutôt que d’imaginer un projet professionnel, mieux vaut bâtir un vrai projet de vie avec un curseur à déplacer différemment en fonction de tout ce qui fait votre vie. Sans négliger la spiritualité…

Et un bon conseil, soyez vous-même !

Extrait de l'ouvrage "Florilège de vitamines intellectuelles pour un management de bon sens"
Auteur Florian Mantione


Mis en ligne le 15 Mai 2009

florianmantione.com