Une égalité professionnelle qui se fait attendre
13 Mars 2007
Lu par 2095 personne(s)
Obtenir la parité au sein de l'entreprise, un défi majeur pour les femmes cadres.
"La présence des femmes cadres est désormais bien établie et la féminisation de l'emploi cadre devrait se poursuivre dans les prochaines années". Tel était l'un des constats optimistes établis par une étude de l'Apec publiée en mars 2005. Près de 520 000 femmes cadres travaillent dans le secteur privé contre 1 260 000 hommes. Des effectifs qui ont doublé en trente ans. Si les femmes représentent aujourd'hui 30% des cadres, l'égalité professionnelle n'est toujours pas à l'ordre du jour. Les inégalités professionnelles.
À formation identique, les femmes cadres ne se voient pas offrir les mêmes opportunités de carrière que leurs homologues masculins. Trois-quarts d'entre elles occupent des postes dans des activités à dominante administrative ou tertiaire (communication, ressources humaines, administration, gestion). Si on les trouve plus fréquemment dans des postes d'encadrement d'équipe, elles restent très minoritaires dans les postes de management et de direction. Plus on grimpe dans l'organigramme et moins on trouve de femmes : seulement 10 % des dirigeants d'entreprises et moins de 5 % des membres des conseils d'administration. L'inégalité s'affiche également sur le bulletin de paye. Le salaire des femmes cadres est inférieur de 21% à celui des hommes ayant ce même statut. Toutes ces inégalités sont imputables à la fois aux modes de fonctionnement des entreprises et aux femmes elles-mêmes.
Bébé ou boulot ?
"La trentaine reste la période-clé des évolutions de carrière en entreprise. Or cet âge est actuellement celui où la plupart des femmes deviennent mères. Elles sont donc souvent moins disponibles, et en tout cas moins disposées à consacrer tout leur temps et toute leur énergie à leur entreprise, même si l'écrasante majorité des femmes cadres ne s'arrête de travailler que le temps du congé de maternité légal", note l'Apec. Un choix que de nombreux responsables considèrent encore comme "un problème". De fait, les stéréotypes ont la vie dure dans l'entreprise. Les femmes cadres apparaissent aux yeux des patrons comme étant moins disponibles, moins mobiles et moins impliquées. De leur côté, les femmes ont tendance à opter pour des cursus de formation moins rentables, moins valorisants aux yeux des recruteurs. Majoritaires à l'université (59 %), les filles sont encore trop peu nombreuses à s'inscrire dans les écoles d'ingénieurs. Enfin, la gente féminine a moins d'attrait pour le pouvoir préférant avant tout concilier vie professionnelle et vie familiale.
france5.fr
"La présence des femmes cadres est désormais bien établie et la féminisation de l'emploi cadre devrait se poursuivre dans les prochaines années". Tel était l'un des constats optimistes établis par une étude de l'Apec publiée en mars 2005. Près de 520 000 femmes cadres travaillent dans le secteur privé contre 1 260 000 hommes. Des effectifs qui ont doublé en trente ans. Si les femmes représentent aujourd'hui 30% des cadres, l'égalité professionnelle n'est toujours pas à l'ordre du jour. Les inégalités professionnelles.
À formation identique, les femmes cadres ne se voient pas offrir les mêmes opportunités de carrière que leurs homologues masculins. Trois-quarts d'entre elles occupent des postes dans des activités à dominante administrative ou tertiaire (communication, ressources humaines, administration, gestion). Si on les trouve plus fréquemment dans des postes d'encadrement d'équipe, elles restent très minoritaires dans les postes de management et de direction. Plus on grimpe dans l'organigramme et moins on trouve de femmes : seulement 10 % des dirigeants d'entreprises et moins de 5 % des membres des conseils d'administration. L'inégalité s'affiche également sur le bulletin de paye. Le salaire des femmes cadres est inférieur de 21% à celui des hommes ayant ce même statut. Toutes ces inégalités sont imputables à la fois aux modes de fonctionnement des entreprises et aux femmes elles-mêmes.
Bébé ou boulot ?
"La trentaine reste la période-clé des évolutions de carrière en entreprise. Or cet âge est actuellement celui où la plupart des femmes deviennent mères. Elles sont donc souvent moins disponibles, et en tout cas moins disposées à consacrer tout leur temps et toute leur énergie à leur entreprise, même si l'écrasante majorité des femmes cadres ne s'arrête de travailler que le temps du congé de maternité légal", note l'Apec. Un choix que de nombreux responsables considèrent encore comme "un problème". De fait, les stéréotypes ont la vie dure dans l'entreprise. Les femmes cadres apparaissent aux yeux des patrons comme étant moins disponibles, moins mobiles et moins impliquées. De leur côté, les femmes ont tendance à opter pour des cursus de formation moins rentables, moins valorisants aux yeux des recruteurs. Majoritaires à l'université (59 %), les filles sont encore trop peu nombreuses à s'inscrire dans les écoles d'ingénieurs. Enfin, la gente féminine a moins d'attrait pour le pouvoir préférant avant tout concilier vie professionnelle et vie familiale.
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