Emploi-Tunisie: Des solutions alternatives et des mesures spécifiques.
9 Mars 2012
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Formation professionnelle et Emploi en Tunisie - Le ministère de la Formation professionnelle et de l'Emploi organise au cours de la troisième semaine du mois d'avril prochain un congrès national sur l'emploi. Au cours des deux premiers mois de l'année 2012, les indicateurs du marché de l'emploi ont enregistré 8.781 offres directes et 14.498 offres de stage.
Les demandes d'emploi au sein du dispositif de formation professionnelle ont atteint 21.400 en janvier et février 2012 contre 18.864 durant la même période en 2011.
L'emploi fait encore l'objet, en ces temps de crise, d'un traitement dynamique où tous les acteurs concernés ont été appelés à redéfinir les stratégies et mesures spécifiques prises à intervalles réguliers.
La question de l'emploi demeure, pour toutes les franges de la société et dans toutes les régions de la République, la préoccupation majeure. Elle l'est aussi pour le gouvernement provisoire, convaincu depuis la révolution de l'importance primordiale de ce secteur dans le soutien de l'effort de développement, dans la sauvegarde de la dignité de l'individu et dans la préservation de la stabilité et de la paix sociale.
En consécration de cette place, le gouvernement a arrêté, depuis une année, un programme spécifique en matière d'emploi, programme qui vient à point nommé appuyer les programmes existants, poussés dans le sens de l'optimisation du rôle des mécanismes de promotion de l'employabilité des diplômés du supérieur au chômage depuis des années.
Au regard de la situation actuelle en matière d'emploi, le ministère de la Formation professionnelle et de l'Emploi a mis en place un plan d'urgence articulé autour de quatre axes dont la création de nouveaux emplois salariés dans tous les secteurs (public, privé, société civile...), la mise en oeuvre du programme de recrutement dans la fonction publique au titre de l'année 2011, la promotion de l'emploi au sein des associations et des organisations nationales le développement de l'entrepreneuriat et la création de micro-entreprises avec un accompagnement des promoteurs.
Actuellement, le ministère de tutelle oeuvre à travers des solutions urgentes d'appui aux jeunes diplômés du supérieur n'ayant pas d'autofinancement pour l'implantation de leurs projets dans certaines régions.
De surcroîet, le ministère a décidé de fournir aux diplômés une mise à niveau dans de nouveaux domaines, comme le syndic professionnel, accélérer le taux de création d'entreprises dans les régions, soutenir des entreprises en difficulté et la préservation des emplois existants.
Après une année, le ministère se propose d'organiser un congrès national sur l'emploi au cours de la troisième semaine du mois d'avril prochain visant à diagnostiquer la situation actuelle et les problématiques du marché de l'emploi et du chômage à l'échelle nationale et régionale, évaluer les résultats et les dispositifs de l'emploi indépendant et relatifs à la création d'entreprises, proposer des solutions alternatives aux blocages existants.
Les travaux du congrès seront focalisés également sur la présentation de conceptions et de recommandations en vue de mettre en oeuvre une politique répondant aux aspirations des jeunes et des attentes des régions.
Les partis politiques, la société civile et toutes les instances concernées seront associés à un débat national en apportant leur contribution à l'examen du dossier de l'emploi et de lutte contre le chômage et, par là même, faire parvenir leurs conceptions et leurs propositions à ce sujet.
Les indicateurs du marché de l'emploi
Selon les indicateurs d'activités de l'Agence nationale du travail indépendant (Aneti), les deux premiers mois de l'année 2012 ont enregistré 8.781 offres directes contre 10.094 durant la même période en 2011, avec une baisse de 13%, alors que les offres de stages ont atteint 14.498 contre 17.487 durant les deux premiers mois de 2011 (-17%).
Pour ce qui est des demandes d'emploi, le nombre des nouveaux inscrits a diminué, passant de 27.457 au cours des deux premiers mois de 2011 à 23.428 en 2012 (-14,7%). A l'opposé, le nombre global des demandeurs d'emploi à la fin du mois de février a progressé, atteignant 300.637 contre 187.442 en 2011.
D'autres indicateurs affichant une hausse du nombre des nouveaux demandeurs d'emploi (203.029 à la fin du mois de février 2012 contre 104.268 en 2011) montrent que la résolution du problème du chômage demeure une mission très délicate.
Idem pour le dispositif de formation professionnel au sein duquel le nombre des nouvelles demandes d'emploi s'élève à 21.400 au cours des deux premiers mois de 2012 contre 2.979 en 2011.
Quant aux programmes de promotion de l'employabilité des jeunes, de nouveaux contrats ont été conclus au début de cette année, notamment des contrats d'insertion à la vie professionnelle (Sivp) dont le nombre a atteint, au cours des deux premiers mois de 2012, 7.652 contre 11.417 en 2011 (-33%).
D'autres contrats ont été conclus au profit des diplômés de l'enseignement supérieur, 47 contre 513, ceux d'adaptation à l'insertion professionnelle (7.465), de réinsertion à la vie active (54). En outre, environ 1.649 jeunes ont bénéficié des avantages du programme du service civil volontaire et 34.989 du programme de recherche d'emploi «Amal».
Des chiffres peu rassurants, qui mettent encore le gouvernement dans l'embarras d'offrir à chaque demandeur d'emploi la possibilité de fixer son propre parcours qui augmentera ses chances d'employabilité et son intégration dans le marché du travail.
N.hizaoui.
Afriquejet.com
Publié le 07 mars 2012.
Mis en ligne le 9 mars 2012.
Les demandes d'emploi au sein du dispositif de formation professionnelle ont atteint 21.400 en janvier et février 2012 contre 18.864 durant la même période en 2011.
L'emploi fait encore l'objet, en ces temps de crise, d'un traitement dynamique où tous les acteurs concernés ont été appelés à redéfinir les stratégies et mesures spécifiques prises à intervalles réguliers.
La question de l'emploi demeure, pour toutes les franges de la société et dans toutes les régions de la République, la préoccupation majeure. Elle l'est aussi pour le gouvernement provisoire, convaincu depuis la révolution de l'importance primordiale de ce secteur dans le soutien de l'effort de développement, dans la sauvegarde de la dignité de l'individu et dans la préservation de la stabilité et de la paix sociale.
En consécration de cette place, le gouvernement a arrêté, depuis une année, un programme spécifique en matière d'emploi, programme qui vient à point nommé appuyer les programmes existants, poussés dans le sens de l'optimisation du rôle des mécanismes de promotion de l'employabilité des diplômés du supérieur au chômage depuis des années.
Au regard de la situation actuelle en matière d'emploi, le ministère de la Formation professionnelle et de l'Emploi a mis en place un plan d'urgence articulé autour de quatre axes dont la création de nouveaux emplois salariés dans tous les secteurs (public, privé, société civile...), la mise en oeuvre du programme de recrutement dans la fonction publique au titre de l'année 2011, la promotion de l'emploi au sein des associations et des organisations nationales le développement de l'entrepreneuriat et la création de micro-entreprises avec un accompagnement des promoteurs.
Actuellement, le ministère de tutelle oeuvre à travers des solutions urgentes d'appui aux jeunes diplômés du supérieur n'ayant pas d'autofinancement pour l'implantation de leurs projets dans certaines régions.
De surcroîet, le ministère a décidé de fournir aux diplômés une mise à niveau dans de nouveaux domaines, comme le syndic professionnel, accélérer le taux de création d'entreprises dans les régions, soutenir des entreprises en difficulté et la préservation des emplois existants.
Après une année, le ministère se propose d'organiser un congrès national sur l'emploi au cours de la troisième semaine du mois d'avril prochain visant à diagnostiquer la situation actuelle et les problématiques du marché de l'emploi et du chômage à l'échelle nationale et régionale, évaluer les résultats et les dispositifs de l'emploi indépendant et relatifs à la création d'entreprises, proposer des solutions alternatives aux blocages existants.
Les travaux du congrès seront focalisés également sur la présentation de conceptions et de recommandations en vue de mettre en oeuvre une politique répondant aux aspirations des jeunes et des attentes des régions.
Les partis politiques, la société civile et toutes les instances concernées seront associés à un débat national en apportant leur contribution à l'examen du dossier de l'emploi et de lutte contre le chômage et, par là même, faire parvenir leurs conceptions et leurs propositions à ce sujet.
Les indicateurs du marché de l'emploi
Selon les indicateurs d'activités de l'Agence nationale du travail indépendant (Aneti), les deux premiers mois de l'année 2012 ont enregistré 8.781 offres directes contre 10.094 durant la même période en 2011, avec une baisse de 13%, alors que les offres de stages ont atteint 14.498 contre 17.487 durant les deux premiers mois de 2011 (-17%).
Pour ce qui est des demandes d'emploi, le nombre des nouveaux inscrits a diminué, passant de 27.457 au cours des deux premiers mois de 2011 à 23.428 en 2012 (-14,7%). A l'opposé, le nombre global des demandeurs d'emploi à la fin du mois de février a progressé, atteignant 300.637 contre 187.442 en 2011.
D'autres indicateurs affichant une hausse du nombre des nouveaux demandeurs d'emploi (203.029 à la fin du mois de février 2012 contre 104.268 en 2011) montrent que la résolution du problème du chômage demeure une mission très délicate.
Idem pour le dispositif de formation professionnel au sein duquel le nombre des nouvelles demandes d'emploi s'élève à 21.400 au cours des deux premiers mois de 2012 contre 2.979 en 2011.
Quant aux programmes de promotion de l'employabilité des jeunes, de nouveaux contrats ont été conclus au début de cette année, notamment des contrats d'insertion à la vie professionnelle (Sivp) dont le nombre a atteint, au cours des deux premiers mois de 2012, 7.652 contre 11.417 en 2011 (-33%).
D'autres contrats ont été conclus au profit des diplômés de l'enseignement supérieur, 47 contre 513, ceux d'adaptation à l'insertion professionnelle (7.465), de réinsertion à la vie active (54). En outre, environ 1.649 jeunes ont bénéficié des avantages du programme du service civil volontaire et 34.989 du programme de recherche d'emploi «Amal».
Des chiffres peu rassurants, qui mettent encore le gouvernement dans l'embarras d'offrir à chaque demandeur d'emploi la possibilité de fixer son propre parcours qui augmentera ses chances d'employabilité et son intégration dans le marché du travail.
N.hizaoui.
Afriquejet.com
Publié le 07 mars 2012.
Mis en ligne le 9 mars 2012.
