Enseignement supérieur : la durée des doctorats fixée à 3 ans

• Elle peut être prorogée de deux ans maximum

• La réforme pour cette rentrée universitaire

Après le L et le M, c’est au tour du D. La réforme du cycle doctoral entre en vigueur dès cette rentrée universitaire, le décret d’application étant publié au Bulletin Officiel. Son objectif est de mieux organiser les études doctorales, fédérer les moyens et encourager le travail en équipe. Elle a également le mérite de s’attaquer au problème récurrent de lenteur des travaux de recherche. Le texte fixe la durée maximale pour préparer un doctorat à trois ans avec une possibilité de prorogation d’une année et, exceptionnellement, de deux ans. Pour verrouiller le système, la prorogation est soumise à l’accord préalable du président de l’université.

Les études doctorales seront donc accessibles aux titulaires d’un master ou d’un master spécialisé ou d’un diplôme reconnu équivalent. Le texte cite aussi les diplômes nationaux dont la liste sera fixée par arrêté du département de l’Enseignement supérieur. Les conditions d’accès, la définition des modules et les volumes horaires seront précisés dans les cahiers des normes pédagogiques, lesquels feront l’objet d’un arrêté. Ces cahiers des normes pédagogiques préciseront en quelques sortes l’architecture du cycle doctoral. Ainsi, les études seront organisées au sein du Centre d’études doctorales (CED) relevant de chaque faculté. Le CED sera adossé à des structures de recherche accréditées autour d’un projet qui s’inscrit dans la politique scientifique de l’université. Il sera dirigé par un vice-doyen et assisté par un conseil qui désigne à son tour un coordonnateur scientifique.

Les CED seront coordonnés par un Collège doctoral dont la mission est de fédérer les moyens des centres. La réforme du cycle doctoral visant à encourager le travail en équipe sur des thématiques communes. L’idée est d’éviter les problèmes rencontrés dans le système des UFR caractérisé par son cloisonnement. Ce qui s’est d’ailleurs traduit par une dispersion dans la formation doctorale et par des formations redondantes. La nouveauté de l’architecture D est que le doctorant sera suivi de près et aura des comptes à rendre. Et pour dépasser les blocages auxquels se heurtent souvent les étudiants chercheurs, les relations avec le directeur de thèse seront régies par une charte fixant les droits et obligations des deux parties. En cas de conflit, une intermédiation est même prévue. Le doctorant aura également droit à une formation dans la gestion de projets, les techniques de communication ou encore dans les langues. L’idée est de les préparer d’avance à intégrer le monde du travail et à leur apprendre à se vendre auprès des entreprises. A cet effet, les cahiers des normes pédagogiques prévoient un volume horaire de formations complémentaires variant entre 150 et 250 heures.

Publié le 23/08/2007

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