La Tunisie fière de ses acquis, célèbre la Fête du travail
8 Mai 2009
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TUNIS - La Tunisie célèbre, vendredi 1er mai, avec la communauté internationale la Fête du travail, en hommage à la valeur du travail et en signe de considération à la contribution des travailleurs à la réalisation du développement et du bien-être.
Les festivités coincident, cette année, avec la classification de la Tunisie, par le Bureau international du travail, au cours de la 304ème session du conseil d’administration de l’Organisation arabe du travail, au premier rang arabe et africain parmi les trente premiers pays, à l’échelle mondiale, au niveau des salaires minimums garantis.
Un témoignage de la justesse de la politique salariale adoptée, depuis le Changement, fondée sur l’effort de l’Etat à rapartir équitablement les richesses et sur la conciliation entre l’amélioration du pouvoir d’achat du travailleur et la prise en considération des capacités de l’entreprise de production et de l’économie nationale. Ainsi, l’intérêt a été orienté vers la promotion des relations professionnelles, dans un cadre garantissant les droits des travailleurs et veillant à consolider la compétitivité de l’entreprise, ainsi que la modernisation de la législation de l’emploi, pour l’adapter aux exigences du développement économique et social, et le mettre en conformité avec la législation internationale.
A ce propos, plusieurs mesures et dispositions ont été prises pour renforcer la politique contractuelle et le dialogue social, améliorer le pouvoir d’achat des salariés, en particulier ceux à faibles revenus, élargir la couverture sociale aux différentes catégories de salariés, consolider l’équilibre des chances au travail, entre les hommes et les femmes, et respecter les normes de santé et de sécurité au travail.
Ces différentes réformes ont une importance particulière, dans la mesure ou ils permettent de faire face aux retombées sociales de la crise économique et financière mondiale. Dans ce sens, les négociations sociales sont la meilleure illustration du dialogue entre partenaires sociaux, au niveau national et sectoriel, au sein de l’entreprise. L’année 2008 a été marquée par un nouveau round, le 7ème depuis 1990, des négociation sociales, dans les secteurs public et privé, en concrétisation de la volonté du président Zine El Abidine Ben Ali de protéger le pouvoir d’achat des travailleurs et d’améliorer les conditions des salariés.
Ces différents rounds des négociations sociales ont permis d’augmenter les salaires des travailleurs payés au SMIG et SMAG, à 27 reprises, depuis 1987, dans les différents secteurs d’activité. Ainsi le salaire minimum industriel garanti a évolué de 140 pc, alors que le salaire minimum agricole garanti a augmenté de 154 pc. Cette volonté d’améliorer les conditions des salariés se reflète à travers l’évolution des conventions collectives sectorielles, dont le nombre est actuellement de 51 conventions, couvrant environ 2,5 millions de travailleurs, dans les secteurs non-agricoles, régies par le Code du travail, en plus de la révision des conventions collectives sectorielles qui a lieu, régulièrement, tous les trois ans depuis 1990.
Aussi et afin de préserver l’entreprise et de garantir la pérennité du travail, l’attention a été portée vers la réorganisation du dialogue, au sein de l’entreprise, dans le but de lui conférer davantage d’efficacité et d’efficience. L’entreprise étant l’espace privilégié pour examiner les questions relatives au monde de la production. Dans ce cadre, de nombreux conseils et comités consultatifs ont été créés, tel que le conseil national de la prévention des risques professionnels et le Conseil supérieur de développement des ressources humaines, en vue de consolider la complémentarité entre l’éducation, la formation professionnelle et l’emploi. En outre, des unités régionales pour la promotion du dialogue social et l’encadrement des entreprises ont été mises en place afin de garantir le suivi des structures de dialogue, au sein de l’entreprise.
D’autre part, les acquis de la sécurité sociale qui ont été réalisés au profit de tous les Tunisiens, de toutes les catégories, sont une source de fierté et constitue une motivation pour aller de l’avant dans l’amélioration du taux de couverture qui a atteint 93 pc, en 2008, et qui doit être portée à 95 pc, à la fin de l’année 2009. Les droits de la femme dans le domaine de la législation de l’emploi ont, de leur côté, été consolidés à travers sa protection et la consécration de l’égalité avec l’homme au travail, ce qui est expressément stipulé, dans le Code du travail, sur la base du principe de non-discrimination entre les deux genres.
Les droits de l'enfant se sont également renforcés dans le domaine du travail à travers des mesures et des dispositions qui limitent à 16 ans l'age minimum au travail des enfants en vue de leur éviter le travail précoce et l'exploitation économique. Aussi, et afin de garantir l'égalité des chances entre toutes les catégories de la société, un programme spécifique destiné à encourager les entreprises à recruter des jeunes issus de familles démunies a été mis en place sur instructions du Président de la République.
Ce programme permettra à cette catégorie de bénéficier d'un emploi permanent. Le programme présidentiel pour l'emploi des jeunes issus des familles démunies vient concrétiser la politique sociale et solidaire, dans la mesure ou il englobe également l'intégration à travers la formation professionnelle qui leur ouvre la voie au recrutement dans les secteurs public et privé ou de lancer leur propre projet.
L'emploi est placé au premier rang des priorités du programme électoral du Président Zine El Abidine Ben Ali et constitue un grand défi que la Tunisie s'emploie à relever en mobilisant toutes ses ressources, partant de la conviction qu'il représente un des fondements des droits de l'homme et de la dignité de l'individu. La nouvelle restructuration de la politique active de l'emploi, décidée par le Chef de l'Etat le 2 janvier 2009, ouvre de meilleures perspectives d'intégration aux demandeurs d'emploi, de différents niveaux d'instruction et de formation dans les entreprises privées, ciblant les catégories ayant des difficultés particulières d'insertion Un intérêt particulier a été, également accordé à l'emploi des personnes porteuses de handicap. Plusieurs initiatives ont été prises en vue de faciliter leur recrutement dans des entreprises publiques et privées. Dans ce cadre 1 pc de l'ensemble des recrutements dans les ministères a été consacré prioritairement aux personnes handicapées. 381 personnes porteuses de handicap ont été recrutées, dans ce cadre, par la fonction publique en 2008.
Par ailleurs, le secteur de la santé et de la sécurité du travail bénéficie aussi d'une attention particulière à travers la création de structures spécialisées, la mise en place de mesures incitatives et la réalisation d'études et de recherches et l'organisation de campagnes de sensibilisation et la diffusion d'une culture préventive. Le taux de couverture de la main d'œuvre par la médecine de travail a atteint 40% dans les secteurs relevant du code du travail, portant ainsi le nombre de bénéficiaires à 616.220 employés en 2008 contre 585.817 en 2007.
En consécration des droits des travailleurs, la Tunisie a ratifié 58 conventions internationales dont huit relatives au renforcement des droits fondamentaux au travail. Elle a, aussi, adopté le concept du travail décent et honoré ses engagements pour la concrétisation des objectifs tracés par l'Organisation mondiale du travail pour la consécration de la paix et de la justice sociale.
L'effort est axé, également, sur la préservation des emplois en dépit de la crise économique mondiale, à travers la mise en place de plusieurs mesures pour soutenir les entreprises économiques et éviter le ralentissement de leurs activités. Parmi ces mesures figurent, en particulier, la prise en charge par l'Etat de la moitié des charges sociales de l'entreprise.
Des prix sont decernés chaque année aux employés qui se sont distingués en milieu de travail, en considération à l'effort et au mérite. La réussite de l'expérience tunisienne traduit l'importance des acquis réalisés dans le domaine sociale grâce à une approche cohérente fondée sur la corrélation entre les dimensions sociales et économiques, l'enracinement de la culture de la solidarité, du dialogue et de la cohésion entre les citoyens. "
Publié le 2 mai 2009
Mis en ligne le 8 Mai 2009
Actualités Marweb
Les festivités coincident, cette année, avec la classification de la Tunisie, par le Bureau international du travail, au cours de la 304ème session du conseil d’administration de l’Organisation arabe du travail, au premier rang arabe et africain parmi les trente premiers pays, à l’échelle mondiale, au niveau des salaires minimums garantis.
Un témoignage de la justesse de la politique salariale adoptée, depuis le Changement, fondée sur l’effort de l’Etat à rapartir équitablement les richesses et sur la conciliation entre l’amélioration du pouvoir d’achat du travailleur et la prise en considération des capacités de l’entreprise de production et de l’économie nationale. Ainsi, l’intérêt a été orienté vers la promotion des relations professionnelles, dans un cadre garantissant les droits des travailleurs et veillant à consolider la compétitivité de l’entreprise, ainsi que la modernisation de la législation de l’emploi, pour l’adapter aux exigences du développement économique et social, et le mettre en conformité avec la législation internationale.
A ce propos, plusieurs mesures et dispositions ont été prises pour renforcer la politique contractuelle et le dialogue social, améliorer le pouvoir d’achat des salariés, en particulier ceux à faibles revenus, élargir la couverture sociale aux différentes catégories de salariés, consolider l’équilibre des chances au travail, entre les hommes et les femmes, et respecter les normes de santé et de sécurité au travail.
Ces différentes réformes ont une importance particulière, dans la mesure ou ils permettent de faire face aux retombées sociales de la crise économique et financière mondiale. Dans ce sens, les négociations sociales sont la meilleure illustration du dialogue entre partenaires sociaux, au niveau national et sectoriel, au sein de l’entreprise. L’année 2008 a été marquée par un nouveau round, le 7ème depuis 1990, des négociation sociales, dans les secteurs public et privé, en concrétisation de la volonté du président Zine El Abidine Ben Ali de protéger le pouvoir d’achat des travailleurs et d’améliorer les conditions des salariés.
Ces différents rounds des négociations sociales ont permis d’augmenter les salaires des travailleurs payés au SMIG et SMAG, à 27 reprises, depuis 1987, dans les différents secteurs d’activité. Ainsi le salaire minimum industriel garanti a évolué de 140 pc, alors que le salaire minimum agricole garanti a augmenté de 154 pc. Cette volonté d’améliorer les conditions des salariés se reflète à travers l’évolution des conventions collectives sectorielles, dont le nombre est actuellement de 51 conventions, couvrant environ 2,5 millions de travailleurs, dans les secteurs non-agricoles, régies par le Code du travail, en plus de la révision des conventions collectives sectorielles qui a lieu, régulièrement, tous les trois ans depuis 1990.
Aussi et afin de préserver l’entreprise et de garantir la pérennité du travail, l’attention a été portée vers la réorganisation du dialogue, au sein de l’entreprise, dans le but de lui conférer davantage d’efficacité et d’efficience. L’entreprise étant l’espace privilégié pour examiner les questions relatives au monde de la production. Dans ce cadre, de nombreux conseils et comités consultatifs ont été créés, tel que le conseil national de la prévention des risques professionnels et le Conseil supérieur de développement des ressources humaines, en vue de consolider la complémentarité entre l’éducation, la formation professionnelle et l’emploi. En outre, des unités régionales pour la promotion du dialogue social et l’encadrement des entreprises ont été mises en place afin de garantir le suivi des structures de dialogue, au sein de l’entreprise.
D’autre part, les acquis de la sécurité sociale qui ont été réalisés au profit de tous les Tunisiens, de toutes les catégories, sont une source de fierté et constitue une motivation pour aller de l’avant dans l’amélioration du taux de couverture qui a atteint 93 pc, en 2008, et qui doit être portée à 95 pc, à la fin de l’année 2009. Les droits de la femme dans le domaine de la législation de l’emploi ont, de leur côté, été consolidés à travers sa protection et la consécration de l’égalité avec l’homme au travail, ce qui est expressément stipulé, dans le Code du travail, sur la base du principe de non-discrimination entre les deux genres.
Les droits de l'enfant se sont également renforcés dans le domaine du travail à travers des mesures et des dispositions qui limitent à 16 ans l'age minimum au travail des enfants en vue de leur éviter le travail précoce et l'exploitation économique. Aussi, et afin de garantir l'égalité des chances entre toutes les catégories de la société, un programme spécifique destiné à encourager les entreprises à recruter des jeunes issus de familles démunies a été mis en place sur instructions du Président de la République.
Ce programme permettra à cette catégorie de bénéficier d'un emploi permanent. Le programme présidentiel pour l'emploi des jeunes issus des familles démunies vient concrétiser la politique sociale et solidaire, dans la mesure ou il englobe également l'intégration à travers la formation professionnelle qui leur ouvre la voie au recrutement dans les secteurs public et privé ou de lancer leur propre projet.
L'emploi est placé au premier rang des priorités du programme électoral du Président Zine El Abidine Ben Ali et constitue un grand défi que la Tunisie s'emploie à relever en mobilisant toutes ses ressources, partant de la conviction qu'il représente un des fondements des droits de l'homme et de la dignité de l'individu. La nouvelle restructuration de la politique active de l'emploi, décidée par le Chef de l'Etat le 2 janvier 2009, ouvre de meilleures perspectives d'intégration aux demandeurs d'emploi, de différents niveaux d'instruction et de formation dans les entreprises privées, ciblant les catégories ayant des difficultés particulières d'insertion Un intérêt particulier a été, également accordé à l'emploi des personnes porteuses de handicap. Plusieurs initiatives ont été prises en vue de faciliter leur recrutement dans des entreprises publiques et privées. Dans ce cadre 1 pc de l'ensemble des recrutements dans les ministères a été consacré prioritairement aux personnes handicapées. 381 personnes porteuses de handicap ont été recrutées, dans ce cadre, par la fonction publique en 2008.
Par ailleurs, le secteur de la santé et de la sécurité du travail bénéficie aussi d'une attention particulière à travers la création de structures spécialisées, la mise en place de mesures incitatives et la réalisation d'études et de recherches et l'organisation de campagnes de sensibilisation et la diffusion d'une culture préventive. Le taux de couverture de la main d'œuvre par la médecine de travail a atteint 40% dans les secteurs relevant du code du travail, portant ainsi le nombre de bénéficiaires à 616.220 employés en 2008 contre 585.817 en 2007.
En consécration des droits des travailleurs, la Tunisie a ratifié 58 conventions internationales dont huit relatives au renforcement des droits fondamentaux au travail. Elle a, aussi, adopté le concept du travail décent et honoré ses engagements pour la concrétisation des objectifs tracés par l'Organisation mondiale du travail pour la consécration de la paix et de la justice sociale.
L'effort est axé, également, sur la préservation des emplois en dépit de la crise économique mondiale, à travers la mise en place de plusieurs mesures pour soutenir les entreprises économiques et éviter le ralentissement de leurs activités. Parmi ces mesures figurent, en particulier, la prise en charge par l'Etat de la moitié des charges sociales de l'entreprise.
Des prix sont decernés chaque année aux employés qui se sont distingués en milieu de travail, en considération à l'effort et au mérite. La réussite de l'expérience tunisienne traduit l'importance des acquis réalisés dans le domaine sociale grâce à une approche cohérente fondée sur la corrélation entre les dimensions sociales et économiques, l'enracinement de la culture de la solidarité, du dialogue et de la cohésion entre les citoyens. "
Publié le 2 mai 2009
Mis en ligne le 8 Mai 2009
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