Le Maroc annonce la relance du programme Moukawalati
19 Février 2009
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Le gouvernement marocain a récemment dévoilé sa nouvelle stratégie pour le programme Moukawalati, qui vise à retrouver l'objectif original de cette initiative pour le développement. Hafid Kamal, le directeur de l'Agence Nationale pour la Promotion de l'Emploi et des Compétences (ANAPEC), a présenté les modifications lors d'une conférence de presse organisée le 9 février à Casablanca. Le nouveau lancement de ce programme vieux de dix-huit mois vise à lui conférer un nouvel élan et à l'ajuster pour qu'il réponde mieux aux attentes des postulants.
Ce programme donnera désormais "plus de chances de réussite, surtout qu'il s'agit d'un chantier au cœur de la politique volontariste du gouvernement visant la promotion de l'emploi", a déclaré le ministre des Affaires Economiques et Générales, Nizar Baraka.
Il sera ouvert à tous ceux qui présenteront des projets, non plus seulement à ceux qui présentent des qualifications formelles, comme c'était le cas auparavant.
"L’esprit entrepreneurial n’est pas tributaire de diplômes", expliqué M. Kamal.
Le réseau de guichets du programme Moukawalati sera élargi, passant de 115 à 183. Le nombre de conseillers sera également revu à la hausse, avec 112 nouveaux conseillers en formation et une formation supplémentaire dispensée à 22 autres déjà en poste. L’ensemble des intervenants seront dotés en outils et supports pédagogiques nécessaires. Les agences bancaires seront sensibilisées. Un seul interlocuteur sera identifié par banque.
Une campagne de communication se basera sur la présentation de cas d'expériences réussies pour faciliter la relance de ce programme. Les médias audiovisuels du pays, la presse écrite, des campagnes d'affichage et des réunions d'information destinées aux postulants permettront de diffuser les informations jusqu'en mai. De plus, un nouveau portail sera lancé et un centre d'appel sera mis en place.
Il s’agit de redonner confiance aux jeunes, dont bon nombre ont été dissuadés par la bureaucratie et d'autres obstacles.
Hamid Marbouhi espérait présenter un projet dans le cadre de Moukawalati, mais l'expérience de l'un de ses amis l'en a dissuadé.
"Noureddine a présenté son projet à la banque", a expliqué Marbouhi à Magharebia. "Après plusieurs mois et des procédures compliquées, son projet a été rejeté. Donc, je voulais épargner mon temps et mes efforts. J’ai entendu parler aussi d’autres cas qui ont été acceptés, mais dont le financement a trop tardé."
"Les jeunes doivent être mobilisés pour réussir ce programme", a déclaré le ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle Jamal Aghmani. "A l’heure actuelle, on ne compte pas beaucoup de demandeurs, alors qu’on mise sur la réussite du programme. Les jeunes doivent savoir qu’il est de la plus haute importance de suivre une formation avant de se lancer dans leur projet."
M. Aghmani a souligné que les banques commencent à s'ouvrir à ce programme. Pour les sensibiliser, le groupement professionnel des banques du Maroc incite leurs agences à respecter les procédures du programme et à participer aux comités techniques locaux. Aux termes du programme Moukawalati, 85 pour cent de chaque prêt bancaire sont garantis par le fonds de la Caisse Centrale de Garantie (CCG).
Le programme Moukawalati est le premier programme de l’auto-emploi impliquant décideurs, établissements publics, banques et société civile pour accompagner les porteurs de projets et promouvoir les PME.
Bien que l'objectif ait été de créer 30 000 petites et moyennes entreprises en 2008, on reste loin du compte. Seules 2 000 petites entreprises ont à ce jour été financées ; 526 projets ont été acceptés en 2007, et 1 624 en 2008.
Sarah Touahri
Publié le 18 Février 2009
Mis en ligne le 19 Février 2009
magharebia.com
Ce programme donnera désormais "plus de chances de réussite, surtout qu'il s'agit d'un chantier au cœur de la politique volontariste du gouvernement visant la promotion de l'emploi", a déclaré le ministre des Affaires Economiques et Générales, Nizar Baraka.
Il sera ouvert à tous ceux qui présenteront des projets, non plus seulement à ceux qui présentent des qualifications formelles, comme c'était le cas auparavant.
"L’esprit entrepreneurial n’est pas tributaire de diplômes", expliqué M. Kamal.
Le réseau de guichets du programme Moukawalati sera élargi, passant de 115 à 183. Le nombre de conseillers sera également revu à la hausse, avec 112 nouveaux conseillers en formation et une formation supplémentaire dispensée à 22 autres déjà en poste. L’ensemble des intervenants seront dotés en outils et supports pédagogiques nécessaires. Les agences bancaires seront sensibilisées. Un seul interlocuteur sera identifié par banque.
Une campagne de communication se basera sur la présentation de cas d'expériences réussies pour faciliter la relance de ce programme. Les médias audiovisuels du pays, la presse écrite, des campagnes d'affichage et des réunions d'information destinées aux postulants permettront de diffuser les informations jusqu'en mai. De plus, un nouveau portail sera lancé et un centre d'appel sera mis en place.
Il s’agit de redonner confiance aux jeunes, dont bon nombre ont été dissuadés par la bureaucratie et d'autres obstacles.
Hamid Marbouhi espérait présenter un projet dans le cadre de Moukawalati, mais l'expérience de l'un de ses amis l'en a dissuadé.
"Noureddine a présenté son projet à la banque", a expliqué Marbouhi à Magharebia. "Après plusieurs mois et des procédures compliquées, son projet a été rejeté. Donc, je voulais épargner mon temps et mes efforts. J’ai entendu parler aussi d’autres cas qui ont été acceptés, mais dont le financement a trop tardé."
"Les jeunes doivent être mobilisés pour réussir ce programme", a déclaré le ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle Jamal Aghmani. "A l’heure actuelle, on ne compte pas beaucoup de demandeurs, alors qu’on mise sur la réussite du programme. Les jeunes doivent savoir qu’il est de la plus haute importance de suivre une formation avant de se lancer dans leur projet."
M. Aghmani a souligné que les banques commencent à s'ouvrir à ce programme. Pour les sensibiliser, le groupement professionnel des banques du Maroc incite leurs agences à respecter les procédures du programme et à participer aux comités techniques locaux. Aux termes du programme Moukawalati, 85 pour cent de chaque prêt bancaire sont garantis par le fonds de la Caisse Centrale de Garantie (CCG).
Le programme Moukawalati est le premier programme de l’auto-emploi impliquant décideurs, établissements publics, banques et société civile pour accompagner les porteurs de projets et promouvoir les PME.
Bien que l'objectif ait été de créer 30 000 petites et moyennes entreprises en 2008, on reste loin du compte. Seules 2 000 petites entreprises ont à ce jour été financées ; 526 projets ont été acceptés en 2007, et 1 624 en 2008.
Sarah Touahri
Publié le 18 Février 2009
Mis en ligne le 19 Février 2009
magharebia.com
