Nous sommes confrontés à un manque de ressources dans les métiers à forte valeur ajoutée
12 Décembre 2008
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Jamal Aghmani, Ministre de l'Emploi et de la Formation Professionnelle :
Quel tableau pouvez-vous dresser de l’emploi et de la formation au Maroc?
Les chiffres annoncés, concernant le taux de chômage, sont encourageants. Nous sommes passés sous la barre des 10% de taux de chômage. Néanmoins, nous sommes confrontés à un manque de ressources dans les métiers à forte valeur ajoutée, dû principalement à un défaut de formation professionnelle et de formation continue sur des compétences pointues.
Quel plan d’action avez-vous mis en place pour équilibrer l’offre et la demande?
Nous avons commencé par définir les besoins urgents et les secteurs d’activité porteurs pour lesquels nous manquions de ressources. Ces études ont abouti à un vaste Plan d’Urgence qui comprend le Plan Azur pour le tourisme et l’hôtellerie, le Plan Emergence pour l’industrie et le Plan Maroc vert pour l’agriculture et l’agroalimentaire.
Comment s’articulent ces plans?
Ces plans s’articulent autour de trois axes. Premier axe: la création d’instituts pour qualifier nos jeunes et permettre aux actifs sur le marché de bénéficier d’une mise à niveau au travers de la formation continue dans les secteurs de l’aéronautique (Casablanca), de l’automobile, (Casa et Tanger) dans le secteur de la mode et du textile, dans le domaine de l’agro-alimentaire (Meknès). Enfin, 10 centres de formation ont ouvert pour l’apprentissage de l’agriculture, l’artisanat et les métiers de la mer. Dans tous ces secteurs, nous avons formé plus de 300 formateurs.
Deuxième axe: le soutien financier aux jeunes défavorisés dans les écoles publiques et privées accrédités. Cela concerne 16.000 jeunes, pour des montants de 4.000 Dhs par jeune et par an. Troisième axe: l’accompagnement des multinationales qui s’installent au Maroc, en leur accordant des budgets formations qui seront utilisés selon leurs besoins pour répondre à la demande du marché. La multinationale sera libre de choisir son organe de formation. Cela représente 2,5 milliards Dh dans l’automobile, l’aéronautique, l’off-shoring et l’électronique. Citons l’exemple de Renault-Nissan à Tanger. Un centre de formation de proximité, qui a coûté 80 millions Dh, formera 6.000 emplois directs et 30.000 emplois indirects (équipementiers).
Combien d’emplois ce Plan d’Urgence devrait créer ?
Les études prospectives jusqu’à 2012 prévoient la création de 63.000 emplois dans l’agriculture, 67.000 emplois dans la restauration et le tourisme, 100.000 emplois au travers des efforts de l’ANAPEC pour l’off-shoring et la grande distribution, et 17.000 emplois dans l’aéronautique.
Pensez-vous que le marché du travail sera touché par la récession ?
Il est clair que nous ne serons pas épargnés mais le gouvernement a anticipé cette crise en débloquant 135 milliards Dh pour le budget 2009 afin d’assouplir les effets négatifs et d’encourager la demande intérieure. D’autre part, le dialogue social, tout comme le droit du travail sera renforcé pour protéger les emplois. Enfin, l’IPE (Indemnité Perte d’Emploi) est à l’étude et nous comptons renforcer la couverture sociale et médicale des travailleurs (AMO).
Publié le 1er décembre 2008
Mis en ligne le 5 Décembre 2008
aufaitmaroc.com
Quel tableau pouvez-vous dresser de l’emploi et de la formation au Maroc?
Les chiffres annoncés, concernant le taux de chômage, sont encourageants. Nous sommes passés sous la barre des 10% de taux de chômage. Néanmoins, nous sommes confrontés à un manque de ressources dans les métiers à forte valeur ajoutée, dû principalement à un défaut de formation professionnelle et de formation continue sur des compétences pointues.
Quel plan d’action avez-vous mis en place pour équilibrer l’offre et la demande?
Nous avons commencé par définir les besoins urgents et les secteurs d’activité porteurs pour lesquels nous manquions de ressources. Ces études ont abouti à un vaste Plan d’Urgence qui comprend le Plan Azur pour le tourisme et l’hôtellerie, le Plan Emergence pour l’industrie et le Plan Maroc vert pour l’agriculture et l’agroalimentaire.
Comment s’articulent ces plans?
Ces plans s’articulent autour de trois axes. Premier axe: la création d’instituts pour qualifier nos jeunes et permettre aux actifs sur le marché de bénéficier d’une mise à niveau au travers de la formation continue dans les secteurs de l’aéronautique (Casablanca), de l’automobile, (Casa et Tanger) dans le secteur de la mode et du textile, dans le domaine de l’agro-alimentaire (Meknès). Enfin, 10 centres de formation ont ouvert pour l’apprentissage de l’agriculture, l’artisanat et les métiers de la mer. Dans tous ces secteurs, nous avons formé plus de 300 formateurs.
Deuxième axe: le soutien financier aux jeunes défavorisés dans les écoles publiques et privées accrédités. Cela concerne 16.000 jeunes, pour des montants de 4.000 Dhs par jeune et par an. Troisième axe: l’accompagnement des multinationales qui s’installent au Maroc, en leur accordant des budgets formations qui seront utilisés selon leurs besoins pour répondre à la demande du marché. La multinationale sera libre de choisir son organe de formation. Cela représente 2,5 milliards Dh dans l’automobile, l’aéronautique, l’off-shoring et l’électronique. Citons l’exemple de Renault-Nissan à Tanger. Un centre de formation de proximité, qui a coûté 80 millions Dh, formera 6.000 emplois directs et 30.000 emplois indirects (équipementiers).
Combien d’emplois ce Plan d’Urgence devrait créer ?
Les études prospectives jusqu’à 2012 prévoient la création de 63.000 emplois dans l’agriculture, 67.000 emplois dans la restauration et le tourisme, 100.000 emplois au travers des efforts de l’ANAPEC pour l’off-shoring et la grande distribution, et 17.000 emplois dans l’aéronautique.
Pensez-vous que le marché du travail sera touché par la récession ?
Il est clair que nous ne serons pas épargnés mais le gouvernement a anticipé cette crise en débloquant 135 milliards Dh pour le budget 2009 afin d’assouplir les effets négatifs et d’encourager la demande intérieure. D’autre part, le dialogue social, tout comme le droit du travail sera renforcé pour protéger les emplois. Enfin, l’IPE (Indemnité Perte d’Emploi) est à l’étude et nous comptons renforcer la couverture sociale et médicale des travailleurs (AMO).
Publié le 1er décembre 2008
Mis en ligne le 5 Décembre 2008
aufaitmaroc.com
