Pas de place pour la passivité durant le Ramadan
29 Septembre 2006
Lu par 3752 personne(s)
• Les usines ne modifient pas les horaires de travail
• La majorité des entreprises démarrent à 8h
LE Ramadan est souvent associé à des journées de travail courtes caractérisées par une baisse de l’activité. Dans la restauration par exemple, c’est la période creuse. De nombreuses enseignes préfèrent fermer durant cette période, le temps d’effectuer des travaux de réaménagement, et met le personnel en congé. Quelques établissements collent au «rythme» et mettent en place des formules «spécial Ramadan».
Durant ce mois, un réaménagement du temps de travail est incontournable, que soit dans le privé ou dans le public. Dans l’Administration, les fonctionnaires vont moins travailler. L’horaire continu est maintenu avec une réduction du temps de travail d’une heure, une habitude à laquelle personne ne parviendrait à s’attaquer. Dans le secteur privé, tout dépend du secteur d’activité. Certaines entreprises accordent une baisse d’une petite demi-heure sur les horaires normaux. D’autres sociétés gardent le même «volume» horaire avec une certaine flexibilité et en faisant en sorte que leurs employés bouclent huit heures de travail par jour. Ceci est surtout valable au niveau des unités industrielles. Le respect des engagements vis-à-vis des clients et de la concurrence n’autorisent aucun «répit» à l’entreprise. Dans le secteur de l’électricité et de l’électronique par exemple, le «système» est rôdé. Plusieurs entreprises sont poussées à l’horaire continu durant toute l’année et ne modifient rien durant ce mois. C’est le cas à Delphi Automative System, où le Ramadan ne change rien aux habitudes des employés et ouvriers.
D’autres entreprises, en revanche, basculent vers l’horaire continu durant ce mois uniquement. Ce sont surtout les emplois administratifs qui sont concernés.
«Au niveau de l’administration, notre horaire est flexible le matin. Les employés peuvent rejoindre leurs postes jusqu’à 8 heures et demi. Et ceux qui habitent dans d’autres villes peuvent arriver jusqu’à 9 heures du matin. L’essentiel est que tout le monde effectue 7 heures et demi de travail», confie Mohammed Hamro, directeur des Ressources humaines à Settavex. La majorité des entreprises contactées par L’Economiste démarrent la journée de travail à huit heures. Leur trait commun est d’avoir une importante activité à l’export, dans laquelle les délais doivent être rigoureusement respectés. Dans les usines, aucun changement n’affecte la cadence de travail. Les équipes se relayent entre elles toutes les huit heures. Celles qui travaillent le soir se voient offrir le repas sur place.
Côté productivité, les avis sont partagés. Certaines avancent que les ouvriers sont mieux concentrés sur leur travail durant cette période et que leur performance globale ne s’en ressent pas. «Ils ne perdent moins de temps, à fumer une cigarette par exemple», confie un responsable des ressources humaines. D’autres affirment qu’il n’existe pas de «règle». «Les employés sont surtout fatigués durant la dernière semaine du Ramadan. Mais cela n’empêche pas d’atteindre de bons niveaux de productivité durant ce mois», reconnaît Driss Snoussi, directeur général d’Atlantic.
A Induver, une baisse au niveau de l’usine est généralement constatée à partir de 13 heures. Deux équipes se relayent sur le site de production. La première démarre à 7 heures du matin et termine à 15 heures, alors que la seconde prend la relève à partir de 23 heures. L’équipe de nuit ne semble pas poser de problème et rattrape généralement les retards. Idem à STMicroelectronics. Dans cette entreprise, la production ne s’arrête pas. Le travail est organisé en quatre «shifts». Là aussi, les équipes en poste le soir compensent les retards de la journée. Par ailleurs, dans certains secteurs comme la pêche, le Ramadan coïncide avec une baisse normale de l’activité. N’empêche, les entreprises préfèrent réaménager le temps de travail, surtout pour les fonctions administratives. Sur les sites de production, aucun changement n’est observé. C’est le cas à Aveiro Maroc, qui compte deux équipes sur son site de production. La première démarre à 6 heures du matin. Les ouvriers travaillent en fonction des arrivages de poissons.
Leconomiste
• La majorité des entreprises démarrent à 8h
LE Ramadan est souvent associé à des journées de travail courtes caractérisées par une baisse de l’activité. Dans la restauration par exemple, c’est la période creuse. De nombreuses enseignes préfèrent fermer durant cette période, le temps d’effectuer des travaux de réaménagement, et met le personnel en congé. Quelques établissements collent au «rythme» et mettent en place des formules «spécial Ramadan».
Durant ce mois, un réaménagement du temps de travail est incontournable, que soit dans le privé ou dans le public. Dans l’Administration, les fonctionnaires vont moins travailler. L’horaire continu est maintenu avec une réduction du temps de travail d’une heure, une habitude à laquelle personne ne parviendrait à s’attaquer. Dans le secteur privé, tout dépend du secteur d’activité. Certaines entreprises accordent une baisse d’une petite demi-heure sur les horaires normaux. D’autres sociétés gardent le même «volume» horaire avec une certaine flexibilité et en faisant en sorte que leurs employés bouclent huit heures de travail par jour. Ceci est surtout valable au niveau des unités industrielles. Le respect des engagements vis-à-vis des clients et de la concurrence n’autorisent aucun «répit» à l’entreprise. Dans le secteur de l’électricité et de l’électronique par exemple, le «système» est rôdé. Plusieurs entreprises sont poussées à l’horaire continu durant toute l’année et ne modifient rien durant ce mois. C’est le cas à Delphi Automative System, où le Ramadan ne change rien aux habitudes des employés et ouvriers.
D’autres entreprises, en revanche, basculent vers l’horaire continu durant ce mois uniquement. Ce sont surtout les emplois administratifs qui sont concernés.
«Au niveau de l’administration, notre horaire est flexible le matin. Les employés peuvent rejoindre leurs postes jusqu’à 8 heures et demi. Et ceux qui habitent dans d’autres villes peuvent arriver jusqu’à 9 heures du matin. L’essentiel est que tout le monde effectue 7 heures et demi de travail», confie Mohammed Hamro, directeur des Ressources humaines à Settavex. La majorité des entreprises contactées par L’Economiste démarrent la journée de travail à huit heures. Leur trait commun est d’avoir une importante activité à l’export, dans laquelle les délais doivent être rigoureusement respectés. Dans les usines, aucun changement n’affecte la cadence de travail. Les équipes se relayent entre elles toutes les huit heures. Celles qui travaillent le soir se voient offrir le repas sur place.
Côté productivité, les avis sont partagés. Certaines avancent que les ouvriers sont mieux concentrés sur leur travail durant cette période et que leur performance globale ne s’en ressent pas. «Ils ne perdent moins de temps, à fumer une cigarette par exemple», confie un responsable des ressources humaines. D’autres affirment qu’il n’existe pas de «règle». «Les employés sont surtout fatigués durant la dernière semaine du Ramadan. Mais cela n’empêche pas d’atteindre de bons niveaux de productivité durant ce mois», reconnaît Driss Snoussi, directeur général d’Atlantic.
A Induver, une baisse au niveau de l’usine est généralement constatée à partir de 13 heures. Deux équipes se relayent sur le site de production. La première démarre à 7 heures du matin et termine à 15 heures, alors que la seconde prend la relève à partir de 23 heures. L’équipe de nuit ne semble pas poser de problème et rattrape généralement les retards. Idem à STMicroelectronics. Dans cette entreprise, la production ne s’arrête pas. Le travail est organisé en quatre «shifts». Là aussi, les équipes en poste le soir compensent les retards de la journée. Par ailleurs, dans certains secteurs comme la pêche, le Ramadan coïncide avec une baisse normale de l’activité. N’empêche, les entreprises préfèrent réaménager le temps de travail, surtout pour les fonctions administratives. Sur les sites de production, aucun changement n’est observé. C’est le cas à Aveiro Maroc, qui compte deux équipes sur son site de production. La première démarre à 6 heures du matin. Les ouvriers travaillent en fonction des arrivages de poissons.
Leconomiste
