Université: Ce qui va changer dans le cycle doctoral
8 Mai 2007
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• Elles seront ouvertes aux titulaires de master et exceptionnellement au master spécialisés
• Droits et obligations des doctorants et directeurs de thèses prédéfinis
Le cycle doctoral, dernier maillon de l’architecture LMD (licence, master, doctorat) est soumis à l’appréciation des enseignants pour d’ultimes recommandations avant d’atterrir devant la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur. Il fera par la suite l’objet d’un arrêté et sera prêt pour la rentrée universitaire 2007/2008.
Le projet promet d’assurer une meilleure visibilité de l’offre de formation et de recherche doctorale ainsi que la rationalisation des moyens. Le département de l’Enseignement supérieur table dessus pour promouvoir le décloisonnement des établissements et des structures de recherche ainsi que le renforcement de la pluridisciplinarité.
Autre «ambition» : encourager le travail en équipe sur des thématiques communes évitant ainsi la multiplication de groupe sur les mêmes thématiques de recherche. L’on reproche à l’actuel système le cloisonnement des UFR et la confusion entre interdisciplinarité et multidisciplinarité. Ce qui a parfois conduit à une dispersion dans la formation doctorale. Il est également taxé d’être à l’origine de création de formations redondantes.
Les études doctorales seront organisées au sein du Centre d’études doctorales (CED) relevant de chaque faculté. Le CED sera adossé à des structures de recherche accréditées autour d’un projet qui s’inscrit dans la politique scientifique de l’université. Il sera dirigé par un vice-doyen et assisté par un conseil qui désigne à son tour un coordonnateur scientifique.
Des conventions avec d’autres universités ou des établissements peuvent également être établies. Ce qui permettra de fédérer les équipes pédagogiques et de recherche en vue d’une mutualisation des moyens.
Les CED seront coordonnés par un collège doctoral, une sorte de service commun de l’université. Sa mission mettre en commun et de fédérer les moyens de ces centres.
Les études doctorales seront ouvertes au candidat titulaire d’un master ou d’un diplôme reconnu équivalent. Celui-ci doit répondre aux critères d’admission prévus dans le descriptif de demande d’accréditation des formations du CED. Les titulaires d’un master spécialisé ou d’un diplôme national équivalent au master peuvent également s’inscrire en doctorat. Pour cela, une dérogation leur sera accordée par le président de l’université sur proposition du directeur du CED et après avis du coordinateur scientifique et du directeur de thèse.
Pour s’inscrire, le candidat dépose auprès du coordinateur scientifique une proposition de sujet de recherche visée auparavant par le directeur de thèse.
Dans cette réforme, un traitement particulier est réservé au doctorant souvent livré à lui-même. Sa formation sera complétée par des cursus dans la gestion de projets, les langues et la communication, entre autres.
Le projet de réforme prévoit un volume horaire de formations complémentaires variant entre 150 et 250 heures. Ce qui permettra de le préparer à intégrer le mode du travail. Les DRH et les professionnels du recrutement ont souvent relevé que les diplômés avaient du mal à «se vendre» auprès des entreprises. A force de rester cantonné dans un seul domaine, ils avaient du mal à intégrer le monde du travail et à s’y adapter.
Des espaces de rencontre avec les opérateurs et les professionnels (doctorales) seront organisées afin de rapprocher les doctorants d’éventuels recruteurs.
La réforme s’est également attaquée à un problème récurrent de la lenteur des travaux de recherche. La durée maximale pour préparer un doctorat est fixée à trois ans avec une possibilité de prorogation d’une année et exceptionnellement, de deux ans. Dans ce cas, l’accord du président de l’université est obligatoire.
La nouveauté est que le doctorant sera suivi de près et aura des comptes à rendre tous les six mois. Ses relations avec le directeur de thèse seront régies par une charte fixant les droits et obligations des deux parties. En cas de conflit, une intermédiation est prévue. Ce qui permettra de dépasser les blocages auxquels se heurtent souvent les étudiants chercheurs.
Les formations des Centres d’études doctorales sont soumises à l’accréditation. Elle est accordée par le département de l’Enseignement supérieur après avis de la commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur. L’accréditation est valable pour 4 ans renouvelables après évaluation. Si elle n’est pas renouvelée, les thèses entamées seront malgré tout menées à terme.
Le texte traite aussi du financement des doctorants. Renforcer le partenariat avec le privé et la contractualisation avec l’Etat sont deux pistes à explorer. Les doctorants pourraient assurer des vacations et renforcer éventuellement le corps enseignant en sous-effectif depuis les départs volontaires.
Publié le 30/04/2007
Leconomiste.com
• Droits et obligations des doctorants et directeurs de thèses prédéfinis
Le cycle doctoral, dernier maillon de l’architecture LMD (licence, master, doctorat) est soumis à l’appréciation des enseignants pour d’ultimes recommandations avant d’atterrir devant la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur. Il fera par la suite l’objet d’un arrêté et sera prêt pour la rentrée universitaire 2007/2008.
Le projet promet d’assurer une meilleure visibilité de l’offre de formation et de recherche doctorale ainsi que la rationalisation des moyens. Le département de l’Enseignement supérieur table dessus pour promouvoir le décloisonnement des établissements et des structures de recherche ainsi que le renforcement de la pluridisciplinarité.
Autre «ambition» : encourager le travail en équipe sur des thématiques communes évitant ainsi la multiplication de groupe sur les mêmes thématiques de recherche. L’on reproche à l’actuel système le cloisonnement des UFR et la confusion entre interdisciplinarité et multidisciplinarité. Ce qui a parfois conduit à une dispersion dans la formation doctorale. Il est également taxé d’être à l’origine de création de formations redondantes.
Les études doctorales seront organisées au sein du Centre d’études doctorales (CED) relevant de chaque faculté. Le CED sera adossé à des structures de recherche accréditées autour d’un projet qui s’inscrit dans la politique scientifique de l’université. Il sera dirigé par un vice-doyen et assisté par un conseil qui désigne à son tour un coordonnateur scientifique.
Des conventions avec d’autres universités ou des établissements peuvent également être établies. Ce qui permettra de fédérer les équipes pédagogiques et de recherche en vue d’une mutualisation des moyens.
Les CED seront coordonnés par un collège doctoral, une sorte de service commun de l’université. Sa mission mettre en commun et de fédérer les moyens de ces centres.
Les études doctorales seront ouvertes au candidat titulaire d’un master ou d’un diplôme reconnu équivalent. Celui-ci doit répondre aux critères d’admission prévus dans le descriptif de demande d’accréditation des formations du CED. Les titulaires d’un master spécialisé ou d’un diplôme national équivalent au master peuvent également s’inscrire en doctorat. Pour cela, une dérogation leur sera accordée par le président de l’université sur proposition du directeur du CED et après avis du coordinateur scientifique et du directeur de thèse.
Pour s’inscrire, le candidat dépose auprès du coordinateur scientifique une proposition de sujet de recherche visée auparavant par le directeur de thèse.
Dans cette réforme, un traitement particulier est réservé au doctorant souvent livré à lui-même. Sa formation sera complétée par des cursus dans la gestion de projets, les langues et la communication, entre autres.
Le projet de réforme prévoit un volume horaire de formations complémentaires variant entre 150 et 250 heures. Ce qui permettra de le préparer à intégrer le mode du travail. Les DRH et les professionnels du recrutement ont souvent relevé que les diplômés avaient du mal à «se vendre» auprès des entreprises. A force de rester cantonné dans un seul domaine, ils avaient du mal à intégrer le monde du travail et à s’y adapter.
Des espaces de rencontre avec les opérateurs et les professionnels (doctorales) seront organisées afin de rapprocher les doctorants d’éventuels recruteurs.
La réforme s’est également attaquée à un problème récurrent de la lenteur des travaux de recherche. La durée maximale pour préparer un doctorat est fixée à trois ans avec une possibilité de prorogation d’une année et exceptionnellement, de deux ans. Dans ce cas, l’accord du président de l’université est obligatoire.
La nouveauté est que le doctorant sera suivi de près et aura des comptes à rendre tous les six mois. Ses relations avec le directeur de thèse seront régies par une charte fixant les droits et obligations des deux parties. En cas de conflit, une intermédiation est prévue. Ce qui permettra de dépasser les blocages auxquels se heurtent souvent les étudiants chercheurs.
Les formations des Centres d’études doctorales sont soumises à l’accréditation. Elle est accordée par le département de l’Enseignement supérieur après avis de la commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur. L’accréditation est valable pour 4 ans renouvelables après évaluation. Si elle n’est pas renouvelée, les thèses entamées seront malgré tout menées à terme.
Le texte traite aussi du financement des doctorants. Renforcer le partenariat avec le privé et la contractualisation avec l’Etat sont deux pistes à explorer. Les doctorants pourraient assurer des vacations et renforcer éventuellement le corps enseignant en sous-effectif depuis les départs volontaires.
Publié le 30/04/2007
Leconomiste.com
