Chasseur de têtes, un métier qui recrute
3 Avril 2007
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Chaque année, les chasseurs de têtes contactent des milliers de salariés haut placés afin de leur offrir une nouvelle opportunité professionnelle.
L'activité de chasseur de tête n'est pas comparable à celle des cabinets de recrutement, dont le rôle est d'épauler les dirigeants dans la gestion de leur entreprise. Aujourd'hui, les chasseurs de tête sont mandatés par quatre entreprises sur dix pour dénicher leurs cadres supérieurs, via une approche directe de leurs "cibles". En effet, pour les postes de haut niveau ou très pointus, les entreprises ne diffusent plus d'annonces, "elles font appel aux chasseurs de tête car elles recherchent des salariés expérimentés, avec un profil très particulier", indique Caroline Costa, du cabinet ADRC (Approche Directe Recrutement Conseil) de Léognan.
Le mouton à cinq pattes. Un chasseur de tête est donc un conseiller en recrutement, spécialisé dans la recherche de profils rares. "Nous travaillons pour des entreprises très spécialisées qui recherchent le mouton à cinq pattes, déclare Caroline Costa. En ce qui me concerne, je travaille sur trois secteurs : le bâtiment, l'aéronautique, et l'industrie mécanique".
Compte tenu des honoraires pratiqués par ce type de cabinets, les sociétés qui investissent dans ce mode de recrutement sont généralement à la recherche de cadres dirigeants aux profils très pointus. "L'entreprise doit verser un pourcentage lié au salaire brut annuel du cadre recherché. Cela peut aller du technicien supérieur au cadre de haut niveau (de 100.000 à 140.000 euros annuels)", souligne la chasseuse de tête.
La mission principale du chasseur est de définir le profil du candidat idéal. "La première étape est de décrire le profil recherché avec le chef de l'entreprise. Ensuite, on établit la liste des concurrents de l'entreprise, chez qui nous irons chercher notre mouton à cinq pattes", explique Caroline Costa.
Une offre alléchante. Le chasseur dispose surtout d'un carnet d'adresses important. Un atout qui lui permet de rencontrer les candidats choisis. "Je me déplace beaucoup dans le Nord-Est et dans la région parisienne, précise la chasseuse de tête. D'abord, parce que nous visons des salariés qui ont plus de cinq ans d'expérience, qui ont entre 30 et 40 ans, et qui ont donc souvent des enfants. Nous leur proposons un poste dans la région bordelaise, qui plus est avec une augmentation de salaire et une évolution de carrière intéressante". De quoi faire réfléchir.
Ensuite, le tout est de s'assurer que le candidat sera capable de s'adapter à son nouvel environnement. "Dans l'entreprise, le nouvel élément est comme une brique au milieu d'un mur. S'il ne s'adapte pas, tout s'effondre".
La recherche du "gibier" dure généralement cinq à six semaines. "Dans le bâtiment par exemple, on recherche souvent des ingénieurs de travaux. En un mois, je peux rencontrer dix candidats. Et la plupart du temps, je n'en présente que deux ou trois à l'entreprise", souligne l'experte, depuis plus de dix ans dans le métier. Et même si cette dernière avoue avoir des relations amicales avec les candidats et donc parfois ses préférences, c'est finalement à l'entreprise que revient la décision finale.
Publié le 10/03/2006
special.sudouest.com
L'activité de chasseur de tête n'est pas comparable à celle des cabinets de recrutement, dont le rôle est d'épauler les dirigeants dans la gestion de leur entreprise. Aujourd'hui, les chasseurs de tête sont mandatés par quatre entreprises sur dix pour dénicher leurs cadres supérieurs, via une approche directe de leurs "cibles". En effet, pour les postes de haut niveau ou très pointus, les entreprises ne diffusent plus d'annonces, "elles font appel aux chasseurs de tête car elles recherchent des salariés expérimentés, avec un profil très particulier", indique Caroline Costa, du cabinet ADRC (Approche Directe Recrutement Conseil) de Léognan.
Le mouton à cinq pattes. Un chasseur de tête est donc un conseiller en recrutement, spécialisé dans la recherche de profils rares. "Nous travaillons pour des entreprises très spécialisées qui recherchent le mouton à cinq pattes, déclare Caroline Costa. En ce qui me concerne, je travaille sur trois secteurs : le bâtiment, l'aéronautique, et l'industrie mécanique".
Compte tenu des honoraires pratiqués par ce type de cabinets, les sociétés qui investissent dans ce mode de recrutement sont généralement à la recherche de cadres dirigeants aux profils très pointus. "L'entreprise doit verser un pourcentage lié au salaire brut annuel du cadre recherché. Cela peut aller du technicien supérieur au cadre de haut niveau (de 100.000 à 140.000 euros annuels)", souligne la chasseuse de tête.
La mission principale du chasseur est de définir le profil du candidat idéal. "La première étape est de décrire le profil recherché avec le chef de l'entreprise. Ensuite, on établit la liste des concurrents de l'entreprise, chez qui nous irons chercher notre mouton à cinq pattes", explique Caroline Costa.
Une offre alléchante. Le chasseur dispose surtout d'un carnet d'adresses important. Un atout qui lui permet de rencontrer les candidats choisis. "Je me déplace beaucoup dans le Nord-Est et dans la région parisienne, précise la chasseuse de tête. D'abord, parce que nous visons des salariés qui ont plus de cinq ans d'expérience, qui ont entre 30 et 40 ans, et qui ont donc souvent des enfants. Nous leur proposons un poste dans la région bordelaise, qui plus est avec une augmentation de salaire et une évolution de carrière intéressante". De quoi faire réfléchir.
Ensuite, le tout est de s'assurer que le candidat sera capable de s'adapter à son nouvel environnement. "Dans l'entreprise, le nouvel élément est comme une brique au milieu d'un mur. S'il ne s'adapte pas, tout s'effondre".
La recherche du "gibier" dure généralement cinq à six semaines. "Dans le bâtiment par exemple, on recherche souvent des ingénieurs de travaux. En un mois, je peux rencontrer dix candidats. Et la plupart du temps, je n'en présente que deux ou trois à l'entreprise", souligne l'experte, depuis plus de dix ans dans le métier. Et même si cette dernière avoue avoir des relations amicales avec les candidats et donc parfois ses préférences, c'est finalement à l'entreprise que revient la décision finale.
Publié le 10/03/2006
special.sudouest.com
