Comment les recruteurs vous jugent
9 Avril 2007
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Rédiger le CV qui fera mouche sans faire tache, préparer l'entretien qui accrochera sans friction, cela ne s'improvise pas. Chasseurs de têtes, consultants et DRH livrent leurs conseils
Sanglés dans leur costume impeccable, penchés avec application sur leur petit bureau, une dizaine de cadres de tous âges planchent dans cette petite salle qui rappelle l'école de leur enfance. La scène se déroule non pas à la Maison des examens mais au cabinet de recrutement Mercuri Urval de Paris. «Tout candidat convoqué pour un entretien passe d'abord une épreuve de deux heures», explique le directeur, Rami Kechtel. Au programme, des tests de logique chronométrés et un questionnaire de personnalité. Dans certaines entreprises comme Xerox, les futurs cadres, des commerciaux pour la plupart, se retrouvent, eux, en assessment center (centre d'évaluation), où ils doivent simuler la vente à l'entreprise d'un voyage de stimulation. «Les qualités d'un commercial ne peuvent bien se juger qu'en situation», argumente Hervé Farret, le responsable du recrutement de Xerox.
Faut-il en déduire que les professionnels utilisent de plus en plus de méthodes à caractère scientifique, afin d'éliminer toute trace de subjectivité et de partialité? Il n'en est rien. «Nous n'accordons pas aux résultats de cette épreuve une valeur scientifique incontestable, rassure Rami Kechtel. Ils nous fournissent simplement des informations sur le style de travail du candidat, ses capacités d'analyse et son rapport aux autres, qui serviront de base de discussion pour l'entretien individuel.» Chez Xerox, Hervé Farret rappelle également que l'entretien reste une phase systématique et essentielle. «Le recrutement est toujours un métier très personnalisé, affirme Jean-François Drouot-L'Hermine, président du cabinet qui porte son nom et de Syntec Recrutement, l'association de la profession. Chez nous, deux consultants n'arrivent presque jamais à un résultat identique pour un même poste. C'est si vrai que certaines entreprises clientes confient tout leur recrutement au même consultant.»
Pourquoi donc, au-delà d'un profil équivalent à celui d'autres candidats et correspondant au poste demandé, serez-vous ou non embauché? En réalité, l'arbitraire n'est guère à craindre. Les réponses des recruteurs sur leur mode personnel d'évaluation ne varient pas à l'infini et leurs pratiques présentent bien des convergences. Petit tour d'horizon des comportements et attitudes qui séduisent ou irritent ceux qui vont vous embaucher.
Premier acte de candidature, le CV. C'est par lui que va s'établir le contact avec les recruteurs. Et que la sélection va commencer. Constat de la quasi-totalité de la profession: la présentation des CV s'est nettement améliorée depuis quelques années, grâce aux conseils dispensés par les spécialistes de la recherche d'emploi et aux innombrables guides sur le sujet. Attention toutefois à l'orthographe, trop souvent malmenée, et surtout aux fautes de grammaire. Et, celles-là, les logiciels de traitement de texte ne les détectent pas. «Mais la génération Internet nous a appris à être indulgents sur ce chapitre», admet François Humblot, président du directoire du groupe Humblot-Grant Alexander. De meilleure qualité, la présentation des CV s'est du coup standardisée, et il sera donc difficile de faire la différence à ce stade.
Publié le 29/03/2007
Lexpress.fr
Sanglés dans leur costume impeccable, penchés avec application sur leur petit bureau, une dizaine de cadres de tous âges planchent dans cette petite salle qui rappelle l'école de leur enfance. La scène se déroule non pas à la Maison des examens mais au cabinet de recrutement Mercuri Urval de Paris. «Tout candidat convoqué pour un entretien passe d'abord une épreuve de deux heures», explique le directeur, Rami Kechtel. Au programme, des tests de logique chronométrés et un questionnaire de personnalité. Dans certaines entreprises comme Xerox, les futurs cadres, des commerciaux pour la plupart, se retrouvent, eux, en assessment center (centre d'évaluation), où ils doivent simuler la vente à l'entreprise d'un voyage de stimulation. «Les qualités d'un commercial ne peuvent bien se juger qu'en situation», argumente Hervé Farret, le responsable du recrutement de Xerox.
Faut-il en déduire que les professionnels utilisent de plus en plus de méthodes à caractère scientifique, afin d'éliminer toute trace de subjectivité et de partialité? Il n'en est rien. «Nous n'accordons pas aux résultats de cette épreuve une valeur scientifique incontestable, rassure Rami Kechtel. Ils nous fournissent simplement des informations sur le style de travail du candidat, ses capacités d'analyse et son rapport aux autres, qui serviront de base de discussion pour l'entretien individuel.» Chez Xerox, Hervé Farret rappelle également que l'entretien reste une phase systématique et essentielle. «Le recrutement est toujours un métier très personnalisé, affirme Jean-François Drouot-L'Hermine, président du cabinet qui porte son nom et de Syntec Recrutement, l'association de la profession. Chez nous, deux consultants n'arrivent presque jamais à un résultat identique pour un même poste. C'est si vrai que certaines entreprises clientes confient tout leur recrutement au même consultant.»
Pourquoi donc, au-delà d'un profil équivalent à celui d'autres candidats et correspondant au poste demandé, serez-vous ou non embauché? En réalité, l'arbitraire n'est guère à craindre. Les réponses des recruteurs sur leur mode personnel d'évaluation ne varient pas à l'infini et leurs pratiques présentent bien des convergences. Petit tour d'horizon des comportements et attitudes qui séduisent ou irritent ceux qui vont vous embaucher.
Premier acte de candidature, le CV. C'est par lui que va s'établir le contact avec les recruteurs. Et que la sélection va commencer. Constat de la quasi-totalité de la profession: la présentation des CV s'est nettement améliorée depuis quelques années, grâce aux conseils dispensés par les spécialistes de la recherche d'emploi et aux innombrables guides sur le sujet. Attention toutefois à l'orthographe, trop souvent malmenée, et surtout aux fautes de grammaire. Et, celles-là, les logiciels de traitement de texte ne les détectent pas. «Mais la génération Internet nous a appris à être indulgents sur ce chapitre», admet François Humblot, président du directoire du groupe Humblot-Grant Alexander. De meilleure qualité, la présentation des CV s'est du coup standardisée, et il sera donc difficile de faire la différence à ce stade.
Publié le 29/03/2007
Lexpress.fr
