Des dysfonctionnements qualitatifs et quantitatifs
15 Janvier 2010
Lu par 1488 personne(s)
L'embellie conjoncturelle qu'a connue le secteur agricole a largement favorisé la reprise de l'emploi et, par conséquent, la baisse du chômage au niveau national. Dans l'ensemble, l'offre d'emplois, durant le troisième trimestre 2009, a été soutenue par la création nette de 72.400 postes par les activités tertiaires, contre une moyenne annuelle de 120.000 au cours des trois dernières années.
Cette offre émane surtout des entreprises marocaines et celles qui produisent pour le marché local et notamment les banques, les assurances, les activités immobilières et les services personnels et domestiques. Les diplômés ont été les plus demandés par ces secteurs et les profils recherchés sont ceux de l'ingénierie, des commerciaux, de la logistique, du marketing et de la gestion.
Le BTP, l'un des principaux moteurs de croissance de l'emploi durant les trois dernières années, avec une création annuelle moyenne d'environ 59 000 postes en a généré près de 68 800, en grande partie, au niveau de la construction du gros œuvre de bâtiments et des travaux spécialisés de génie civil. Pour rappel, le chômage connaît son creux annuel au deuxième trimestre de chaque année. Ce recul se manifeste suite à un sensible ralentissement de l'offre de travail par rapport aux créations d'emplois au cours de cette période. En conséquence, le taux de chômage augmente à partir du troisième trimestre, période souvent marquée par une hausse de la population active avec l'arrivée de nouveaux diplômés sur le marché du travail.
En une année, le nombre des actifs sans emploi a fléchi de 122 000 personnes, soit une baisse de 11,8%, en variation annuelle. Le taux de chômage est passé de 9,1%, une année auparavant, à 8%, au deuxième trimestre 2009. Globalement, la baisse du chômage a profité aux hommes et aux chômeurs de longue durée au détriment des femmes et des chômeurs n'ayant jamais travaillé. Le taux de féminisation de la population sans emploi est passé de 27,3 % à 30% et la part des chômeurs de longue durée a glissé de 1,8 point pour se situer à 68,2%. Celle des chômeurs n'ayant jamais travaillé a augmenté de 0,6 point, s'établissant à 54,6%.Au cours du troisième trimestre, la population sans emploi s'est infléchie de 1,6%, en glissement annuel, entraînant une baisse de 0,1 point du taux de chômage pour se situer à 9,8%.
Ce repli incombe, essentiellement, à la baisse de 0,7 point du taux de chômage urbain, en variation annuelle, pour s'établir à 14,8%, contre une hausse de 0,4 point dans les campagnes. Hors effets de saisonnalité, le taux de chômage national a crû de 0,9 point, en glissement trimestriel. Ce retournement à la hausse tient à l'accroissement de près de 10% du nombre des chômeurs, par rapport au trimestre précédent. C'est en milieu rural que ce redressement a été le plus marqué (+25,6%). Le retournement à l'inactivité des femmes rurales a entraîné une hausse de 0,8 point du taux de chômage qui a atteint 4,2%.
Le taux de féminisation de la population active dans les campagnes s'est replié d'un point, pour se situer à 31,7%.Le marché du travail national s'est favorablement comporté, au deuxième trimestre, grâce à l'embellie des activités agricoles et des secteurs qui lui sont liés et qui ont généré près de 196 000 emplois nets, en une année. Dans l'ensemble, l'économie nationale a créé près de 232 000 emplois nets, soit une hausse de 2,3%, en glissement annuel, de la population active occupée.
Publié le 14 Décembre 2009
Mis en ligne le 15 Décembre 2009
lematin.ma
Cette offre émane surtout des entreprises marocaines et celles qui produisent pour le marché local et notamment les banques, les assurances, les activités immobilières et les services personnels et domestiques. Les diplômés ont été les plus demandés par ces secteurs et les profils recherchés sont ceux de l'ingénierie, des commerciaux, de la logistique, du marketing et de la gestion.
Le BTP, l'un des principaux moteurs de croissance de l'emploi durant les trois dernières années, avec une création annuelle moyenne d'environ 59 000 postes en a généré près de 68 800, en grande partie, au niveau de la construction du gros œuvre de bâtiments et des travaux spécialisés de génie civil. Pour rappel, le chômage connaît son creux annuel au deuxième trimestre de chaque année. Ce recul se manifeste suite à un sensible ralentissement de l'offre de travail par rapport aux créations d'emplois au cours de cette période. En conséquence, le taux de chômage augmente à partir du troisième trimestre, période souvent marquée par une hausse de la population active avec l'arrivée de nouveaux diplômés sur le marché du travail.
En une année, le nombre des actifs sans emploi a fléchi de 122 000 personnes, soit une baisse de 11,8%, en variation annuelle. Le taux de chômage est passé de 9,1%, une année auparavant, à 8%, au deuxième trimestre 2009. Globalement, la baisse du chômage a profité aux hommes et aux chômeurs de longue durée au détriment des femmes et des chômeurs n'ayant jamais travaillé. Le taux de féminisation de la population sans emploi est passé de 27,3 % à 30% et la part des chômeurs de longue durée a glissé de 1,8 point pour se situer à 68,2%. Celle des chômeurs n'ayant jamais travaillé a augmenté de 0,6 point, s'établissant à 54,6%.Au cours du troisième trimestre, la population sans emploi s'est infléchie de 1,6%, en glissement annuel, entraînant une baisse de 0,1 point du taux de chômage pour se situer à 9,8%.
Ce repli incombe, essentiellement, à la baisse de 0,7 point du taux de chômage urbain, en variation annuelle, pour s'établir à 14,8%, contre une hausse de 0,4 point dans les campagnes. Hors effets de saisonnalité, le taux de chômage national a crû de 0,9 point, en glissement trimestriel. Ce retournement à la hausse tient à l'accroissement de près de 10% du nombre des chômeurs, par rapport au trimestre précédent. C'est en milieu rural que ce redressement a été le plus marqué (+25,6%). Le retournement à l'inactivité des femmes rurales a entraîné une hausse de 0,8 point du taux de chômage qui a atteint 4,2%.
Le taux de féminisation de la population active dans les campagnes s'est replié d'un point, pour se situer à 31,7%.Le marché du travail national s'est favorablement comporté, au deuxième trimestre, grâce à l'embellie des activités agricoles et des secteurs qui lui sont liés et qui ont généré près de 196 000 emplois nets, en une année. Dans l'ensemble, l'économie nationale a créé près de 232 000 emplois nets, soit une hausse de 2,3%, en glissement annuel, de la population active occupée.
Publié le 14 Décembre 2009
Mis en ligne le 15 Décembre 2009
lematin.ma
