Formation Professionnelle : Un plan d’urgence national dévoilé

Le Roi Mohammed VI a présidé, lundi à Nador, la cérémonie de présentation du plan d'urgence dans le domaine de la formation professionnelle qui vise à mettre en place une offre de formation cohérente avec les spécificités et les besoins en compétences. Pour l'activation de ce plan d'urgence, plusieurs conventions ont été signées dans les domaines clefs, à savoir l’agriculture, l’hôtellerie, l’artisanat ou encore l’industrie.

Hôtellerie et artisanat

Dans un exposé présenté au Roi, le Ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle Jamal Rhmani a rappelé, entre autres, la réalisation d'études portant notamment sur l'accompagnement du secteur de l'hôtellerie par la satisfaction de ses besoins en compétences, la régulation des offres publique et privée de formation professionnelle, l'optimisation des durées de formation...

Dans l'hôtellerie, les projections 2008/2012, a dit M. Rhmani, révèlent un besoin en compétences d'environ 62.000 professionnels. Dans ce sens, un plan d'action a été retenu dans le cadre du contrat Ressources Humaines, Hôtellerie, qui s'articule autour de l'optimisation et l'extension du dispositif de formation, du développement de l'apprentissage, la formation de 67.000 lauréats à l'horizon 2012, et le renforcement de la qualité de la formation et de l'enseignement des langues étrangères.

Pour ce qui est du secteur de l'artisanat, un des principaux leviers du développement social et économique, l'enquête réalisée auprès de 3.070 unités d'artisanat a permis d'identifier 20 métiers porteurs, 104.600 emplois potentiels et 107.000 places d'apprentissage offertes par les unités d'artisanat, a dit le Ministre.

Le plan d'action 2008/2015 retenu pour ce secteur, d'un coût de 451 millions Dh, permettra la formation par apprentissage de 60.000 jeunes ruraux dans les métiers porteurs pour mettre sur le marché du travail environ 51.000 lauréats et la création de cinq centres de formation par apprentissage (CFA), ainsi que l'extension et la mise à niveau d'autres CFA.

Agriculture, industrie, éducation

Quant au développement de l'apprentissage dans le secteur de l'agriculture, principal employeur occupant 43,4 % de la population active globale, le plan d’action, d’un budget de 340 millions Dh, permettra la formation de 60.000 jeunes ruraux pour mettre sur le marché du travail environ 51.000 lauréats et la création de six centres de formation par apprentissage (CFA) au niveau des bassins agricoles déficitaires.

S'agissant du développement intégré du secteur industriel, l'automobile, l'aéronautique, l'électronique, l'Offshoring, le textile/cuir et l'agroalimentaire ont été ciblés. Dans ce sens, une étude concernant la formation des ressources humaines et portant sur trois axes a été réalisée.

Le premier axe porte sur le développement de l'appareil de formation (270 MDh), le deuxième concerne la mise en place d'un dispositif d'aide directe aux entreprises pour la formation (2,7 milliards Dh) et le troisième est relatif à l'accompagnement des plates-formes industrielles intégrées qui seront créées. Cette stratégie industrielle devrait permettre, à l'horizon 2015, la création d'environ 200.000 emplois.

L'étude concernant la création de licences professionnelles a permis, quant à elle, l'identification des besoins en la matière (290) et en lauréats dans les secteurs prioritaires (7.250). Le plan d'action, a poursuivi le Ministre, porte aussi sur l'organisation de Licences Professionnelles (LP), dès la rentrée 2008/2009, dans 25 ces dernières, pour atteindre à l'horizon 2012 une centaine de licences avec 2.500 nouveaux inscrits.

Mis en ligne le 15 juillet 2008

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