Intérim: Les bac+2 et bac+4 les plus recherchés
15 Mai 2007
Lu par 1496 personne(s)
• Les contrats de six mois insuffisants
L’emploi temporaire est de plus en plus demandé sur le marché, et c’est du secteur industriel d’où vient la plus grande demande avant les services et la distribution. Les profils les plus recherchés sont les bac + 2 (20%), et bac + 4 (40%). En effet, les entreprises cherchent des collaborateurs créatifs et disposant d’une première expérience. Malgré les besoins immenses des entreprises, le recrutement se fait de plus en plus difficilement du fait des exigences des cadres qui privilégient un meilleur niveau de vie, et de la rareté des compétences.
C’est pour cela que Manpower a effectué grand nombre de ses recrutements au niveau des villes secondaires. La plupart des cadres intérimaires qui ont été recrutés à Tanger viennent de la ville de Khénifra par exemple.
A signaler aussi que la fonction commerciale est déficitaire actuellement en profils disponibles. Trouver un «bon» directeur commercial relève presque du miracle. Ceci est dû à l’absence de cette formation dans les écoles, y compris dans celles qui se prétendent «écoles de commerce». Depuis l’entrée en vigueur du code de travail, ses effets se font ressentir au niveau des entreprises qui sont devenues plus transparentes. La restriction sur la durée évite les abus des entreprises «utilisatrices» qui gardent certains de leurs collaborateurs des années durant sans les déclarer, en les cantonnant dans la précarité.
Mais certaines des dispositions sont rigides notamment celle limitant la durée d’une «mission» d’intérim à six mois. Cette contrainte est perçue comme un frein à l’embauche par les entreprises. C’est cette même durée (6 mois) qui est fixée pour la période d’essai pour les contrats à durée indéterminée. C’est-à-dire que pour qu’un salarié s’adapte à une entreprise et pour qu’une entreprise l’évalue, la durée requise est de six mois. Si on devait dresser la liste des villes qui pourvoient le plus d’emplois temporaires on penserait automatiquement à Marrakech au regard des milliards de dirhams investis dans cette ville tous les ans.
Et pourtant les statistiques disent les choses autrement, voire l’opposé de ce que l’on puisse penser: la capitale économique n’a pas perdu sa place de leader sur le marché de l’emploi (72%) suivie de Rabat, 14%. Marrakech est loin: bien qu’elle soit troisième sur le podium, elle n’offre que 5% sur le marché. Viennent après Tanger, Fès et Agadir (2%). L’explication est claire. En Europe par exemple, les contrats par intérim sont fixés à 18 mois, et au Maroc au tiers de cette durée. Les investisseurs, qui pourtant sont les principaux demandeurs de cadres intérimaires, freinent leur offre d’emploi, à cause de cette restriction et d’un marché pas assez flexible.
Publié le 05/03/2007
Leconomiste.com
L’emploi temporaire est de plus en plus demandé sur le marché, et c’est du secteur industriel d’où vient la plus grande demande avant les services et la distribution. Les profils les plus recherchés sont les bac + 2 (20%), et bac + 4 (40%). En effet, les entreprises cherchent des collaborateurs créatifs et disposant d’une première expérience. Malgré les besoins immenses des entreprises, le recrutement se fait de plus en plus difficilement du fait des exigences des cadres qui privilégient un meilleur niveau de vie, et de la rareté des compétences.
C’est pour cela que Manpower a effectué grand nombre de ses recrutements au niveau des villes secondaires. La plupart des cadres intérimaires qui ont été recrutés à Tanger viennent de la ville de Khénifra par exemple.
A signaler aussi que la fonction commerciale est déficitaire actuellement en profils disponibles. Trouver un «bon» directeur commercial relève presque du miracle. Ceci est dû à l’absence de cette formation dans les écoles, y compris dans celles qui se prétendent «écoles de commerce». Depuis l’entrée en vigueur du code de travail, ses effets se font ressentir au niveau des entreprises qui sont devenues plus transparentes. La restriction sur la durée évite les abus des entreprises «utilisatrices» qui gardent certains de leurs collaborateurs des années durant sans les déclarer, en les cantonnant dans la précarité.
Mais certaines des dispositions sont rigides notamment celle limitant la durée d’une «mission» d’intérim à six mois. Cette contrainte est perçue comme un frein à l’embauche par les entreprises. C’est cette même durée (6 mois) qui est fixée pour la période d’essai pour les contrats à durée indéterminée. C’est-à-dire que pour qu’un salarié s’adapte à une entreprise et pour qu’une entreprise l’évalue, la durée requise est de six mois. Si on devait dresser la liste des villes qui pourvoient le plus d’emplois temporaires on penserait automatiquement à Marrakech au regard des milliards de dirhams investis dans cette ville tous les ans.
Et pourtant les statistiques disent les choses autrement, voire l’opposé de ce que l’on puisse penser: la capitale économique n’a pas perdu sa place de leader sur le marché de l’emploi (72%) suivie de Rabat, 14%. Marrakech est loin: bien qu’elle soit troisième sur le podium, elle n’offre que 5% sur le marché. Viennent après Tanger, Fès et Agadir (2%). L’explication est claire. En Europe par exemple, les contrats par intérim sont fixés à 18 mois, et au Maroc au tiers de cette durée. Les investisseurs, qui pourtant sont les principaux demandeurs de cadres intérimaires, freinent leur offre d’emploi, à cause de cette restriction et d’un marché pas assez flexible.
Publié le 05/03/2007
Leconomiste.com
