L’entrepreneuriat, voie passante vers l’emploi
22 Novembre 2010
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Les recherches menées depuis des révèlent également une ambivalence en ce qui concerne l’attrait pour la création d’entreprise. Même si les jeunes n’y sont pas fondamentalement réticents, ils ont tendance à privilégier des choix sécuritaires ou à retarder l’échéance de faire un choix de carrière, le travail salarié restant le référent le plus prégnant. On constate néanmoins une lente mais indéniable évolution, visible dans l’intérêt croissant pour la carrière entrepreneuriale. Cet intérêt est attribuable à l’accentuation du problème du chômage des diplômés du supérieur en Tunisie et à la dédramatisation de l’entrepreneuriat par le système éducatif et les médias.
Les pouvoirs publics et les parties intervenantes multiplient les efforts pour promouvoir l’entrepreneuriat dans le système éducatif. La création d’emplois est une conséquence recherchée de la création d’activités par les jeunes diplômés d'universités. Dans cette perspective, l'Institut arabe des chefs d'entreprises a organisé, mardi, un forum avec la participation d’experts et de jeunes promoteurs, et ce, à l’occasion de la semaine mondiale de entrepreneuriat "édition 2010" qui se tient du 7 au 14 Novembre 2010. Cette action s'intègre dans les efforts consentis pour former et promouvoir chez les jeunes étudiants l'esprit d'entrepreneuriat, ce qui constitue un enjeu majeur pour la Tunisie. Le but est d’inculquer aux jeunes l’importance d’être entreprenant, et surtout comment les motiver pour se lancer en affaires.
En fait, parmi les solutions envisagées pour résoudre le problème du chômage des jeunes diplômés, il y a notamment celle qui consiste à les encourager à créer leur propre entreprise. A ce propos, le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Mohamed Agerbi, a mis en relief, lors de son intervention, les avantages et les incitations à la création d’entreprises. «La société civile est devenue un partenaire avec laquelle nous avons voulu conjuguer nos efforts pour pouvoir réaliser les objectifs fixés. Aujourd’hui, nous devons penser à mettre en place une stratégie afin d’ouvrir l’école sur son environnement économique, a affirmé le ministre. Le but est d’enraciner la culture de l’entrepreneuriat chez l’élève. Il faut également donner la possibilité aux jeunes de s’informer sur les opportunités qu’offre le marché de l’emploi.
Dans le même ordre d’idée, Abdelaziz Dargouth, président du CJE a souligné le rôle stratégique de l’entreprenariat en tant qu’enseignement visant essentiellement à sensibiliser à l’alternative de carrière que représente la création de l’entreprise mais à essayer à enraciner un état d’esprit entrepreneurial et à mettre l’accent sur des habiletés et caractéristiques primordiales, telles que la créativité, la prise d’initiative, l’exploitation d’opportunités et le développement de vision globales dans l’approche des problèmes. Aujourd’hui, c’est presqu’une vérité réelle : les pays qui ont une économie développée et auxquels la Tunisie aspire appartenir dans un proche avenir sont ceux qui ont su promouvoir une culture entrepreneuriale au sein de leurs sociétés, liée à un savoir-faire technique.
Afin que la Tunisie parvienne à réaliser son pari de développement, il est nécessaire de disposer d’un grand nombre d’individus qui sachent gérer et créer des entreprises mais qui soient également poussés par une volonté d’accomplissement et de réussite, qui aient le sens de la responsabilité, de l’initiative et de la La construction de ces valeurs ne peut être l’affaire d’une seule partie pendant une période ponctuelle de la vie ; au contraire, c’est l’affaire de tous, à tous les niveaux de la société et d’une façon continue. C’est l’affaire de la famille, l’affaire du système éducatif et universitaire et l’affaire de l’entreprise. Aujourd’hui, il est primordial d’adopter une stratégie de développement de la culture de l’initiative. En effet, le rôle joué par l’université dans la mise en œuvre de cette stratégie est primordial mais il n’est pas en mesure, à lui seul, d’enraciner les valeurs escomptées. D’ailleurs, à l’âge de l’université, l’individu a tout acquis culturellement ou presque; à cet âge, il est plus facile de canaliser les valeurs, de les raffiner, de les confirmer que de les créer. Un travail de fond doit être accompli beaucoup plus tôt à l’école. En fait, il existe beaucoup de leviers d’action potentiels à exploiter dans l’optique d’un enseignement primaire visant à stimuler l’attrait des jeunes pour la carrière entrepreneuriale. Il s’agit d’imaginer des outils de formation spécifiques adéquats permettant de sensibiliser et de démystifier l’entrepreneuriat auprès des élèves du primaire et de leur permettre de prendre conscience très tôt de leurs qualités entrepreneuriales. Plusieurs questions viennent à l’esprit à ce niveau : Comment cultiver ces valeurs? Comment arriver à développer cette culture de l’initiative ?
A vrai dire, il n’y a pas de recette magique prête à être utilisée, mais, il faudrait qu’on pense sérieusement et d’une façon organisée et structurée et sans plus tarder à développer ce genre d’outils dans le cadre d’une stratégie claire de développement de la culture de l’initiative. Il serait intéressant de s’inspirer de certaines expériences reconnues mondialement. L’objectif est de créer 425.000 emplois au cours des cinq prochaines années, tout en réduisant le taux de chômage de 1,5 point et en répondant à la demande potentielle et additionnelle des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur qui représenteront près de 70% des demandeurs à l’horizon 2014.
Le défi est à la mesure des ambitions. Un défi qu’on ne pourra relever qu’à travers une génération de jeunes entrepreneurs qui ose, qui crée de la valeur ajoutée et par la même de l’emploi.
Publié le 9 novembre 2010
Mis en ligne le 22 novembre 2010
africanmanager.com
Les pouvoirs publics et les parties intervenantes multiplient les efforts pour promouvoir l’entrepreneuriat dans le système éducatif. La création d’emplois est une conséquence recherchée de la création d’activités par les jeunes diplômés d'universités. Dans cette perspective, l'Institut arabe des chefs d'entreprises a organisé, mardi, un forum avec la participation d’experts et de jeunes promoteurs, et ce, à l’occasion de la semaine mondiale de entrepreneuriat "édition 2010" qui se tient du 7 au 14 Novembre 2010. Cette action s'intègre dans les efforts consentis pour former et promouvoir chez les jeunes étudiants l'esprit d'entrepreneuriat, ce qui constitue un enjeu majeur pour la Tunisie. Le but est d’inculquer aux jeunes l’importance d’être entreprenant, et surtout comment les motiver pour se lancer en affaires.
En fait, parmi les solutions envisagées pour résoudre le problème du chômage des jeunes diplômés, il y a notamment celle qui consiste à les encourager à créer leur propre entreprise. A ce propos, le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Mohamed Agerbi, a mis en relief, lors de son intervention, les avantages et les incitations à la création d’entreprises. «La société civile est devenue un partenaire avec laquelle nous avons voulu conjuguer nos efforts pour pouvoir réaliser les objectifs fixés. Aujourd’hui, nous devons penser à mettre en place une stratégie afin d’ouvrir l’école sur son environnement économique, a affirmé le ministre. Le but est d’enraciner la culture de l’entrepreneuriat chez l’élève. Il faut également donner la possibilité aux jeunes de s’informer sur les opportunités qu’offre le marché de l’emploi.
Dans le même ordre d’idée, Abdelaziz Dargouth, président du CJE a souligné le rôle stratégique de l’entreprenariat en tant qu’enseignement visant essentiellement à sensibiliser à l’alternative de carrière que représente la création de l’entreprise mais à essayer à enraciner un état d’esprit entrepreneurial et à mettre l’accent sur des habiletés et caractéristiques primordiales, telles que la créativité, la prise d’initiative, l’exploitation d’opportunités et le développement de vision globales dans l’approche des problèmes. Aujourd’hui, c’est presqu’une vérité réelle : les pays qui ont une économie développée et auxquels la Tunisie aspire appartenir dans un proche avenir sont ceux qui ont su promouvoir une culture entrepreneuriale au sein de leurs sociétés, liée à un savoir-faire technique.
Afin que la Tunisie parvienne à réaliser son pari de développement, il est nécessaire de disposer d’un grand nombre d’individus qui sachent gérer et créer des entreprises mais qui soient également poussés par une volonté d’accomplissement et de réussite, qui aient le sens de la responsabilité, de l’initiative et de la La construction de ces valeurs ne peut être l’affaire d’une seule partie pendant une période ponctuelle de la vie ; au contraire, c’est l’affaire de tous, à tous les niveaux de la société et d’une façon continue. C’est l’affaire de la famille, l’affaire du système éducatif et universitaire et l’affaire de l’entreprise. Aujourd’hui, il est primordial d’adopter une stratégie de développement de la culture de l’initiative. En effet, le rôle joué par l’université dans la mise en œuvre de cette stratégie est primordial mais il n’est pas en mesure, à lui seul, d’enraciner les valeurs escomptées. D’ailleurs, à l’âge de l’université, l’individu a tout acquis culturellement ou presque; à cet âge, il est plus facile de canaliser les valeurs, de les raffiner, de les confirmer que de les créer. Un travail de fond doit être accompli beaucoup plus tôt à l’école. En fait, il existe beaucoup de leviers d’action potentiels à exploiter dans l’optique d’un enseignement primaire visant à stimuler l’attrait des jeunes pour la carrière entrepreneuriale. Il s’agit d’imaginer des outils de formation spécifiques adéquats permettant de sensibiliser et de démystifier l’entrepreneuriat auprès des élèves du primaire et de leur permettre de prendre conscience très tôt de leurs qualités entrepreneuriales. Plusieurs questions viennent à l’esprit à ce niveau : Comment cultiver ces valeurs? Comment arriver à développer cette culture de l’initiative ?
A vrai dire, il n’y a pas de recette magique prête à être utilisée, mais, il faudrait qu’on pense sérieusement et d’une façon organisée et structurée et sans plus tarder à développer ce genre d’outils dans le cadre d’une stratégie claire de développement de la culture de l’initiative. Il serait intéressant de s’inspirer de certaines expériences reconnues mondialement. L’objectif est de créer 425.000 emplois au cours des cinq prochaines années, tout en réduisant le taux de chômage de 1,5 point et en répondant à la demande potentielle et additionnelle des jeunes diplômés de l’enseignement supérieur qui représenteront près de 70% des demandeurs à l’horizon 2014.
Le défi est à la mesure des ambitions. Un défi qu’on ne pourra relever qu’à travers une génération de jeunes entrepreneurs qui ose, qui crée de la valeur ajoutée et par la même de l’emploi.
Publié le 9 novembre 2010
Mis en ligne le 22 novembre 2010
africanmanager.com
