Recrutement : des réseaux sociaux inutiles ?
28 Janvier 2014
Lu par 3604 personne(s)
Les réseaux sociaux seraient encore relativement inefficaces comme canal de recrutement, selon l’une des conclusions de l’étude Stepstone(1), menée en ligne en mars 2013 et publiée en décembre dernier. Du moins, de prime abord...
Le premier enseignement de l’étude confirme que les candidats, tout comme les recruteurs, ont développé leur présence sur les réseaux sociaux : 81 % des personnes en recherche d’emploi utilisent ce canal pour multiplier leur chance de recrutement et privilégient Viadeo et LinkedIn. De leur côté, les entreprises ont augmenté leur présence sur les réseaux sociaux de 50 %, et près de 70 % d’entre elles sont actives sur ces médias. LinkedIn est le leader européen, 64 % des entreprises y ayant recours pour trouver de nouveaux talents. Facebook arrive en deuxième position, avec 41 % des entreprises qui l’intègrent à leur stratégie de recrutement. Enfin, 29 % des entreprises utilisent Twitter pour trouver leurs futurs employés. Concernant la gestion de ces médias, elle est assurée par un employé responsable du recrutement via les réseaux sociaux dans 29 % des cas.
De faibles résultats directs
Cependant, il ressort de l’étude que les réseaux sociaux ne pourvoient que 2 % des postes vacants, contre 24% pour les sources internes et 21 % pour les sites emploi. Seuls 24 % des employeurs sont satisfaits du nombre de candidatures reçues après y avoir diffusé leurs offres d’emploi. Et d’après l’enquête de StepStone, seuls 10 % des chercheurs d’emploi qui postulent via les réseaux sociaux sont effectivement engagés, 44 % d’entre eux indiquant n’avoir jamais été sollicités pour un emploi.
Une influence sur la décision d’embauche
Cela ne signifie pas pour autant que les réseaux sociaux sont inutiles en matière de recrutement. 73 % des entreprises les exploitent pour estimer le profil des candidats. Dans la moitié des cas, les informations publiées sur ces médias « auraient en effet influencé positivement la décision d’embauche », tandis que pour un quart des cas, pourcentage somme toute important, elles ont représenté un « motif de rejet des candidatures ». Les réseaux sociaux apparaissent ainsi comme un canal supplémentaire à utiliser parallèlement à d’autres moyens de recrutement. L’enquête révèle ainsi que les recruteurs s’attachent à la description des qualifications, aux recommandations de tierces personnes et aux compétences en communication. La publication de commentaires ou d’images inappropriés est le premier motif de rejet des candidatures. De même, la contradiction entre les informations contenues dans le CV du candidat et celles publiées sur ses profils sociaux apparaissent comme rédhibitoires ainsi que la démonstration de faibles compétences en communication.
Encore des efforts à fournir côté candidats
A ce titre, deux tiers des chercheurs d’emploi sont conscients que les informations que l’on trouve sur leurs profils « on line » peuvent avoir un impact sur leurs candidatures et un tiers d’entre eux adaptent les informations en conséquence. Ils admettent cependant ne pas savoir adapter leur communication sur ces nouveaux médias. Plus inquiétant, 23 % d’entre eux ne savent pas comment changer leurs paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux. Enfin, l’enquête nous apprend que 37 % des chercheurs d’emploi ne se sont jamais préoccupés de contrôler leur propre réputation en ligne. Alors que pour vérifier leurs informations publiques, il leur suffit de taper leur nom dans la barre de recherche…
Frédérique Guénot
www.focusrh.com
(1) L’enquête a été menée en ligne en mars 2013 auprès de 672 entreprises et 8 265 personnes en recherche d’emploi sur les sites StepStone de 7 pays d’Europe : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, France, Pays-Bas, Suède.
Mise en ligne le 28 janvier 2014
L´Equipe de ReKrute.com
Le premier enseignement de l’étude confirme que les candidats, tout comme les recruteurs, ont développé leur présence sur les réseaux sociaux : 81 % des personnes en recherche d’emploi utilisent ce canal pour multiplier leur chance de recrutement et privilégient Viadeo et LinkedIn. De leur côté, les entreprises ont augmenté leur présence sur les réseaux sociaux de 50 %, et près de 70 % d’entre elles sont actives sur ces médias. LinkedIn est le leader européen, 64 % des entreprises y ayant recours pour trouver de nouveaux talents. Facebook arrive en deuxième position, avec 41 % des entreprises qui l’intègrent à leur stratégie de recrutement. Enfin, 29 % des entreprises utilisent Twitter pour trouver leurs futurs employés. Concernant la gestion de ces médias, elle est assurée par un employé responsable du recrutement via les réseaux sociaux dans 29 % des cas.
De faibles résultats directs
Cependant, il ressort de l’étude que les réseaux sociaux ne pourvoient que 2 % des postes vacants, contre 24% pour les sources internes et 21 % pour les sites emploi. Seuls 24 % des employeurs sont satisfaits du nombre de candidatures reçues après y avoir diffusé leurs offres d’emploi. Et d’après l’enquête de StepStone, seuls 10 % des chercheurs d’emploi qui postulent via les réseaux sociaux sont effectivement engagés, 44 % d’entre eux indiquant n’avoir jamais été sollicités pour un emploi.
Une influence sur la décision d’embauche
Cela ne signifie pas pour autant que les réseaux sociaux sont inutiles en matière de recrutement. 73 % des entreprises les exploitent pour estimer le profil des candidats. Dans la moitié des cas, les informations publiées sur ces médias « auraient en effet influencé positivement la décision d’embauche », tandis que pour un quart des cas, pourcentage somme toute important, elles ont représenté un « motif de rejet des candidatures ». Les réseaux sociaux apparaissent ainsi comme un canal supplémentaire à utiliser parallèlement à d’autres moyens de recrutement. L’enquête révèle ainsi que les recruteurs s’attachent à la description des qualifications, aux recommandations de tierces personnes et aux compétences en communication. La publication de commentaires ou d’images inappropriés est le premier motif de rejet des candidatures. De même, la contradiction entre les informations contenues dans le CV du candidat et celles publiées sur ses profils sociaux apparaissent comme rédhibitoires ainsi que la démonstration de faibles compétences en communication.
Encore des efforts à fournir côté candidats
A ce titre, deux tiers des chercheurs d’emploi sont conscients que les informations que l’on trouve sur leurs profils « on line » peuvent avoir un impact sur leurs candidatures et un tiers d’entre eux adaptent les informations en conséquence. Ils admettent cependant ne pas savoir adapter leur communication sur ces nouveaux médias. Plus inquiétant, 23 % d’entre eux ne savent pas comment changer leurs paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux. Enfin, l’enquête nous apprend que 37 % des chercheurs d’emploi ne se sont jamais préoccupés de contrôler leur propre réputation en ligne. Alors que pour vérifier leurs informations publiques, il leur suffit de taper leur nom dans la barre de recherche…
Frédérique Guénot
www.focusrh.com
(1) L’enquête a été menée en ligne en mars 2013 auprès de 672 entreprises et 8 265 personnes en recherche d’emploi sur les sites StepStone de 7 pays d’Europe : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, France, Pays-Bas, Suède.
Mise en ligne le 28 janvier 2014
L´Equipe de ReKrute.com
