Rédiger un CV en anglais.
18 Décembre 2014
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1. L'état civil (Personal data/details)
En tête du CV, indiquer le nom, l'adresse et le téléphone. Dans un CV américain, on supprime toute allusion à la nationalité, l'âge et la situation familiale, en raison des lois de non-discrimination. La photo n'est pas requise et, comme le souligne Véronique Parages, directrice du recrutement France-Benelux chez Andersen Consulting, «il est toujours préférable de se conformer à la culture du pays».
2. L'objectif de carrière (Professional/career objective)
En deux lignes, décrire le poste recherché. La rubrique peut aussi faire l'objet d'un encadré en haut du CV.
3. La formation (Education)
Attention! Les diplômes français n'ont pas forcément d'équivalence en anglais. Il faut expliquer les sigles. Un Deug: a two-year university diploma; une école de commerce: a business school, etc.
4. L'expérience professionnelle (Work experience)
Depuis les années 80, la mode américaine de la rétrochronologie s'est imposée: on commence par ce qui est le plus récent. Préciser le nom de l'entreprise, la fonction occupée et la date. Selon Clare Gaffney, du département orientation-carrières d'HEC, «le contenu du CV s'américanise. De plus en plus, on met en valeur des résultats, comme l'augmentation du chiffre d'affaires à laquelle on a contribué».
5. Langues étrangères (Foreign languages)
Ne pas tricher sur son niveau. Afficher «fluent English» signifie pouvoir animer une réunion, écrire et répondre au téléphone en anglais.
6. Divers autres centres d'intérêt (Additional information/miscellaneous/interests)
Faire figurer seulement ce qui apporte une valeur ajoutée. «En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, le sport - si on le pratique, bien sûr - est important pour révéler l'esprit d'équipe du candidat», affirme Alex Alix, euroconseiller à l'ANPE internationale.
7. Références
Cette rubrique est une spécificité anglo-saxonne. Patrick Henshaw, chargé du recrutement chez Ralph Lauren, reçoit des CV anglais et américains. Les premiers comportent en général les références de deux personnes susceptibles de vous recommander, professeur d'université ou chef d'entreprise, par exemple. Les seconds sont accompagnés de lettres de recommandation élogieuses mais souvent peu crédibles. Elles reflètent néanmoins un aspect de la culture américaine où se vendre est beaucoup plus ancré dans les mentalités qu'en Europe.
Sandrine Chicaud.
Mis en ligne le 18 décembre 2014.
Lexpress.fr
