Toujours seul au travail...
8 Mai 2018
Lu par 3569 personne(s)
Ils existent, ces esseulés du bureau, ces éternels cavaliers solitaires, toujours en marge, toujours à l’écart, qui ne rejoignent personne quand l’équipe est groupée autour d’un pot d’arrivée, de départ, un repas ou une simple discussion de couloir.
Ils existent et on ne les comprend pas bien …
D’où vient cette volonté de s’écarter ? Et que faire pour échapper à ce très paradoxal enfermement ?
1. Une volonté de protection
Evidemment, lorsqu’un salarié refuse presque obstinément toute amitié professionnelle, qu’il n’a ni le désir ni la volonté de créer des liens, même temporaires, même « utilitaires », on est en droit de se poser des questions. Pourquoi ? Oui, Pourquoi cet isolement acharné ? Comme l’affirment nombre de psychanalystes, même si, chez certains individus, l’envie d’être seul peut être tout à fait naturelle et saine, il n’empêche qu’elle dissimule, consciemment ou pas, un besoin de protection.
Se protéger des déceptions, des trahisons, des conversations (perçues et envisagées comme nécessairement nuisibles), de l’effort que représente le mouvement vers l’Autre … De l’Autre, tout simplement.
2. Pourquoi vouloir se détacher du groupe ?
Je n’ai pas le temps
Des raisons simples, « bêtes et méchantes », comme le manque de temps, de disponibilité, sont, souvent évoquées. Et il s’avère indiscutable que nous avons de moins en moins besoin de ce groupe pour produire notre travail. Parfois même, nous sommes plus rapides, plus concentrés, bien plus efficaces pris à part, seul, tranquille, au calme.
Et, quoi qu’il en soit, force est d’avouer que la majorité des liens créés au travail sont peu valorisants. Il s’agit fondamentalement d’échanges fonctionnels et rentables, privilégiés au détriment de la communication relationnelle réelle.
Certes. Il n'en demeure pas moins que ces liens s'avèrent nécessaires au bon développement de l'affect, donc de l'épanouissement individuel.
Je me sens inférieur
Bien souvent, derrière les comportements d’éloignement, d’isolement, existe un sentiment de peur : peur de déplaire, d’être rejeté, d’être mis à l’écart, justement, de décevoir, de ne pas être à la hauteur ….
L’individu devance ce qu’il craint et se fait petit, dans son coin.
Je réintègre ma place d’écolier
Le monde de l’Entreprise recrée, à un autre niveau mais de la même manière, l’ancien univers scolaire. Le boss est la figure paternelle et/ou professorale. L’équipe et les collègues tiennent lieu de fratrie et de camarades de classes … Ainsi, l’individu est de nouveau face à son ancienne place d’écolier, lycéen, étudiant, confronté aux mêmes blocages, aux mêmes sentiments (peur, peur du rejet, sentiment d’infériorité, besoin de reconnaissance, d’approbation, de valorisation …), ce qui provoque des attitudes semblables et tristement connues d’auto-protection et de repli.
3. Que faire ?
Oser évaluer la situation avec honnêteté et réajuster, redresser les déséquilibres, les frustrations, semble être une très bonne idée, selon divers coachs professionnels.
Toutefois, bien conscients qu’il n’est pas simple de s’auto-évaluer, il s’agit surtout et avant tout de (ré) apprendre à s’affirmer avec douceur, de briser les automatismes de défense, de protection donc d’enfermement, d’isolement. Certaines thérapies de groupe peuvent aider dans cette démarche dans la mesure où il s’agit, justement, de s’exprimer face à l’objet « groupe », l’idée étant d’y exister avec simplicité et sérénité.
L’Equipe de ReKrute.com
Ils existent et on ne les comprend pas bien …
D’où vient cette volonté de s’écarter ? Et que faire pour échapper à ce très paradoxal enfermement ?
1. Une volonté de protection
Evidemment, lorsqu’un salarié refuse presque obstinément toute amitié professionnelle, qu’il n’a ni le désir ni la volonté de créer des liens, même temporaires, même « utilitaires », on est en droit de se poser des questions. Pourquoi ? Oui, Pourquoi cet isolement acharné ? Comme l’affirment nombre de psychanalystes, même si, chez certains individus, l’envie d’être seul peut être tout à fait naturelle et saine, il n’empêche qu’elle dissimule, consciemment ou pas, un besoin de protection.
Se protéger des déceptions, des trahisons, des conversations (perçues et envisagées comme nécessairement nuisibles), de l’effort que représente le mouvement vers l’Autre … De l’Autre, tout simplement.
2. Pourquoi vouloir se détacher du groupe ?
Je n’ai pas le temps
Des raisons simples, « bêtes et méchantes », comme le manque de temps, de disponibilité, sont, souvent évoquées. Et il s’avère indiscutable que nous avons de moins en moins besoin de ce groupe pour produire notre travail. Parfois même, nous sommes plus rapides, plus concentrés, bien plus efficaces pris à part, seul, tranquille, au calme.
Et, quoi qu’il en soit, force est d’avouer que la majorité des liens créés au travail sont peu valorisants. Il s’agit fondamentalement d’échanges fonctionnels et rentables, privilégiés au détriment de la communication relationnelle réelle.
Certes. Il n'en demeure pas moins que ces liens s'avèrent nécessaires au bon développement de l'affect, donc de l'épanouissement individuel.
Je me sens inférieur
Bien souvent, derrière les comportements d’éloignement, d’isolement, existe un sentiment de peur : peur de déplaire, d’être rejeté, d’être mis à l’écart, justement, de décevoir, de ne pas être à la hauteur ….
L’individu devance ce qu’il craint et se fait petit, dans son coin.
Je réintègre ma place d’écolier
Le monde de l’Entreprise recrée, à un autre niveau mais de la même manière, l’ancien univers scolaire. Le boss est la figure paternelle et/ou professorale. L’équipe et les collègues tiennent lieu de fratrie et de camarades de classes … Ainsi, l’individu est de nouveau face à son ancienne place d’écolier, lycéen, étudiant, confronté aux mêmes blocages, aux mêmes sentiments (peur, peur du rejet, sentiment d’infériorité, besoin de reconnaissance, d’approbation, de valorisation …), ce qui provoque des attitudes semblables et tristement connues d’auto-protection et de repli.
3. Que faire ?
Oser évaluer la situation avec honnêteté et réajuster, redresser les déséquilibres, les frustrations, semble être une très bonne idée, selon divers coachs professionnels.
Toutefois, bien conscients qu’il n’est pas simple de s’auto-évaluer, il s’agit surtout et avant tout de (ré) apprendre à s’affirmer avec douceur, de briser les automatismes de défense, de protection donc d’enfermement, d’isolement. Certaines thérapies de groupe peuvent aider dans cette démarche dans la mesure où il s’agit, justement, de s’exprimer face à l’objet « groupe », l’idée étant d’y exister avec simplicité et sérénité.
L’Equipe de ReKrute.com
