L'e-mail bien ciblé, sinon à la poubelle
11 Décembre 2007
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Tous les e-mails ne sont pas ouverts par les internautes. Submergés par des courriers non sollicités au contenu parfois pervers, ces derniers ont de plus en plus tendance à doubler le filtrage automatique du logiciel de messagerie de leur propre filtre. Il faut reconnaître aussi qu’ils n’ont pas le temps de tout lire. Dans ce contexte, l’ouverture d’un mail n’a rien de gagné. Tout un art pour accrocher l’internaute. L’objet du mail est d’une importance cruciale. Une étude réalisée par le Syndicat national de la communication directe français (SNCD) révèle que 87,5% des internautes ouvrent le mail pour l’intérêt qu’ils ont pour le sujet indiqué à l’objet. Respectivement 85 et 84% d’entre eux indiquent ouvrir le mail parce qu’ils sont déjà clients de la marque expéditrice ou parce qu’ils connaissent l’expéditeur. Donc, l’identification de l’expéditeur favorise l’ouverture du mail. Certains filous numériques exploitent déjà ce trait de comportement sur le Net en envoyant leurs spams sous l’étiquette d’une marque connue.
L’étude montre, en revanche, que les internautes interrogés sont moyennement sensibles aux arguments commerciaux, type promotion dans l’objet du mail. En effet, ils sont 63,4% à déclarer ouvrir le mail parce que son objet contient l’indication d’une promotion.
La même attitude est observée quant à la lecture et le clique sur un mail. La possibilité de gagner ne pousse que 61,4% de l’échantillon à aller plus loin que l’ouverture du mail. Ils sont en revanche plus nombreux à jouer le jeu quand ils jugent que l’offre leur est adaptée (91,4%) ou lorsqu’ils font des recherches sur le sujet du mail (89,7%).
Près de 85% des internautes sondés déclarent se désinscrire à cause du caractère inadapté des offres. Lorsque le message est trop répétitif, ils sont 82,5% à stopper la réception des mails en se désinscrivant.
Ces résultats consolident l’idée du nécessaire ciblage fin. Adresser un message utile et adapté à la cible nécessite une connaissance fine du destinataire d’où l’obligation d’exploiter des bases de données qualifiées.
Bien que zappeurs et le plus souvent dérangés par les mails intrusifs, une majorité de 70% des internautes sondés déclarent garder les mails commerciaux dans leurs boîtes de réception. Cependant, lorsque le courrier est catégorisé comme un spam par le logiciel de messagerie, un internaute sur trois ne le consulte que rarement. Pis, 42% affirment ne jamais consulter les spams.
C’est un constat des plus inquiétants surtout lorsqu’on apprend que le risque que le logiciel de messagerie classe votre mail comme spam est très important. L’étude du SNCD montre que 37% des internautes déclarent avoir reçu, souvent ou parfois, des messages importants classés en tant que courriers indésirables par la messagerie. Le fait que l’internaute attende ce mail n’y change donc pas grand-chose. Il suffit que l’objet du message contienne un élément détecté habituellement dans les mails intrusifs pour que votre courrier soit rangé avec les «indésirables».
L’étude, qui avait pour objectif la compréhension du comportement des internautes face à l’e-mailing, a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.500 individus triés sur un ensemble de 44.382 individus représentatifs de la population internaute française.
Publié le 10 décembre 2007
L’économiste du 3/12/2007
L’étude montre, en revanche, que les internautes interrogés sont moyennement sensibles aux arguments commerciaux, type promotion dans l’objet du mail. En effet, ils sont 63,4% à déclarer ouvrir le mail parce que son objet contient l’indication d’une promotion.
La même attitude est observée quant à la lecture et le clique sur un mail. La possibilité de gagner ne pousse que 61,4% de l’échantillon à aller plus loin que l’ouverture du mail. Ils sont en revanche plus nombreux à jouer le jeu quand ils jugent que l’offre leur est adaptée (91,4%) ou lorsqu’ils font des recherches sur le sujet du mail (89,7%).
Près de 85% des internautes sondés déclarent se désinscrire à cause du caractère inadapté des offres. Lorsque le message est trop répétitif, ils sont 82,5% à stopper la réception des mails en se désinscrivant.
Ces résultats consolident l’idée du nécessaire ciblage fin. Adresser un message utile et adapté à la cible nécessite une connaissance fine du destinataire d’où l’obligation d’exploiter des bases de données qualifiées.
Bien que zappeurs et le plus souvent dérangés par les mails intrusifs, une majorité de 70% des internautes sondés déclarent garder les mails commerciaux dans leurs boîtes de réception. Cependant, lorsque le courrier est catégorisé comme un spam par le logiciel de messagerie, un internaute sur trois ne le consulte que rarement. Pis, 42% affirment ne jamais consulter les spams.
C’est un constat des plus inquiétants surtout lorsqu’on apprend que le risque que le logiciel de messagerie classe votre mail comme spam est très important. L’étude du SNCD montre que 37% des internautes déclarent avoir reçu, souvent ou parfois, des messages importants classés en tant que courriers indésirables par la messagerie. Le fait que l’internaute attende ce mail n’y change donc pas grand-chose. Il suffit que l’objet du message contienne un élément détecté habituellement dans les mails intrusifs pour que votre courrier soit rangé avec les «indésirables».
L’étude, qui avait pour objectif la compréhension du comportement des internautes face à l’e-mailing, a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.500 individus triés sur un ensemble de 44.382 individus représentatifs de la population internaute française.
Publié le 10 décembre 2007
L’économiste du 3/12/2007
